Archives for the month of: juin, 2010

fifa-coupe-monde-football-2010-afrique-du-sudTout les 4 ans, la Coupe du Monde de Football vends ses droits télévisuels de plus ne plus chère. En 2002, l’édition avait couté 100 millions d’euros à TF1, en 2006 et 2010 sont à 120 millions d’euros. Toutefois, les recettes publicitaires sont très loin d’offrir une rentabilité.

L’édition 2002 avait été un fiasco financier pour TF1, Celle de 2006 nettement meilleure, avec la finale France-Italie. Pour 2010, entre le Vendredi 11 Juin et le Vendredi 25 Juin 2010, la première chaine française a généré un chiffre d’affaire publicitaire de 40,8 millions d’euros brut HT pour environ 5h de publicité.

Jusqu’à la fin de l’édition 2010 de la Coupe du Monde, TF1 n’atteindra même pas l’équilibre financier. Le football est donc une perte, malgré des audiences intéressantes, mais finalement équivalente à la batterie d’Expert (Miami, Las Vegas et Manhattan).

Le Football générateur d’audience, mais pas rentable financièrement ?

Cela semble le cas depuis de nombreuses années. Beaucoup de chaines européennes, tablent sur une finale composée de leur pays. Multipliant par 3 le tarif du spot de 30 secondes. Mais cela en reste pas rentable.

L’édition 2007 de la Coupe du Monde de Rugby, diffusée sur TF1 pour 80 millions d’euros, n’a pas été rentable non plus. Seul la Formule 1, et les matchs de l’équipe de France de Football sont à l’équilibre. Le sport reste un support de prestige pour une grille de programme, mais cela en reste là.

Notons que pour avoir débourser 38 millions d’euros pour l’édition 2010, France Télévision n’a généré que 6 millions d’euros de publicité sur la même période que TF1.

La fin d’une époque

Mais TF1 et les chaines européennes ne sont pas les seules dans se cas là. Pour la première fois de l’histoire, une chaine d’un pays émergeant a déboursé plus que les grands médias européens. Au Brésil, la chaine Globo a déboursée 150 millions d’euros. Pour une rentabilité incertaine également, mais pour le prestige de ses joueurs…

wikileaksA l’heure ou l’investigation est remis en cause dans les journaux papiers. Internet se présente comme le refuge d’une pratique autrefois prestigieuse, au service de la vérité. Un fondement illustré en France par le Canard Enchainé, mais surtout par le Washington Post avec l’affaire du Watergate. Mais depuis quelques années, cette « investigation » est de plus en plus considérée comme un luxe.

Internet présente deux types de projet, destinée à faire revivre le genre : Spot.us et surtout Wikileaks.org

Spot.us, l’info citoyenne

A la différence de l’information citoyenne fait par des citoyens, Spot.us est une plate forme de financement participatif. Les journalistes exposent leurs projets d’articles et les internautes financent ceux qui leur semblent les plus pertinents. Le MyMagorCompagny de l’investigation pour simplifier. Une idée originale qui semble fonctionner à merveille de l’autre coté de l’atlantique.

Mais les demandes ne sont pas très élevées : Le sujet en home page « Solar Waste = E-Waste: Can the industry stay green? » doit réunir 900$ et en a réunit 470$ depuis le 2 Juin. Le succès de cette formule est donc intéressant, mais reste presque marginale.

Wikileaks, le site que n’aime pas la CIA

Le site ressemble à Wikipedia, mais le site se présente comme un site d’information participatif dont la vocation est de diffuser des documents sensibles, top secret, confidentiel défense etc… Des informations généralement refusés par les grands médias, pour des raisons d’autocensure économique ou politique.

Son dernier fait d’arme reste le « collateral murder ». Une vidéo du 5 Avril montrant une bavure de l’armée américaine en Irak.  Une buzz important qui a fait réagir la CIA, qui souhaite et cherche à faire fermer le site. Pour son fonctionnement, Wikileaks fonctionne sur le même principe que Wikipedia. Des dons. Depuis le début de l’année, 370.000$ ont été levé, il en faut 600.000 pour fonctionner en année pleine.

Reste une question : diffuser une vidéo de l’armée américaine, même une bavure est t’elle une investigation ? le problème de Wikileaks se pose sur plusieurs niveaux. A la fois sur la confidentialité des sources, mais aussi sur la vérité qui reste aussi relative. Le site n’est pas à l’abri d’une manipulation politique à l’avenir…

Et la France ?

Sur internet, des sites comme Mediapart, ont fait le pari de cette investigation. Deux journalistes travaillent d’ailleurs sur l’affaire Karachi depuis presque une année. Les révélations sur le couple Woerth sont aussi venues du site. Mais la réaction des politiques est encore minime. Devant l’assemblé, le ministre a parlé de Mediapart comme « d’un site internet à caractère commerciale » sous entendu, qui fait du buzz pas sérieux. L’avenir nous dira si cette réaction a été la bonne pour le ministre et mauvaise pour le site internet. Notons que Mediapart est payant.

Deux cultures s’affrontent donc : l’Amérique vise le participatif pour faire ressortir l’investigation, tandis qu’en France, l’aspect reste encore classique, mais l’impact bien moindre. Le participatif à en cela de magique, la vague populaire d’une masse de gens. L’investigation Web 2.0…

10385_noir-et-blancLa faute des médias. L’accusation est toujours facile pour un sportif pour justifier une contre performance. La conférence de presse de Jean Pierre Escalette et le capitaine de l’équipe de France, Patrice Evra a donnée le ton de la communication de crise pour trouver le coupable. Le traitre. A un détail près, tous ses footballeurs doivent tous leur carrière aux médias.

Depuis près de 20 ans, les pics d’audiences des chaines de télévisions sont du fait du sport. Plus élevé que le cinéma, le divertissement ou l’information. Entre 1980 et 1994 par exemple, le temps d’antenne consacré au sport en France a été multiplié par trois, passant de 1000 heures à 3000 heures. La télévision, premier média du monde occidental finance le football et le sport en général. Alors pourquoi ne pas le contrôler ?

La télévision et les médias fabriquent des sportifs, des sportifs jetables en cas de mauvaises performances. La médiatisation permet au sportif d’avoir des sponsors ou un meilleur salaire. Son statut d’international ou de champion est magnifié par le média au profit de qui ? Du sportif justement.

Le média est indispensable pour le sportif, sans lequel il n’existerait absolument pas. L’explosion des salaires dans le football sont réalisés grâce au média qui achète une fortune les droits de leur sport. Ces dieux du stade sont mis en avant chaque semaine dans le quotidien sportif hexagonal en pleine page, pour le meilleur et pour le pire. Chaque footballeur rêve d’être Ballon d’Or. Mais qui a crée ce trophée prestigieux qui permet d’augmenter son salaire ? France Football. Un média.

Pour un sportif, critiquer les médias, c’est scier la branche sur laquelle il est assis. Un jeu dangereux.

Tout n’est pas parfait dans le monde du sport, mais les footballeurs et les sportifs médiatisés par ce meuble de salon hypnotique ne doivent pas oublier qu’ils ne sont que des anonymes,  de talent certes, mais amplifier par l’image et les histoires racontés. Que leur salaire ne dépend pas que de leur performance sur un terrain, mais de leur performance médiatique. Un beau but de 25m sera diffusé en boucle sur toute les télévisions et permettra à son auteur d’être le centre d’une histoire de transfert 48h après, augmentant sa valeur sur le marché. Une fabrique de star qu’on vous dit…

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L’affaire Anelka a alimentée les médias hexagonaux et européens durant tout le week end. Les dégâts en terme d’image sont qualifiés de « catastrophiques », mais la marque  en a pris aussi un coup. Lorsque l’on parle de marque, ce n’est pas seulement : un logo, un package produit ou une campagne de communication, mais d’abord une relation sur plusieurs niveaux.

Il existe 5 critères constituant un capital de marque :

  • Fidélité
  • Notoriété
  • Qualité perçue
  • Les associations à la marque
  • Les atouts autres de la marque

Sauf que l’image de marque de l’équipe de France c’est désormais substituée à sa réputation. La logique de la marque est désormais dépassée. La mauvaise conférence de presse du président de la FFF et du capitaine de l’équipe le samedi ont accéléré le processus. L’artificiel fait place au réel.

Nicolas Anelka a perdu son partenariat avec l’enseigne Quik, TF1 a perdu plusieurs points d’actions avec la défaite de l’équipe de France face au Mexique, les maillots ne se vendent presque plus, ce qui n’arrange pas les affaires d’Adidas. Nike, futur fournisseur des tenus des joueurs tricolores, se demande déjà si la surenchère était une bonne chose pour l’avenir. Certain joueurs disposent d’une réputation de caïd, d’autres de comploteurs. Le mot « usurpateurs », le comportement analysé des joueurs, leurs modes d’expression leur donne une réputation d’adolescent en manque d’éducation. Les mauvais points se distribuent.

Des cinq critères de marque, seul la Fidélité et la notoriété substituera. Uniquement parce que le label Equipe de France est plus fort que les joueurs qui la constitue. Toutefois, la qualité perçue (mauvais jeu), les associations à la marque (insulte, comportement des joueurs, expression en communication), et les atouts autres de la marque (la réputation des joueurs qui la compose), sont désormais réduit à presque rien.

Gérer un capital marque c’est à la fois gérer les messages que l’on diffuse mais aussi les messages diffusés par d’autres.

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L’équipe Suisse de Formule 1, Sauber a présenté une solution intéressante devant son manque apparent de logo sur ses monoplaces en 2010 : Le club de sponsoring.

Le principe est permettre aux entreprises qui souhaitent utiliser la Formule 1 en tant que plate-forme d’affaire pour un Grand Prix ou bénéficier des installations de haut niveau de l’usine d’Hinwill pour des opérations de relation publique. (voir pour en savoir plus : Sauber invente le club de Sponsoring).

Un procédé intéressant qui pourrait avoir une retombée intéressante sur internet et les réseaux sociaux.

L’établissement du club de sponsoring doit bénéficier aux fans d’une manière ou d’une autre, avant de bénéficier financièrement à l’équipe. Plusieurs idées pour que ce club soit bénéfique :

  • 1 – Organisation d’un concours
  • 2 – Parrain d’une page d’informations exclusives
  • 3 – Des cadeaux en rapport avec le club ou ses propres produits
  • 4 – des Interview inédites via Youtube ou Dailymotion

Ces investissements peuvent être bénéfiques pour tout le monde, avec le même résultat qu’un simple sponsoring classique : être vu et considéré par les fans comme partenaire équitable de l’équipe et non comme un annonceur faisant de la publicité via l’équipe.