Ceux qui me lisent depuis un moment savent que le 1er Mai est spécial. J’ai beau me dire cela fait 17 ans et qu’il ne faut, certes, pas vivre dans le passé, mais je ferme les yeux et retrouve en mémoire Tambourello. C’est comme cela et je pense que désormais cela poursuivra mon âme pour le reste de mon existence.
Ce 1er Mai 1994 sera aussi un tournant. J’étais fan d’un pilote, sa disparition ne m’a pas détourné de la Formule 1. Je l’ai aimé, soutenu Damon Hill (dont le parallèle historique avec son père en 1968 est troublant) et son titre en 1996 m’a comblé de bonheur. Il le méritait. Mais, la Formule 1 a été plus forte que tout. Lisait les histoires de Jean Louis Moncet, Renaud De Laborderie dans Sport Auto. Les dessins de Giorgio Piola et la technique F1 m’ont même motivé pour devenir Dessinateur Industriel. Toutefois, c’est avec les histoires racontés dans les colonnes des magazines (Auto Hebdo, Sport Auto, plus tard F1 Magazine et les livres d’or de la Formule 1) que je suis vraiment tombé amoureux de la Formule 1. D’un amour de vacance, durant un été cathodique, j’ai apprécié ses défauts. Les pilotes passent, les records tombent, les scandales entachent l’image, je m’en fiche, la Formule 1 me captive.
Ayrton Senna aura été le déclencheur de cela. J’aimais les bad boys de type André Agassi, j’ai adoré durant un laps de temps trop court Ayrton Senna. Sans le brésilien, je n’aurais découvert que trop tard cette discipline un dimanche de hasard.
Merci Ayrton…