Le doute

C’est humain de douter. De s’interroger. D’avoir le pressentiment et l’impression qu’il y a une réalité différente.  Mais ceci est en réalité une interrogation sur soi. 

Car le doute premier, reste le doute sur soi. Si vous doutez de quelques choses, c’est en réalité de vous en temps que personne. En opposition à la confiance en soi qui est largement exposé pour redonner un nouvel élan. Le doute donne le sentiment de se fourvoyer, sans en avoir la preuve, ni la cause. Ce sentiment de peur qui nous envahi lorsque l’analyse nous échappe. Le doute est une intuition basée sur une série de questions qui s’alimentent d’elles-mêmes. Dans la question et la réflexion, la réponse est donnée.

En réalité le doute sape le libre arbitre. Dans notre monde supra communicant et de transparence, l’impression qu’il y a une réalité différente est de plus en plus aigüe. Pourquoi ? parce que le doute est toujours alimenté. C’est d’ailleurs le sentiment premier dans notre société moderne.

Il parait que le doute permet d’évoluer. Nous verrons. Elle paralyse plutôt qu’elle permet d’aller de l’avant et nourrit l’impression de déni. Ce qui est une régression de l’esprit.

Les trois règles de base de la communication

Communiquer est un art et il faut se conformer à trois règles précises pour diffuser votre message.

1. Faite une annonce le Lundi.

Si vous avez un message à faire passer, il est toujours recommander de le faire en début de semaine. Maximum jusqu’au mercredi. La raison est simple : Nous sommes plus réceptifs à entendre de bonnes nouvelles durant ces 72 premières heures de la semaine. Les médias (que ce soit un communiqué de presse ou une déclaration sur Facebook ou Twitter) sont plus réceptifs. Vous pouvez penser que dévoiler quelques choses le dimanche soir vous permettra d’être visible le lundi. Vous vous trompez car il est plus intéressant d’être au centre de l’attention durant la journée du lundi et ensuite du mardi, pour exemple.

2. Ne faite jamais d’annonce le vendredi

Sachez qu’il existe une journée dans la semaine ou il ne faut rien dévoiler. La journée du vendredi est celle des mauvaises nouvelles. Ce jour de la semaine est considéré comme un trou noir pour la simple et unique raison que notre attention est limitée en début de week-end. Toutefois si vous avez une mauvaise nouvelle à annoncer, vous connaissez désormais le jour pour le faire. Ce sera vite oublier…

3. Evitez les semaines à jour férié

Lorsqu’un jour férié est en semaine, il est inutile de communiquer quoi que ce soit, car l’audience ne sera absolument pas réceptive à votre message. Les esprits sont ailleurs. Lorsque le jour férié est en début de semaine, comme cette semaine du 14 Juillet, cela a moins d’impact.

ML Report : La culture identitaire dans le sport

Il y a plusieurs mois, je vous avais parlé de la notion d’image en 5 temps.  La notion d’image est à ajouter au principe de l’identité. Complexe à comprendre, car véhiculée par des mécanismes multiples. Surtout dans le sport.

Selon le professeur Charles Fombrun, dans le Figaro, l’identité représente : «  L’ensemble des valeurs et des principes véhiculés par des employés et managers associés à une entreprise tout en tenant compte des expériences de réussite ou d’échec ». Ainsi, l’identité d’une formation sportive se construit sur l’expression de ses leaders (président, entraineur, capitaine pour le Football – team manager, directeur technique, pilote pour le sport automobile). A différencier des autres parties (Partenaire, institutions, médias, supporters…). Ces leaders ont pour mission de s’exprimer au nom de leur formation.

Sauf que cela ne suffit pas toujours. L’identité d’un club est centrée sur des symboles attachés à la culture de la formation. Un joueur est souvent mis en avant, ou un ancien leader. Souvent le capitaine d’une équipe est un historique, car il représente le pont entre le passé et l’avenir. Je me souviens que l’équipe McLaren, il y a 10 ans, mettait en avant Tyler Alexander, autrefois un dirigeant de l’équipe dans les années 60/70, alors que l’équipe construisait sa nouvelle image identitaire. Dans le football, il y a eu des remouds lorsque Mamadou Sakho a quitté le PSG pour Liverpool. Le joueur symbolisait la formation parisienne. Ainsi, le PSG est largement critiqué pour son manque d’identité club, car les joueurs qui composent l’écurie de prestige de Parc des Princes ne sont pas des produits du club. En réponse le PSG lance sur le terrain une équipe de super star (Ibrahimovic, Silva, Cavani…). C’est une astuce compensatoire qu’utilise le Real Madrid depuis 13 ans. Mais cela rend la marque du club dépendante et artificielle. En Formule 1, nous l’avons vu avec Lotus F1 team qui dépendait de Kimi Raikkonen (champion du monde 2007).

A l’opposition de cette identité de club artificiel et fragile, il existe une dimension aussi facile que risqué. Celle des Rising Stars. Cette alternative permet de renforcer l’identité de la structure a contrario. Car elle met en avant des joueurs qui ne viennent pas forcément d’un vivier, mais ils sont jeunes et ils sont l’avenir. C’est la stratégie de la plupart des PME du football (Marseille, Lille, Lyon). En Formule 1, Bernie Ecclestone avait signé Nelson Piquet en 1979 pour remplacer Niki Lauda. Ce même Piquet sera remplacé chez Benetton par Michael Schumacher en 1991. La stratégie d’investir sur un jeune qui a du talent permet de renforcer une identité. L’équipe Sauber n’a pourtant découvert que Frentzen et Raikkonen, mais elle est considérée comme telle, même 10 ou 15 ans après. Souvent cela donne l’image d’une formation sportive qui construit un projet sur trois ou cinq ans, afin d’élaborer une structure autour de ces rising stars.

Reste un point sensible.  Le lien entre l’identité et l’authenticité. C’est l’erreur commise par la plupart des formations sportives. Car si l’identité est surtout véhiculer par ses leaders, auquel il faut ajouter un lien d’image fabriquée, il ne faut pas oublier la chaine. Car si l’image fabriquée est destinée aux médias et sponsors, les leaders doivent entretenir un lien  avec les supporters. Ces derniers sont les derniers relais afin de créer une identité en phase avec les objectifs des leaders. Dans le sport le silence n’est jamais un signe d’accord.

Les liens historiques sont peu exploités.  Sauf qu’en période de crise économique, ce type de lien doit être privilégié, car c’est un reperd. Un mur porteur.  La Formule 1 nous indique que ce lien identitaire et authentique est important. Ferrari célèbre ses anniversaires pour marquer son histoire. McLaren fête ses 50 ans en 2013 et marque le coup en racontant son historique. Manchester City a construit une offre intelligente  autour de Patrick Viera. L’essentiel est de ne pas se couper de son passé mais de le cultiver pour nourrir une base qui sera ensuite épousé par les supporters. C’est la base de l’identité.

ML Report – L’image en 5 temps

The polaroid I was bullied into taking.

L’image, cette notion vous l’avez toujours entendue. Une rapide définition de l’image indique que c’est la manière dont les gens vous perçoivent. Une idée que l’on se fait de quelqu’un en fonction de ses propos, son physique, son allure et son attitude. Le principal problème est qu’il y a plusieurs types d’image et que ce que nous pensons n’est pas forcément ce que les autres pensent de vous.

En réalité il existe cinq types d’image : l’image de soi, celle que l’ont croit donner, celle que nous voudrions donnés, celle que l’ont donne et enfin l’image que nous avons réellement.

L’image de soi est la façon dont on se voit, ce que l’on croit être et ce que l’on est capable de faire. En réalité c’est une photo de nous même un peu photoshopée. L’image de soi est une description que nous ferons de nous si on nous le demande. Sauf que cette dernière est partiellement déformée de la réalité et toujours volontairement incomplète.

L’image que l’on croit donner est principalement basée sur le regard des autres. C’est la manière dont nous percevons ce regard qui définie un jugement des autres sur nous. Là encore cela peut faire naitre un conflit avec l’image de soi et cette deuxième image est rarement objective et toujours exagérée dans le sens positif que négatif.

L’image que l’on voudrait donner est le désir d’avoir une image que les autres perçoivent de nous. Ici nous entrons dans le marketing pur et le plus souvent c’est une notion qui fonctionne.

L’image que l’on donne est l’idée que les autres se font de vous. Cette idée ne sera jamais connue réellement. Cette image est plus complexe car elle dépend du degré d’intimité que vous avez avec la personne en face de vous. Si c’est une relation de travail, un ami, un proche ou la famille par exemple.

En fait l’image que nous avons réellement surtout dépendante de l’addition des 4 autres. Si vous voulez maitriser votre image, cela donnera une image que les autres se feront de vous, mais cette image est une croyance qui ne reflète pas réellement l’image que nous avons de nous. Bref cela devient complexe, mais ne croyez pas qu’il faut être vous-même en toute circonstance et que l’image de soi domine l’ensemble, cette idée est fausse et dangereuse aujourd’hui. Adaptez vous entre les 4 images pour obtenir une image réelle, un peu travaillé certes, mais montrant un aspect positif de vous-même qui n’en sera que bénéfique pour finir.

ML Report – Le secret d’un groupe efficace

Travailler seul est une chose, certes pas donner à tout le monde il faut le dire et en réalité nous ne sommes jamais vraiment seul dans notre travail. Nous travaillons tous en équipe pour atteindre un but commun. Certaines alliances sont bénéfiques et d’autres moins. Le secret de la réussite en équipe ? Apprendre à se connaitre.

C’est un vieux truc, mais le temps fera le reste. Il faut apprendre à travailler ensemble, à se connaitre chacun pour, pouvoir donner le meilleur de soit même dans une aventure commune. J’ai lu dernièrement que le plus grand ingénieur de la Formule 1, Adrian Newey, donnait le secret de l’équipe autrichienne Red Bull Racing (championne du monde en 2010 et 2011 et leader du championnat 2012). Cette équipe est née d’un rachat d’une autre équipe qui était sur le déclin en 2004/2005, n’ayant jamais rien gagné en 5 ans, alors que Red Bull Racing est devenue une machine à gagner. La réponse à été simple du génie anglais : « Les gens ont appris à travailler ensemble. Ils sont soudés encore plus étroitement ensemble qu’auparavant avec le succès et l’équipe est capable de croître dans son ensemble. »

Ce qui explique qu’il y a très peu de départ dans cette équipe. D’ailleurs les grandes équipes de Formule 1 fonctionnant sur ce principe : McLaren entre 1981 et 1990, Williams entre 1990 et 1997 et Ferrari entre 1997 et 2006 ont utilisé ce principe et ont dominé leur sport.

La Formule 1 est un monde à part certes, mais il a l’avantage de se remettre en question chaque année pour devenir encore meilleur que l’année d’avant. Donc si une personne comme Adrian Newey analyse que le secret d’une réussite de groupe est d’apprendre à se connaitre pour mieux travailler ensemble, même quand le succès est là. Nous pouvons tous y réfléchir.