La structure des films Marvel

Après avoir fait une soirée Thor (Thor, Le monde des ténèbres et Ragnarok), un détail m’a sauté aux yeux : la structure des films et la structure de la trilogie en elle-même. La même pour chacun des films Marvel depuis 10 ans.

Depuis Iron Man sorti en 2008, jusqu’au dernier Ant Man et la Guèpe, l’ensemble des films Marvel ont une impression de déjà vue. C’est une critique que l’on retrouve assez souvent du côté de la Maison des Idées. Elle est d’ailleurs montrée comme un axe du déclin. Toutefois, le succès tiens aujourd’hui sur le charisme des acteurs et leurs histoires indépendantes.

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Les premiers opus n’ont que 2 méchants, souvent un qui cache l’autre. Ce premier numéro est une initiation et une découverte de son nouveau soi. Le second opus présente 3 méchants. Un représentant le passée, l’autre le présent et un autre illustrant le futur. Ce deuxième film a pour thème la confrontation d’une nouvelle réalité suite à une série de désastre personnel. Enfin le troisième opus présente 4 méchants. Le premier va résoudre le problème contre le deuxième, ce deuxième antagoniste étant le plus important de l’histoire apparait deux fois. Enfin le 3ème est un leurre et le 4ème est souvent un faux adversaire. Cette illustration représente dans ce troisième film la fin d’un monde pour le personnage et l’ouverture vers un avenir obscure.

  • 1er opus : 2 méchants (1 qui cache l’autre)
  • 2ème opus : 3 méchants (1 du passée, 1 du présent et 1 du futur)
  • 3ème opus : 4 méchants (le premier qui va tuer le deuxième, un troisième qui cache le quatrième est sera un allié).

La structure des Avengers est assez similaire. Les trois opus représentent le point d’orgue de chaque phase. Le premier numéro de 2012 est aussi une découverte d’une équipe et d’un ensemble. Le second (2015) illustre assez bien la notion d’une nouvelle réalité et le désastre du groupe avenir. Enfin le dernier (2018), présente la fin du monde tel que nous l’avons connu.

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Les troisièmes opus d’Iron Man, Captain America et Thor avec les 4 méchants sont une représentation des 4 cavaliers de l’Apocalypse. L’apocalypse étant illustrée par Thanos. La fin de Thor Ragnarok en était la parfaite illustration.

Leçon de management : Sortir du chemin critique

Depuis que j’ai développé ma petite carrière de dirigeant de club, j’ai côtoyé nombreux entraîneurs et directions de club. L’occasion de divulguer quelques leçons que j’ai apprise sur le terrain depuis 7 ans.

La période de Juin est souvent associée à celle du changement pour une équipe. Un nouvel entraîneur vient prendre ses nouvelles responsabilités et découvrir son nouveau collectif. Mais très souvent il se passe le même acte de la pièce de théâtre : la partie ou, subtilement ou non, il a tendance à critiquer son prédécesseur. Le fameux « cela va changer », qui alors qu’il s’annonce comme une perspective d’évolution, est en réalité une critique non constructive. En fait, cette critique lui permet de vanter son propre potentiel et ainsi promettre un monde meilleur à sa nouvelle équipe et même à ses nouveaux dirigeants. Derrière cela, cette attitude sert son égo en se présentant comme le sauveur d’une situation, qui naturellement, ne pouvait pas être satisfaisante avant son arrivée à la tête de l’équipe, vu que le coach précédent est parti.

Tout étant toujours dans les détails en matière de communication, la manière dont un nouvel entraîneur traite son prédécesseur en dit davantage sur le premier que sur le second. Mais attention, s’il fait preuve de classe, il révèle qu’il est intègre et prendra des décisions en fonction de critères non pas émotionnels, mais objectifs.
Plus important, il montre qu’il ne se nourrit pas de l’échec (virtuel ou réel) des autres mais de sa propre réussite et qu’il à la volonté de montrer ses qualités par ses actes et non par des OFF de coulisse ou dans l’autocongratulation mal placé.

Ce que j’ai remarqué sur une poignée d’entraîneur est que leur message sur l’esprit d’équipe qu’ils entendent cultiver est un double message :

• Ceux qui critiquent pour vanter leurs propres mérites relèvent d’une manœuvre classique et il faut y être insensible. Le meilleur moyen de servir l’intérêt d’un collectif sportif est d’améliorer ses performances et non être médisant en détruisant psychologiquement l’autre.
• Un détail très important est que si un entraîneur critique son prédécesseur, c’est aussi le travail décisionnaire de son club qu’il remet indirectement en cause. Et oui un club et son organisation est solidaire dans les bons comme dans les mauvais moments. On gagne ensemble et on perd aussi ensemble.

Les bons entraîneurs sont capables d’injecter leur ADN dans l’équipe. Non pas en faisant table rase, mais ayant à l’esprit que cela peut améliorer l’efficacité du collectif. Chacun dispose de son passée et la démarche est de construire sur l’expérience et non pas en détruisant celle des autres. L’erreur de la plupart des entraîneurs moyens est qu’ils ont tendance à oublier qu’une équipe est une évolution continue par détail et non pas un chantier nouveau auquel il faut refaire les fondations à chaque fois qu’un changement s’opère. Surtout si les résultats ont été visible la saison précédente.

Enfin, la posture est l’aspect le plus important pour un nouvel entraîneur découvrant son équipe : Son comportement dans les premières minutes et de son intégration est toujours décisif. A la fois lors de sa présentation, que lors de son premier entrainement. Vous avez le droit d’être stressé (surtout si vous débutez à ce poste par exemple), mais si vous avez préparé votre discours et votre séance et que vous ne donnez pas l’impression de vous imposer d’une manière ou d’une autre. Vous avez gagné la première partie.
La seconde sera d’obtenir les résultats.

Critique Ciné – Année 2017

Durant l’année 2017 j’ai été voir 28 films (au lieu de 18 en 2016), cumulant une note  de 7.53/10 (6,83 l’an dernier) principalement grâce à des longs métrages proches de la note maximale. Il y a donc eu de belles surprises, mais aussi déceptions.

La meilleure note de l’année : Logan, Spiderman Homecoming, Cars 3 Logan Lucky, Gardiens de la Galaxie Vol 2  et Dunkerque avec 10/10.



Crime à l’Orient Express – 6/10 : Casting impeccable, interprétation de haut niveau (tout dans les regards), mais… Mais pourquoi des raccourcis narratif aussi troublant ? Pourquoi des scènes d’actions pour accélérer l’intrigue ? Pourquoi la fin ressemble à un épisode de Meurtre au Paradis, la moustache en plus?
Finalement Kenneth Branagh voulait nous en mettre plein la vue avec casting, decors, effets spéciaux et tout le toutim pour finalement nous dire : Rien n’est ni tout noir, ni tout blanc, c’est le gris qui gagne. Les hommes et leurs âmes, c’est pareil….Rideau.

Jumanji – 7/10 : Si le film semble être dans la continuité du précédent, il en reprend l’histoire en l’adaptant à aujourd’hui, mais sans l’étincelle. C’est un bon divertissement, drôle (Merci Jack Black et Dwayne Johnson) avec de l’action, mais là où l’original était une histoire sur l’abandon et la famille. Cette »suite » n’a qu’un seul message : plus fort ensemble. Sans profondeur sur les personnages, que de la surface avec une identification qui ne reste que visuel. Malheureusement.

Star Wars, Les derniers Jedi – 9/10 : Mieux que le précèdent qui était une tentative revival, ce nouvel opus repose sur l’histoire réactualisé du meilleur Star Wars en allant au delà du passage à l’âge adulte.  Explorant cet âge adulte, ces choix et conséquences. Le scénario de temps en temps est cousu de fil blanc et le fil est bien mince. Pourtant il y a une création profonde. Et si le précédent était pour séduire une nouvelle génération de spectateurs, cet opus va plus loin et propose de franchir un cap. Ce film est intéressant, car c’est le dernier de Carrie Fisher. Et une page se tourne pour une nouvelle ère…

Santa & Cie – 9/10 : Une histoire douce et sincère. Une métaphore sur la vie et de la magie qui finalement n’est pas que imaginaire, mais un miracle permanent du quotidien. Une histoire sur l’homme et ses valeurs. C’est drôle, c’est Chabat. Un très agréable moment.

Logan Lucky – 10/10 : En apparence c’est juste un énième film de casse, une histoire de famille, la relation d’un père avec sa petite fille et son ex (Katie Holmes je t’adore) et un Daniel Craig à contre emploi. Mais le film est beaucoup plus ambigue et politique que la première couche du verni.
C’est l’histoire de l’Amérique qui s’est construite au fil du temps. Ou les rêves de grandeurs brisés par une blessure, ou de devenir un héro de guerre fait revenir à la case départ. On braque une institution de l’Amérique blanche (la Course de NASCAR Coca Cola 600) qui de toute manière ne perdra pas l’argent volé. Plus tu es riche, moins tu perds en définitive. Ce film a trois messages sur l’Amérique : un optimiste, ironique et un pessimiste.

Justice League – 7/10 : Un film finalement assez inoffensif, qui mérite d’exister, mais qui manque encore de quelque chose. Le thème de la fin des mondes connus est intéressant, mais reste effleuré. Le ton change au cour de la durée du film. L’humour est toutefois mal ajusté, ce qui laisse des scènes en suspens. Par contre le méchant… Comment dire… Peu charismatique…
Allez jusqu’à la fin de la fin.

Thor Ragnarok – 9/10 : Multipliant les références aux précédents films, le personnage et sa mythologie a évolué vers une direction audacieuse et finalement pertinente. Humour en permanence, le personnage du dieux du tonnerre devient humain. Reste toujours un souci avec Thor…le personnage ne se suffit jamais à lui même, il n’existe qu’avec un alter ego qui partage l’écran avec lui. Après, un Thor avec du Led Zeppelin en fond musical au début et à la fin cela fait bizarre, mais c’est sympa.

Seven Sisters – 9/10 : Plutôt bien emmené, malgré un flou sur la fin qui déroute un peu, l’histoire est intéressante et surtout la gestion de la pshycologie des soeurs jouées par Noomie Rapace qui est vraiment réussie. La performance et les effets spéciaux sont à souligner.

Kingsman 2 – 8/10 : L’ avantage de ce film étant qu’il est une vraie BD on lui pardonne des détails d’effets spéciaux grossiers. Passons aussi une histoire finalement assez proche du premier et nous avons un film très plaisant et spectaculaire, avec une musique pop rock vraiment géniale.
Et le Cameo de Sir Elton John… Rien que pour cela il faut le voir

Barry Seal – 8/10 : Tom Cruise retrouve un rôle que l’on ne lui connaissait plus depuis 20 ans. La réalisation est originale et l’histoire complètement barrée (inspiré de faits réels). Une petite parenthèse d’histoire entre 1978 et 1986… Les scandales venant après.

Hitman & Bodyguard – 7/10 : Un rythme de folie, une bonne alchimie entre Ryan Reynolds (à contre emploi) et Samuel L Jackson, ce film est vraiment spectaculaire et les vannes fusent. Dommage que les dialogues soient limités (on parle de Salma Ayek ?) Et un scénario qui est limité à 4 feuillet A4 😉 mais c’est un bon divertissement !

Annabelle 2 – 7/10 : Bon ce n’est pas mon genre de film, mais j’y suis allé avec ma cousine Angélique. Cet opus nous explique l’origine du mal. L’origine de cette poupée et du maléfice. C’est une bonne histoire, l’ensemble est solide et monte en intensité (le troisième acte est vraiment intéressant). La fin fait le lien avec le premier opus. Toutefois la musique gâche le suspens. En fait cela monte cela monte cela monte… Puis silence… Tu comptes ensuite systématiquement jusqu’à 10…et là…

Sleepless – 5/10 : il y a du bon et du moins bon. Des détails sont totalement inutiles et certains effets de style n’apportent rien. Michelle Monaghan (que j’adore) est bien et dispose du meilleur rôle finalement, tandis que Jamie Foxx, prouve qu’il n’a malheureusement pas grand chose à offrir depuis 10 ans. Dommage que l’histoire utilise des artifices qui gâche un peu un dénouement qui lui est à la hauteur.

Cars 3 – 10/10 : Après deux tentatives où les salles étaient complètes, j’ai pu enfin le voir… Et je ne suis pas déçu.
Passionnante, émouvante, l’histoire est parfaite. Je ne spoile pas (comme d’habitude), mais j’ai vu du Rocky 3 dans cet opus. Bref il faut croire en ses rêves…

Collossal – 5/10 : C’est l’histoire d’un film qui repose sur une idée (une seule) et puis c’est tout… Anne Hathaway est intéressante et Jason Sudeikis devient de plus en plus excellent dans les rôles à double visage… Mais j’avoue ne pas avoir tout compris …

Baby Driver – 5/10 : Un film cool c’est pas uniquement de la bonne musique, et des cascades en voiture… C’est aussi une histoire, voir une ambiance. Rien n’est vraiment crédible ici… Même l’inévitable histoire d’amour est peu intéressante. Le film aurait-il mieux fait d’avoir 30min de moins… Car le tunnel de l’ennui était un peu long au milieu du film.. il aurait mérité mieux.

Dunkerque – 10/10 : Épuré, Sobre dans l’horreur, émouvant dans ses silences. Dunkerque est le personnage principal entre terre, ciel et mer. Les personnages sont secondaires et c’est ce qui fait sa réussite et son réalisme. Ce n’est pas vraiment un film de guerre, c’est une course contre le temps. Parfait…

Spiderman Homecoming – 10/10 : Encore un Spiderman ? Oui mais là il y a un vrai effort pour rattacher le tisseur aux autres film Marvel.
L’ensemble est construit autour de Peter Parker et son univers avec humour (beaucoup), pleins de références (des autres films de Super Héros Marvel sont cités jusqu’à Deadpool), une histoire d’amour qui ne prend pas toute la place, un lien avec IronMan et Happy pour la morale et une initiation qui est axé autour d’un vrai méchant (Merci Michael Keaton Aka Julien Lepers) qui nous offre une psychologie pertinente et un sens. Enfin.
Bonus spoiler : allez jusqu’à la fin du générique… Car le ton du film va jusque là

Everything Everything – 7/10 : vu avec Thais. Une histoire qui finalement n’était pas si évidente que ce que laissait croire ce film au début. C’est son intérêt principal, car les dialogues ne sont pas vraiment à la hauteur. Une intéressante série de références sous forme de fausses pistes qui nous habitue à une ambiance et une conclusion trop simple.

Transformers, The Last Knight : En fait ne vous attendez pas à une critique de ce film, Je n’irais pas le voir. J’ai tellement eu l’impression d’avoir été pris pour un imbécile lors du dernier, que je préfère préserver mon modeste cerveau de ce dernier opus, qui s’annonce probablement plein de tendresses, d’émotions et de psychologies profondes.

La Momie – 4/10 : Un film sans enjeu. Tout est dévoilé au bout de 30 min et le reste n’est que cascades, vannes et on a l’impression de ne jamais avoir peur pour le héro. Aucune menace dans ce film pour que cela prenne vraiment. Sofia Boutella (la Momie) est étonnante, sans être impressionnante pour autant et Tom Cruise, en forme au début du film fatigue à mesure que l’histoire se déroule (c’est le coté réaliste du film), mais aucune alchimie avec sa partenaire dans le film. Et que dire de Russel Crowe, visiblement là pour le cachet et pas vraiment concerné par son rôle…Moralité, faire un projet Dark Universe n’est pas une mauvaise idée, mais une bonne histoire c’est juste la base. Décevant donc…

Wonderwoman – 8/10 : Un ensemble assez classique et peu imaginatif (cliché même). Il y a des idées intéressantes dans ce film, surtout sur la guerre, les croyances qui évoluent. Gal Gabot (l’actrice principale) s’amuse avec ce rôle qui mélange moment léger et dur.
Certains effets spéciaux sont… nuls. Le combat final est à la hauteur du Batman v Superman… donc moyen. Mais la dimension psychologique du personnage relève le niveau.
Spoiler : restez pas à la fin du générique. Il n’y a rien à voir.

Braquage à l’Ancienne – 5/10 : J’aime beaucoup Zack Braff (réalisateur du film et acteur principal dans la série Scrubs), mais il y a de quoi être déçu par ce film. L’univers n’est pas là, la musique absente et l’émotion, caractéristique de ses films est…absent. C’est un simple film de braquage fait par des vieux. Le reste repose sur le jeu d’acteur qui est vraiment bon. Mais c’est le seul plaisir et on a vraiment l’impression que cela a été le kiff de Zack, mais il a oublié son âme et le reste…

Gardiens de la Galaxie Vol 2 – 10/10 : C’est un univers spécifique qui se construit sous nos yeux et il est aussi intéressant que passionnant. L’humour, la musique sont encore plus démultiplié et tout est au second degré (ça fait vraiment du bien). Bon soyons honnête, il faut être né dans les années 80, voir 90 pour comprendre les références. Ce qui permet pendant 2h30 d’avoir d’un coup l’air un peu moins vieux en se disant : « ah ah ça je connais  » et éclater de rire ….Tout seul dans la salle.

Fast Furious 8 – 5/10 : Un magnifique combo de James Bond, Mission Impossible et l’Agence Tout Risque (saison 5), pour le fond et la forme. Ajoutez l’ADN de la famille, les clins d’oeil à la franchise et vous avez un film qui repose sur du vide avec des moments vraiment hallucinants. L ‘émotion du 7 laisse place à un film mécanique…Charlize Theron a les meilleurs moment du film, mais on sent que sur la fin, elle s’ennuie un peu…nous aussi remarque…

Logan – 10/10 : Oubliez les autres films de super héros, ici place à la psychologie d’un personnage dur, affaibli, vieux. Le temps passe, les liens avec Day of Futur Past et Le combat de l’Immotel sont en arrière plan. C’est bien écrit, simple, touchant, ultra violent sans être pervers, la souffrance est là comme moteur natatif. H. Jackman est fantastique, la gamine incroyable. Une jolie fin pour un héro finalement assez unique dans son genre.

Rock N Roll – 8/10 : Un OVNI ciné total, une parodie amusante, une Marion Cotillard désopilante, Guillaume Canet à contre emploi, mais tellement dans le vrai. Il faut prendre ce film au second degré et sa morale est un peu simpliste, mais j’ai passé un bon moment de comédie.

Underworld Blood Wars – 7/10 : J’aime bien Underworld depuis le début, probablement parce que j’estime qu’il y a un potentiel, qui n’est pas encore atteint. Pour ce dernier opus, assez rythmé (merci la réalisation à la Game of Throne), doté d’effets spéciaux cheaps, mais l’histoire est une intéressante évolution (re merci GoT). Mieux que le précédent opus en tout cas.

RAID Dingue – 5/10 : La bande annonce balance toutes les vannes du film. Toutefois c’est une réalisation hommage dans tout les sens du terme. Mention spéciale pour Yvan Attal. Pour le reste, dites vous que c’est pas vraiment vraiment une comédie policière à la Police Academy…c’est plus sérieux que ça..

 

 

Féminisation – le fracas des mondes

Depuis plusieurs semaines, lorsque je me présente auprès de partenaires, un mot revient systématiquement : « féminin ». A partir de là, un regard entendu, un rictus malicieux et un silence intervient.  Je dédramatise la situation par l’humour, souvent par automatisme. Mais la situation est assez révélatrice pour montrer les progrès à faire.

En créant un club de handball 100% féminin en juillet 2017, le Pont de Roide Vermondans Handball, des clubs mixtes, avec une politique mixte, ont revendiqué des aspects féminins (qu’ils ont réellement d’ailleurs) par réaction. Dès la naissance du projet PVH, l’objectif d’avoir une filière 100% féminines c’est imposé comme une évidence et un défi, dans une région ou le Handball est masculin. Sur 1800 licenciés sur Belfort – Héricourt – Pays de Montbéliard, moins de 500 sont des jeunes femmes. C’est peu.  Trop peu. Le projet que je mets progressivement en place a une destination symbolique : Mon poste de président sera un poste de présidente à terme. L’obsolescence est programmée et j’en suis le premier ravis.

Des paroles aux actes. La féminisation est encore un outil de communication. Une bonne action même. J’ai participé à plusieurs manifestations sur le sujet et l’analyse finale reste la même : « oui, oui il faut le faire, c’est important, c’est l’avenir. » le jour même l’échange est là, mais le lendemain on passe à une autre cause et chacun reste dans sa chapelle de peur de perdre ses territoires de conquête. C’est cela qui me chagrine.  Malgré les manifestations de bonnes intentions, la volonté de bien faire. Cela reste des déclarations. Une voix au milieu d’un désert luisant de regard curieux. Mais au fond cela reste une guerre sourde.

Si l’avenir du PVH sera bien aidé par une structuration et un cahier des charges fédérales organisés, cela n’est pas vraiment le cas dans le domaine du rugby féminin. Cette discipline souffre d’un manque de reconnaissance, alors que les résultats sont là, que des efforts importants ont été faits en termes de communication. Que le jeu est intéressant, surtout à 7. Mais l’image de violence  fait mal. Lors d’un échange avec l’équipe de Valdoie de Handball, les parents venant par curiosité au stade ont eu peur. Alors qu’il n’y avait rien de terrible. Ce n’est pas plus terrible que le handball. Mais l’image véhiculée par le rugby masculin et même pire, la masculanisation du jeu féminin démontre le chemin à parcourir. Je suis probablement le seul à le penser, mais j’estime que le jeu à 15 féminins est une anomalie. Le jeu à 7 est l’avenir pour les féminines.

Pourtant je salue les efforts de la fédération pour démocratiser la discipline auprès du public féminin (le rugby à 5 au touché par exemple qui est une piste de développement qui ne doit pas être séparée). Longtemps le Handball féminin a voulu copier les garçons, avant d’imposer son jeu plus tactique et moins physique. Longtemps le Tennis a voulu copier les garçons, avant dans les années 70 imposer son jeu plus tactique et moins physique. Tout le monde moque les scores de « tennis » du football féminin, mais le jeu est plus tactique et moins physique. Voilà c’est dit. Plus tactique et moins physique.  Une chose m’a choqué dimanche sur le bord du terrain. Le jeu proposé par notre équipe de Rugby, dont je suis aussi le dirigeant à Belfort, était moderne, adapté. Plus rapide aussi. Mais en face, la puissance et le jeu classique à 15 l’a emporté. Une mauvaise nouvelle finalement. Bruce Lee, dimanche n’avait pas raison en affirmant que « Remarquez que l’arbre le plus robuste cède facilement tandis que le bambou ou le saule survie en pliant sous le vent. »

L’avenir du Rugby Féminin en région à un long chemin à parcourir. La réussite passera par la succession d’échec. L’avenir du PVH passera par l’innovation et le temps. En réalité le futur de ses deux disciplines passera par l’imposition d’une organisation, d’un jeu et d’une nouvelle image.

La féminisation n’est pas d’imposer des quotas, de sexualiser la communication et de la limité à ses résultats, d’imiter les hommes, voir d’attendre le temps qui passe pour s’imposer, mais d’inventer son avenir. De prendre confiance en soi et de montrer son soi. Des actions ont été faites par le passé. Remarquable d’ailleurs. Il faut s’en souvenir sous peine de revivre la même histoire. Sans avancer.

Créer l’inconfort et inventer l’avenir

« C’est dans l’inconfort que l’on grandit  »

Cette phrase est citée régulièrement comme une étape de développement du bien-être. Si vous cherchez à créer des changements positifs dans votre communauté (ou vous même), il est presque certain que vous créerez également une zone inconfortable.

Il y a quelques temps lorsque j’entrais dans un projet, mon état d’esprit était de me dire : « Il faut que cela ait du sens pour faire progresser la structure. » C’était très simple…trop simple. Finalement la réflexion que j’aurais dû avoir était : « Cela va rendre certaines personnes mal à l’aise. »

L’expérience fait que l’on évolue, progresse, mais nous ne changeons pas vraiment. Mon état d’esprit est toujours à l’innovation mais il a aussi aussi évolué et progressé. La citation de Seth Godin synthétise assez bien cette nouvelle histoire que j’écris.

La façon la plus courante de faire face au futur est d’essayer de le prédire. Être au bon endroit au bon moment avec les bonnes compétences ou les investissements.

Une approche beaucoup plus réussie et fiable consiste à inventer l’avenir. Naturellement juste une petite partie. Mais assez pour faire la différence.
Seth Godin