L’histoire du projet Mypurepalente

Dans le mensuel local, Vu du Doubs d’octobre 2013, l’article sur l’ESBF, le petit poucet de la Ligue 1 veut redevenir grand, est l’occasion de raconter un projet qui n’a pas abouti pour l’AS Palente Orchamps HB durant l’année passée chez eux.

L’ESBF souhaite donner l’envie de jouer au Handball et s’inscrire dans leur territoire. Ceci explique les actions organisées autour des joueuses du club : Restos du Cœur, lutte contre le cancer, nettoyage des rives du Doubs. Elles doivent montrer l’exemple et surtout porter les valeurs (nouvelles) du club.  En cela, l’ESBF a pris durablement la place de l’ASPOHB sur ce créneau, alors que la logique aurait voulu le contraire.

Lorsque je suis arrivé durant l’été 2012 à l’ASPOHB, j’avais compris que le club devait évoluer vers des valeurs autour d’un concept qui devait faire sens pour chacun de ses membres. Une sorte d’idéologie autour d’un thème.  J’ai donc imaginé le projet Mypurepalente. L’idée était de mélanger et mettre en valeur un produit de relation publique et un modèle économique autour d’un sponsoring novateur. Octobre 2012, je débute selon mon plan validé alors par le président du club, ma campagne de presse en rencontrant le correspondant de l’Est Républicain en charge du Handball et de Palente et  lui explique l’idée. Je vais même rédiger l’article moi-même pour une impression future. (Un teaser sur macommune.info avait été mis en place également quelques semaines auparavant). L’article de l’Est ne sera jamais mis en lumière et progressivement le concept sera remis en question par le président du club en Janvier 2013, lors d’un Conseil d’Administration homérique. « Je pensais que l’on vendait le club et nous vendons un concept ! » La phrase résonne encore. Un dernier spasme sera lancé en Mars/Avril. En vain, la mort était programmée, sans vraiment comprendre le fond.

Mypurepalente était un programme qui était la continuité de ce qui avait été entrepris dans la structure associative depuis 2007. Le club avait une section hand fauteuil et disposait de l’image d’un club de quartier (que j’estimais péjorative). L’idée était d’en faire un club « responsable » (mot ayant une large définition). J’avais demandé en début de saison aux joueuses de m’indiquer une « œuvre caritative » de leur choix (Lydie, c’était le Don du Sang, Charlène, les Sans Abris, Mélanie, les restos du Coeur etc…). Puis d’ajouter l’aspect écologique à l’ensemble. La première phase étant d’en parler et de communiquer autour de ce programme. La deuxième était de mettre en avant des actions et des ambassadrices. Justine Mougin, Mélanie Tournoux/Lydie Boudry, Emilie Grandjean et Juliette Jacquet devaient être les visages de ce projet. Les gourdes « La Bisontine » et les gobelets réutilisables étaient les premières actions visibles. Dans mon échéancier, les étapes devaient être les suivantes :

  • Octobre/Novembre 2012 : Une communication pour préparer les esprits autour de mots devant propulser l’ASPHOB vers l’innovation.
  • Janvier 2013 : Lancement du projet et explication et premières actions
  • Mars 2013 : Les ambassadrices entre en jeu et lancement du site internet activée autour du concept de la polénisation du contenues.
  • Mai 2013 : Lancement du programme de sponsoring participatif pour 2013/2014.

La suite devait être une succession d’actions (Bilan carbone du club, ampoule basse conso dans le bureau, planter des arbres autour du gymnase en rénovation, actions autour du handicap, créer un trophée mettant en avant des actions solidaires, vidéo montrant des portraits de joueuses du club mettant en avant les valeurs du programme etc…) devant entretenir le programme et établir un total de deux levés de fonds participatives sur un total de 3 années d’activités (la base pour mettre en place une image).

Ainsi le programme de sponsoring participatif était le modèle hybride du club de partenaire et du club de supporter. L’apport de base débutait à 5 euros et montait ensuite jusqu’à 100 euros (en échange de bracelets aux couleurs du club, stikers, T-shirt, montre, maillot collector, coup d’envoi d’une rencontre etc…). Ce que je visais c’était 6000 à 8000 euros cette première saison. Principalement grâce au système du sponsoring parent et de l’équivalence public/privée. Je n’entre pas dans le détail, mais ce système a toujours fonctionné par le passé.

Cette étude devait permettre de répondre à plusieurs questions à l’époque. L’implication active de ses supporter, une image responsable, un sponsoring novateur, une communication active d’un nouveau genre. Bref les ingrédients pour répondre aux problématiques du club à l’époque, tel que cela m’avait été exposé en Mai 2012. Au lieu de cela, sous la pression du président, j’ai ajusté mon projet pour le transformer en outil de recherche sponsoring classique dès Novembre 2012. A regret, tout en gardant en tête le fond de l’idée initiale et son échéancier.

Aujourd’hui l’ASPOHB met en place la politique du logo. Le conseil que je donne à mes successeurs est le suivant : Plus une marque s’identifie à des valeurs différente de son ADN, plus elle sera contestée et critiquée. Le chemin de l’image de marque est un long voyage. Très long.

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