A l’heure ou l’investigation est remis en cause dans les journaux papiers. Internet se présente comme le refuge d’une pratique autrefois prestigieuse, au service de la vérité. Un fondement illustré en France par le Canard Enchainé, mais surtout par le Washington Post avec l’affaire du Watergate. Mais depuis quelques années, cette « investigation » est de plus en plus considérée comme un luxe.
Internet présente deux types de projet, destinée à faire revivre le genre : Spot.us et surtout Wikileaks.org
Spot.us, l’info citoyenne
A la différence de l’information citoyenne fait par des citoyens, Spot.us est une plate forme de financement participatif. Les journalistes exposent leurs projets d’articles et les internautes financent ceux qui leur semblent les plus pertinents. Le MyMagorCompagny de l’investigation pour simplifier. Une idée originale qui semble fonctionner à merveille de l’autre coté de l’atlantique.
Mais les demandes ne sont pas très élevées : Le sujet en home page « Solar Waste = E-Waste: Can the industry stay green? » doit réunir 900$ et en a réunit 470$ depuis le 2 Juin. Le succès de cette formule est donc intéressant, mais reste presque marginale.
Wikileaks, le site que n’aime pas la CIA
Le site ressemble à Wikipedia, mais le site se présente comme un site d’information participatif dont la vocation est de diffuser des documents sensibles, top secret, confidentiel défense etc… Des informations généralement refusés par les grands médias, pour des raisons d’autocensure économique ou politique.
Son dernier fait d’arme reste le « collateral murder ». Une vidéo du 5 Avril montrant une bavure de l’armée américaine en Irak. Une buzz important qui a fait réagir la CIA, qui souhaite et cherche à faire fermer le site. Pour son fonctionnement, Wikileaks fonctionne sur le même principe que Wikipedia. Des dons. Depuis le début de l’année, 370.000$ ont été levé, il en faut 600.000 pour fonctionner en année pleine.
Reste une question : diffuser une vidéo de l’armée américaine, même une bavure est t’elle une investigation ? le problème de Wikileaks se pose sur plusieurs niveaux. A la fois sur la confidentialité des sources, mais aussi sur la vérité qui reste aussi relative. Le site n’est pas à l’abri d’une manipulation politique à l’avenir…
Et la France ?
Sur internet, des sites comme Mediapart, ont fait le pari de cette investigation. Deux journalistes travaillent d’ailleurs sur l’affaire Karachi depuis presque une année. Les révélations sur le couple Woerth sont aussi venues du site. Mais la réaction des politiques est encore minime. Devant l’assemblé, le ministre a parlé de Mediapart comme « d’un site internet à caractère commerciale » sous entendu, qui fait du buzz pas sérieux. L’avenir nous dira si cette réaction a été la bonne pour le ministre et mauvaise pour le site internet. Notons que Mediapart est payant.
Deux cultures s’affrontent donc : l’Amérique vise le participatif pour faire ressortir l’investigation, tandis qu’en France, l’aspect reste encore classique, mais l’impact bien moindre. Le participatif à en cela de magique, la vague populaire d’une masse de gens. L’investigation Web 2.0…
La faute des médias. L’accusation est toujours facile pour un sportif pour justifier une contre performance. La conférence de presse de Jean Pierre Escalette et le capitaine de l’équipe de France, Patrice Evra a donnée le ton de la communication de crise pour trouver le coupable. Le traitre. A un détail près, tous ses footballeurs doivent tous leur carrière aux médias.
Depuis près de 20 ans, les pics d’audiences des chaines de télévisions sont du fait du sport. Plus élevé que le cinéma, le divertissement ou l’information. Entre 1980 et 1994 par exemple, le temps d’antenne consacré au sport en France a été multiplié par trois, passant de 1000 heures à 3000 heures. La télévision, premier média du monde occidental finance le football et le sport en général. Alors pourquoi ne pas le contrôler ?
La télévision et les médias fabriquent des sportifs, des sportifs jetables en cas de mauvaises performances. La médiatisation permet au sportif d’avoir des sponsors ou un meilleur salaire. Son statut d’international ou de champion est magnifié par le média au profit de qui ? Du sportif justement.
Le média est indispensable pour le sportif, sans lequel il n’existerait absolument pas. L’explosion des salaires dans le football sont réalisés grâce au média qui achète une fortune les droits de leur sport. Ces dieux du stade sont mis en avant chaque semaine dans le quotidien sportif hexagonal en pleine page, pour le meilleur et pour le pire. Chaque footballeur rêve d’être Ballon d’Or. Mais qui a crée ce trophée prestigieux qui permet d’augmenter son salaire ? France Football. Un média.
Pour un sportif, critiquer les médias, c’est scier la branche sur laquelle il est assis. Un jeu dangereux.
Tout n’est pas parfait dans le monde du sport, mais les footballeurs et les sportifs médiatisés par ce meuble de salon hypnotique ne doivent pas oublier qu’ils ne sont que des anonymes, de talent certes, mais amplifier par l’image et les histoires racontés. Que leur salaire ne dépend pas que de leur performance sur un terrain, mais de leur performance médiatique. Un beau but de 25m sera diffusé en boucle sur toute les télévisions et permettra à son auteur d’être le centre d’une histoire de transfert 48h après, augmentant sa valeur sur le marché. Une fabrique de star qu’on vous dit…
TomorrowNewsF1.com et David Zollinger ont conclu un partenariat pour les 24h du Mans. De cet accord est né le site événementiel www.DZ38.fr. Bilan d’une semaine de développement.
Plusieurs chiffres à retenir : 395, 710, et 86.
395 est le nombre de visiteurs en une semaine, du Lundi soir au Dimanche soir. Soit une moyenne de 66 visiteurs par jour. Un score au dessus des 50 visés au départ. Le nombre de pages lues a été de 710 sur une semaine, ce qui explique que les visiteurs sont venus au moins deux fois par jours.
86 est le nombre de visiteur maximal lors de l’annonce officielle du projet le Mardi. Voir la courbe d’évolution du site ci-dessous :
Dans l’ensemble l’expérience a été positive, malgré l’abandon de la Norma N°38 après trois heures seulement de course.
Je regarde mes spams de temps en temps et ce soir je tombe sur ceci :
Cher Manager,
Nous sommes une société spécialisée dans les noms de domaines sur internet et sous la réglementation chinoise. Le 10 Juin 2010, nous avons reçu une demande de la société LINNEN Investment pour enregistrer le nom de domaine « tomorrnownewsf1 » comme marque internet en déposant « Tomorrownewsf1.cn, tomorrownewsf1.com.cn et Tomorrownewsf1.asia etc…Après un audit nous avons trouvé que le nom de votre marque est utilisé par votre entreprise. Comme l’enregistrement du nom de domaine est en Chine, il est de notre devoir de vous le signaler par cet E Mail. Votre entreprise est le propriétaire de la marque, et nous pouvons garder les noms de domaine en toute sécurité pour vous en priorité, mais notre période d’audit est limitée, si vous vous opposez à l’application de tiers dans la nécessité de protéger votre marque en Chine et en Asie par vous-même, s’il vous plait prenez contact avec nous.
Réponse : l’ASIE et la Chine n’est pas un marché pour TomorrowNewsF1.com, mais cela démontre l’exploitation des noms de domaines de marque, et surtout que TomorrowNewsF1 (qui est pas mal lu en Chine je dois dire) est considéré comme une marque.
Le squat de marque est courant sur Internet et tout le monde sait que la copie et le bakchich est monnaie courante dans l’empire du milieu (selon plusieurs magazine économiques). Mais j’avoue que cela flatte…
Viral quand tu nous tiens. En DTM, Susie Stoddart est pilote Mercedes. Certes elle ne brille pas par ses résultats en ce moment, mais elle est un parfait outil de communication et de marketing masculin : blonde et jolie.
Dans une vidéo récente, la belle écossaise teste une Mercedes classe E63 Estate. C’est agréable aux yeux. Pas la voiture, mais Susie…du marketing quoi…