Les chefs d’entreprise du Pays de Montbéliard n’ont pas la foi dans leur région. Ils doutent. Le diagnostic n’est pas nouveau : un problème d’image, d’attractivité, des difficultés de recrutement et un avenir économique incertain. Si le site PSA de Sochaux porte des espoirs, l’écart se creuse avec les équipementiers et les fournisseurs trop liés à la mono-industrie.
L’assemblée générale de la CCI du Doubs qui se déroulerait samedi dernier au musée Peugeot, a servi de cadre à un échange « sans langue de bois ».
Que demandent les patrons ? Que le territoire se donne les moyens pour développer ses atouts. Ils dénoncent l’absence de centralité du Pays de Montbéliard et l’inégal dynamisme entre Audincourt et la cité des princes. Ils réclament la diversification, ils rappellent la proximité de la Suisse pour y trouver des clients. Ils trouvent en l’Aire Urbaine un « territoire pertinent » pour un développement équitable, avec mise en cohérence des projets et un « raisonnement collectif » entre les trois pôles, Belfort, Héricourt et Montbéliard. Enfin, échapper à l’impression que, toujours, Belfort est la tête tandis que Montbéliard fournit les bras.
La CCI se dote d’une nouvelle organisation pour tenir compte de ces spécificités. L’objectif : la confiance pour combattre le doute, rétablir la vision du long terme et augmenté l’attractivité de l’Aire urbaine.
« Quelle ambition économique pour le Pays de Montbéliard dans l’aire urbaine ? » était le titre de cette rencontre. Le brainstorming se poursuit.
source : L’est républicain