L’agent de pilote, l’homme de l’ombre
Posted: avril 30th, 2010 | Author: Marc Limacher | Filed under: Réflexions Personnelles | Tags: Management, Personalité F1 | No Comments »
Il y a un mois, dans un entretien croisé entre Lewis Hamilton et Bernie Ecclestone, ce dernier avait avoué qu’un agent, pour un pilote, ne servait à rien. Etonnante remarque pour un des premiers gestionnaires de carrière de l’histoire de la F1 (1966 avec Jochen Rindt), mais révélateur d’une histoire.
Lorsqu’Ecclestone était propriétaire de l’équipe Babhram, des pilotes comme Reutemann, Lauda et Piquet négociaient seul leur contrat et n’avaient besoin de personne pour le faire. Toutefois les temps ont changés depuis. La médiatisation et l’image de marque font partie de notre monde et la présence d’un agent devient indispensable. Mais il faut distinguer deux types d’agent :
- 1 – le découvreur qui planifie ta carrière
- 2 – le gestionnaire de carrière
La première catégorie est très rependue en F1. Des hommes investissent sur des pilotes et leur explique ce qui est bien pour eu et leur carrière. C’est le cas de Willi Weber avec Schumacher, de Steve Robertson avec Raikkonen, Briatore au début avec Alonso etc…
La deuxième catégorie est d’un autre style, plus classique. Des hommes qui interviennent avant et après les négociations. Laissant le pilote choisir, prendre la décision finale de sa carrière. L’ancienne école donc. C’est le cas de Julian Jakobi avec Senna et Montoya, de Briatore avec Webber, d’Alonso maintenant avec Louis Garcia etc…
Souvent un pilote qui a été découvert par une personne souhaite être géré par un autre au bout d’un certain temps. Jenson Button par exemple l’a fait avec Robertson en 2003, tout comme Lewis Hamilton aujourd’hui.
Le mot de la fin pour résumer le travail d’un agent revient à Julian Jakobi, un des plus grands de son époque : « Il ne s’agit pas simplement de donner des conseils, de mener des négociations et de générer des revenus importants. Nous devons également faire en sorte que ces revenus rapportent de l’argent et veiller à ce que la situation économique et fiscale d’un pilote corresponde à la réalité économique de son métier. Sa carrière ayant par définition une durée limitée, c’est au moment où celle-ci est en pleine phase ascendante que les premiers jalons d’une reconversion doivent être posés. (…) Un agent ne peut toutefois pas se substituer à son pilote pour les choix de carrière. »
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