Cinq Sport Social Media predictions en 2011

Comme l’an dernier, voici les 5 prédictions autour du sport pour l’année 2011 concernant les médias, sociaux ou normaux.

  • 1 – Généralisation de la 3D. Hollywood ne voit que par cette technologie pour rentabiliser son industrie, le sport sera le prochain terrain d’expérimentation.
  • 2 – Les sites de marques reviendront en force et disposeront de plus d’aspect social.
  • 3 – Une plus grande généralisation des jeux sociaux, sur mobile, Facebook ou internet.
  • 4 – Mobile, réseaux sociaux et IPad feront partie intégrante de la stratégie sportive des clubs, sportifs et ligues.
  • 5 –  Vers un sponsoring des applications, réseau sociaux ou jeux.

L’hyperlocal au service des manifestations sportives locales ?

Hyperlocal et sport

L’idée n’est pas vraiment neuve, mais se relance progressivement. Les technologies sociales de diffusions permettent une ouverture très importante,  afin de réaliser des synergies entre un club ou un sport et un média hyperlocal (HL) qui a besoin de contenus.

La télévision locale est un relais logique, mais n’oublions pas les sites hyperlocaux qui se développent partout en France.

La vidéo

Le streaming permet de diffuser en live des manifestations en direct sur un site internet. Mais, un club peut « sponsoriser » une vidéo résumée, par exemple,  de l’événement. Autre idée, le débriefing d’un match (voir ici pour en savoir plus), qui pourrait être diffusé en exclusivité sur le site HL partenaire.

Le live

Autre principe, le commentaire live. Loin de la radio, le principe Coverit Live (voir ici pour en savoir plus) et une bonne initiative pour vivre un match à moindre coûts. Une solution qui peut être utilisée pour les matchs à domicile par exemple (sa fonction replay est très intéressante pour assister à un résumer d’un événement après coup). Ici encore une exclusivité sur le site HL partenaire peut être envisagée. Un compte Twitter peut être aussi utilisé pour commenter un match ou une manifestation sportive (voir ici le dossier Twitter et le sport).

Conclusion

Que ce soit la vidéo, ou le Live (voir Twitter), les possibilités d’associations entre un site HyperLocal et un club sportif sont importantes. Au-delà du principe de diffusion de contenus coproduits. Le site HL peut aussi faire du commerce avec la fourniture de billets par exemple dans le principe de la vente privée avec sa communauté de lecteur. Une union logique et favorable pour toutes les parties.

Duel avenir entre la DORNA et la Formule 1

10motogp-03-fri-07Depuis quelques temps le torchon brûle entre la DORNA (société d’organisation du MotoGP) et Valentino Rossi. Le champion italien, dans la Gazzetta dello Sport a indiqué que l’horaire de la course du GP de Malaisie était stupide pour éviter la F1.

La DORNA organise la course de MotoGP à 16h (heure locale), soit 10h GMT, afin d’éviter la diffusion en parallèle avec la Formule 1, actuellement au Japon. Sauf que selon Valentino Rossi : « Tout le monde sait maintenant qu’habituellement vers 15h30 a cette époque de l’année il pleut toujours. Nous finissons toujours par nous plier à la toute puissance de la Formule 1 qui se moque de nous et qui n’a peur de rien. Nous sommes ceux qui ont peur ! A 14h, il y a 90% de chance qu’il ne pleuvra pas, alors qu’à 16h il y a 90% de chance d’avoir la pluie. C’est vraiment pathétique. »

Le duel entre les deux disciplines, en plus de s’affronter directement dans le sponsoring depuis quelques mois, se déplace désormais sur la diffusion des courses à la télévision. Surtout en Italie.

« La Formule 1 domine à la télévision italienne, Bernie Ecclestone ne se préoccupe pas de ce qui se passe ici en MotoGP. » lance Rossi.

Depuis quelques temps, le MotoGP devient la deuxième discipline du sport mécanique de part l’audience en Europe, derrière la Formule 1. Les deux disciplines se disputent les mêmes sponsors pour l’an prochain. Concernant la diffusion télévisuelle, l’Italie et l’Espagne sont les marchés majeurs de la discipline reine du deux roues. Les duos Rossi-Ducati en 2011 et surtout Pedrosa – Lorenzo vont permettre de consolider encore plus cette idée.

Espagne : le monde comme outil d’impact regional

drapeauespagneLorsqu’une société décide de faire du sponsoring à l’échelle mondiale, l’objectif est de faire passer un message au monde en utilisant la plate forme sportive comme outil. L’Espagne n’est pas dans cette logique, bien au contraire. Un nouveau modèle est en marche.

Depuis plusieurs mois, l’impact des sportifs espagnols dans le monde a été spectaculaire. Nadal, l’équipe de Football d’Espagne, Contador, Alonso ou Lorenzo, l’OPA est impressionnante. Mais coté marketing tout est différent.

Le cas Lorenzo

Joge Lorenzo est un brillant pilote moto, actuellement leader du championnat du monde MotoGP avec sa Yamaha. Mais le personnage imite dans sa mise en scène de victoires un certain Valentino Rossi. Un show qui plait beaucoup à la Dorna (société espagnole qui détient les droits commerciaux de la discipline). La discipline puise son impact essentiellement en Espagne (quatre pistes dans le calendrier cette année), et la Dorna aime utiliser l’image de Lorezo et de Daniel Pedrosa (son rival) comme outil marketing pour séduire les sponsors. D’ailleurs Yamaha discute avec plusieurs sociétés ibériques.

Le cas Alonso

Dans le même cas le trio Alonso-Santander – Ferrari est dans une logique de promotion mondiale à destination du marché hispanique. Ferrari étant l’équipe et la marque la plus prestigieuse du monde, l’image de gagnant, le palmarès et un avenir radieux du pilote Fernando Alonso va se traduire par une union aussi efficace que celle de Michael Schumacher entre 1996 et 2006. A une différence près que le septuple champion du monde et son management visait une domination mondiale de l’image, alors que du coté du pilote espagnole, l’idée est de devenir le leader de son pays. A l’image d’Alain Prost en France. Avec les conséquences dangereuses pour l’avenir…

Le monde comme outil

La banque BBVA est devenue un sponsor mondial de la NBA à la fin de l’été 2010. Le Real Madrid souhaite devenir une marque mondiale, comme Rafael Nadal.  Mais encore une fois l’investissement des sponsors de la péninsule ibérique ne répond qu’à une logique de message régionale. Contrairement à d’autres. L’objectif ici est de toucher le marché intérieur ou hispanique en utilisant le monde comme outil.

Sponsoring : Segmenter son offre

La société allemande d’assurance, Allianz, deviendra à l’avenir le sponsor de la voiture de sécurité et médicale de la Formule 1. Une première dans l’histoire de la discipline et un principe intéressant de marketing.

La Formule 1 maximise sa plate-forme en segmentant radicalement son offre de support. Allianz sera visible sur les voitures de sécurité et médicale. La banque UBS sera le principal sponsor de la discipline. LG évolue dans le domaine du chronométrage officiel. Tout cela autour de plusieurs principes :

  • Allianz sponsorise un élément de sécurité pour les pilotes et les spectateurs sur la piste. En accord avec son rôle d’assureur.
  • UBS sponsorise principalement la Formule 1 comme un élément de sérieux et de performance. En accord avec sa nouvelle politique d’image.
  • LG sponsorise le chronomètre officiel pour les courses et qualification. En accord avec un domaine de précision technologie haut de gamme.

Dans le même ordre d’idée, Hublot a développé une série de plusieurs séries limitées de montres depuis le début de la saison 2010, en accord avec sa stratégie de recherche technologique et design haut de gamme. Tandis que la marque de champagne Mumm, est assimilé principalement à la victoire d’un podium. Donc le symbole de la joie et la fête d’un événement important.

L’avenir des plates-formes sportives est donc de segmenter ses supports publicitaires au maximum pour augmenter ses revenus financiers. Au-delà du simple affichage aux bords des pistes. Ses nouveaux sponsors pour la Formule 1 partagent l’image de la discipline et ses valeurs. Tout en permettant d’installer ces fameuses valeurs auprès des fans pour préparer l’avenir de la discipline.