Critique de Critique : Vicky Christina Barcelona
Peut-ont aimer une personne sans en avoir été amoureux ? C’est la grande question du dernier film de Woody Allen : Vicky Christina Barcelona.
Le cinéaste américain offre un sujet, sous la forme d’un grand fantasme masculin (vivre avec deux femmes sous le même toit et faire l’amour avec), mais au-delà de l’aspect sensuelle de quelques scènes, le fond du sujet reste l’amour.
Vicky, la brune est fiancée avec un jeune homme avec une bonne situation, mais qui est très ennuyeux. Elle n’avait jamais regardée un autre homme auparavant et le fait d’avoir fait l’amour un soir avec Juan Antonio, va bouleverser sa vie tranquille. S’apercevant quelle se trompait de route et que l’homme qui partage sa vie ne lui convient pas. Elle l’aime mais elle n’en est pas tombée amoureuse.
Ensuite Christina, la bonde, très légère et anti conformiste dans sa manière de pensée. Elle va tomber amoureuse de l’hidalgo mais va découvrir qu’elle ne l’aime pas, enfermée dans son système de pensée, qui consiste à ne pas savoir ce quelle souhaite, mais au contraire savoir ce qu’elle ne souhaite pas. Tout le problème pour elle qui accepte des choses, mais qu’elle ne supporte plus avec le temps.
Et enfin, la brulante ex femme de l’hidalgo, jouée par la subitisme Penelope Cruz. Un amour de folie, obstiné et impossible, mais pourtant au lieu d’oublier cette relation, elle replonge dedans jusqu’à la destruction.
Un film touchant, intéressant qui fait revenir des souvenirs, du moins dans mon cas. Preuve que l’amour est encore un sujet qui métrite d’être traité, mais pas de manière niant niant. Les lumières et la manière de filmer l’Espagne est vraiment magnifique.
Note : 9/10