Critiques Ciné – Année 2018

Durant l’année 2018 j’ai été voir 16 films (au lieu de 28 l’an dernier et 18 en 2016), cumulant une note de 7.5   (7.53/10  en 2017 et 6,83 en 2016) principalement grâce à des longs métrages proches de la note maximale. Il y a donc eu de belles surprises, mais aussi déceptions.

La meilleure note de l’année : Les Heures Sombres, Deadpool 2, Mission Impossible Fallout, Bohemian Rapsody avec 10/10.

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Bumblebee – 9/10 – Le principal grief que j’ai envers la franchise Transformers, c’est de m’avoir fait croire que ce coup-ci, j’allais aimer. Et bien Bumblebee n’a rien à voir avec cette déferlante de nullité. Amusant, touchant, l’histoire est une référence aux films des années 80, en cela les clins d’oeils sont nombreux, à vous de les retrouver. Hormis 10 ou 15 min un peu longues et des méchants qui ressemblent à une bande annonce de méchant, cela donne un ensemble dynamique et qui tiens la route.

Aquaman – 9/10 – Hormis des effets spéciaux ratés (le rajeunissement de personnage me fait mal encore à la rétine), la musique de Toto pendant 15 secondes qui sert à rien… Le reste est spectaculaire et reposant sur une histoire initiatique qui n’a rien de nouveau, mais ici il est basé sur les 3 cycles d’évolutions : un traumatisme, une stabilisation et enfin la sublimation. L’humour est présent et plaisant, le personnages a une dimension assez similaire à celui de Wonder Woman. Il n’a pas de distance dans l’attachement du personnage, comme dans les précédents films DC comics. C’est une réussite et un univers qui offre de belles possibilités !

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Astérix et le secret de la potion magique – 9/10 – Assurément drôle, bourré de référence visuelle et narrative (pour les parents), même la bataille finale fera sourire les trentenaires. Finalement l’univers d’Astérix se marie bien avec celui de Kamelott.
L’histoire d’un doute, d’une quête impossible et d’un changement de mentalité et de moeurs. Une jolie fable.

Casse Noisette – 8/10 – Rien d’innovant, mais la féerie de la musique du ballet ajoute une petite magie enfantine. L’ histoire d’un deuil et de l’héritage d’une mère à ses enfants. Sous toute ses formes. C’est l’aspect le plus touchant du film, bien emmené par un casting haut de gamme. Une petite découverte de 1h30 qui mérite notre attention.

Bohemian Rapsody – 10/10 – Rare sont les films qui m’ont fait tirer la larme deux fois. Pas de facilité, l’histoire raconte la construction du personnage de Freddy Mercury, du début à la caricature, avant de redevenir l’homme qu’il était pour le concert Live Aid en étant toucher par la maladie. Très appréciable que l’histoire d’amour avec Mary n’est pas été transformé en love story made in Hollywood. Une oeuvre pure ou chaque chanson, chaque parole est un symbole. Une réussite.

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L’espion qui m’a largué – 3/10 – un film à regarder en deuxième partie de soirée histoire de passer le temps. Les scènes d’espionnage sont biens mais cela suffit pas à sauver le Titanic. Mila Kunis pas vraiment concernée par le film (elle a du se rendre compte que cela n’allait nulle part), sa collègue qui surjoue et une histoire à la Scoobydoo avec des méchants gentils et de gentils méchants. La fin est bien…enfin la scène après le film qui promettait plus que le reste… A ce jeu là c’est clair que l’espion m’a aussi largué…

Mission Impossible : Fallout – 10/10 – Un peu dérouté par la lenteur du début (un peu sans imagination), finalement cela se justifie comme un point de départ à une accélération permanente de l’action et de son histoire. Une histoire plus sombre, à l’humour présent (chacun à son moment), mais bref, l’ensemble est crépusculaire, avec des décors sombres et incertains, comme les âmes de chacun des personnages. Ce film marque surtout la fin d’un arc narratif débuté en 2006 et qui se termine par une émotion touchante. Mais cela marque surtout la fin de quelque chose…

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Antman et la guêpe – 7/10 – si l’histoire à un semblant de déjà vu, des méchants toujours pas à la hauteur et un enjeux relatif finalement très personnel. Paul Rud et Évangéline Lili ont un duo qui fonctionne. Et revoir Michelle Pfeiffer c’est toujours plaisant. Les effets spéciaux avec changement de taille sont dynamiques.
C’est un bon moment de passer, mais il y a ce petit truc qui fait que c’est incomplet… Mais la scène post générique est utile, même la deuxième…

Océan 8 – 8/10 – vu avec Thaïs et Yaël ce film est un bon divertissement et relance une franchise qui avait déjà renouvelé le genre il y a 15 ans. Place aux femmes avec un autre angle d’approche. Si le casting est haut de gamme, le twister bien fait, le scénario tombé dans une certaine facilité par moment et surtout sur la fin au moment de clôturer l’histoire. Cela manquait un peu de profondeur et tout était peut-être un peu trop facile.

Deadpool 2 – 10/10 – Largement à la hauteur, la suite est un grand WTF permanent. Tout y est : Les musiques, les références, les vannes supersonique et autant le premier c’était une histoire d’amour love love, autant celui-ci est un film à sur la famille, la seconde chance, le pardon tout ça tout ça.
Le premier était une claque, ici la surprise est ailleurs et cela donne de l’épaisseur à la structure du personnage.
Bon je ne le conseillerai pas à ma soeur 😁
Spoiler : vous pouvez partir une fois que vous entendez le rap de deadpool 😉

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Avengers : Infinity War Part 1 – 9/10 – Depuis « The Dark Knight », je n’avais pas eu ce sentiment d’épuisement après avoir vu un film. Un opus centré sur Thanos, le méchant que l’on attend depuis 6 ans. Le enfin vrai méchant même. Son arc narratif autour de l’axe « Martyr » (dans sa définition d’origine) d’accord, mais il faut une motivation, un but pour s’exposer à une croyance…et là j’ai été un peu déçu. Attendons la partie 2 avant d’être dur.
Autrement, chaque personnage est là. Chaque couleur, musiques, monde est représenté et les gimmicks aussi. Le scénario par étape est un peu redondant. Le début est un peu raté au niveau effets spéciaux. En fait c’est le réalisme qui n’existe plus. Nous entrons dans un univers. L’univers Marvel Cosmique, pour un film qui est un vrai risque, avec une fin fofolle et un gros point d’interrogation !

Black Panther – 9/10 – Une excellente histoire à contre courant des héros d’aujourd’hui, mais avec cette saveur à l’ancienne qui lui donne un fond. Plusieurs thèmes et références du cinéma sont visibles. Ce qui me fait penser que si les Gardiens de la Galaxie est un vidéo clip des années 80, Black Panther est un hommage permanent à ces films d’actions des années 70/80. Le seul défaut étant le passage en Corée avec des effets spéciaux assez indignes par rapport à l’ensemble.

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Pentagon Papers – 9/10 – Ce n’est pas un film qui parle à nous français, car ce n’est pas notre histoire. Tom Hanks et les tourments de Meryl Streep sont fascinants.
En apparence Steven Spielberg survole le sujet, mais en réalité c’est tout autre chose qui est raconté. Le sujet n’est pas tant l’enquête, mais plutôt le changement d’époque, la place de la femme dans la société, l’avant Watergate. Sans cette histoire, pas d’âge d’or des journaux et tout particulièrement du Washington Post. Une histoire finalement méconnue, mais tellement essentielle pour la suite…

Les heures Sombres – 10/10 – Gary Oldman interprète W. Churchill de façon étonnante et émouvante. Une fresque représentant l’histoire de l’homme sur son retour aux affaires, ses relations respectueuses avec les femmes (sa femme et sa secrétaire), les complots politiques et des citations des uns et des autres remises dans leur contexte.
Il aborde aussi un épisode méconnu de l’histoire sur la fin.
Et cela se termine par un écran noir avec inscrit :  » Le succès n’est pas final, la défaite n’est pas fatal, c’est le courage de continuer qui compte. » Magnifique !