La question n’est plus de savoir si les médias font l’élection mais quelle sont les technologies qui favorisent la victoire d’une candidate à l’élection de Miss France. Avec des si, la trajectoire de Johanne Kervella, miss Franche Comté, depuis quinze jours environ, lui donnait un avantage décisif, via Internet, et autres blogs.
Certes, elle n’a pas été sélectionnée dans les 12 finalistes, mais avec des si. Sa victoire aurait été d’autant plus belle car moderne. L’aventure se termine, le rêve de petite fille de la jeune femme percute brutalement la réalité. La favorite du net à perdue. Rejetant un malaise dans le procédé d’élection des miss, mais ne soyons pas choqué du constat archaïque de l’élection. Chloé Mortaud, que déjà des médias comparent au syndrome Barack Obama, sera la représentante de la beauté made in France en 2009. Même si les scandales sont rapidement survenu. En effet la jeune femme a fait des photos nues qui étaient disponibles dans la nuit du samedi au dimanche 7 décembre et son élection régionale a été dénoncée, et mis en lumière il y a 15 jours. Toutefois, la star de cette élection restera Miss Franche Comté. Jamais une fille n’avait fait le buzz, en utilisant le nouveau média Internet comme support.
D’aucuns y ont vu une remarquable illustration de la « longue traine », qui est un phénomène de cumule de petit médias de niche fédéré de manière interminable sur Internet. Il suffit de comparer les impacts respectifs de Johanne Kervella et de Chloé Mortaud sur Facebook. Avec 1827 membres de son réseau, la miss Franche Comté y compte 65 fois plus « amis » que sa rivale élue, dorée de 238 affiliés cumulé, dont le plus important a été crée suite à son élection. Reste des chiffres : Citée 32.400 fois sur Google, 104.000 fois sur Yahoo et 60 fois sur Wikio. Alors que la nouvelle miss France 2009, Chloé Mortaud, se contente de 6.990 citations sur Google, 33.800 sur Yahoo et 135 articles sur Wikio, donc 25% citant notre miss Franche Comté déchue. La nouvelle miss n’existait pas avant l’élection, ou si peu.
Si Johanne Kervella avait gagné, déjà des papiers l’aurait surnommé « la première miss internet », car cela à été le cas. Quinze jours avant l’élection, au détour d’un article sur le site macommune.info, la découverte d’une jeune femme sublime aiguise une curiosité. Et le constat est là ce dimanche, lendemain d’élection.
Internet a fait roi beaucoup d’acteur, d’Obama à Mickael Vendetta, mais force est de constater qu’il n’est pas non plus vecteur de puissance. Du moins pas encore.