Le web participatif, dérives et conséquences
Lors de ma journée citoyenne, un vieux gradé (je n’y connais rien en grade militaire), nous avait déclaré ces mots en guise d’introduction :
« Vous êtes ici pour participer à votre journée citoyenne. Cela va vous prendre 4h, mais de cette participation, vous n’en tirer rien. Vous resterez des hommes médiocres, et comme toute personne médiocre vous infestez notre société par votre insolence. L’armée sert de discipline, la participation sert comme acte de présence. »
Cette introduction, qui sur le coup ne m’avais pas choquée (après tout je ne suis pas médiocre et même à l’époque je ne pensais pas l’être) et, avec le recul finalement vrai pour son application sur Internet.
Internet révèle une population cumulative de mauvais sens. Des personnes souhaitant avoir toujours raison et qui, comble de tout, vous font passer pour un idiot. Les sites participatifs arrivent peut être à cette limite de sens.
Les forums, le web 1.0 du média participatif, sont remplis de ce type de personne, aucun dialogue ne s’installe et chacun boude dans son coin les jours de pleine lune. Idem pour les blogs, le web 2.0 des médias participatifs. C’est toujours les personnes qui ont le moins de chose intéressante à dire qui écrivent. Constat d’échec et révélation de la médiocrité.
Youtube n’arrive pas à monétiser un contenu participatif car il est souvent médiocre, idem pour Facebook et les autres. Tout le monde a des choses à dire, mais qui est intéressant ? Moi-même en créant ce blog je ne suis guère intéressant pour l’instant, mais je l’assume car après j’aurais des choses à dire.
Finalement le web participatif restera une déception et non un échec. L’homme ne change pas et ceux qui critique les bloggeurs font partie des jaloux qui n’ont rien à dire. L’envie et la jalousie reste les pires des vices, alors qu’ils doivent être un moteur productif.