MUSE oublie ses origines et c’est bien dommage

Dimanche, discutant avec ma sœur du dernier  album de MUSE, The 2nd Law, je lui fais part de ma déception après l’écoute de cet opus. En guise d’argument et connaissant parfaitement mes goûts musicaux, elle me refait écouter « Supremacy », un titre très James Bondien (d’ailleurs c’était une chanson qui a été proposé par le groupe pour Skyfall, avant que les producteurs ne préfèrent Adèle). Certes le titre est bien, mais je ne suis guère enthousiasmé.

MUSE c’est l’évolution musicale d’un groupe par excellence. Il y a 10 ans, ma sœur n’aimait pas du tout ce groupe, moi j’adorais. Aujourd’hui c’est le contraire.

J’ai adoré Origin of Symmetry, Showbiz et l’obscure Absolution. J’ai même le psychédélique Hullabaloo (déjà spécial à l’écoute). Puis il y a eu le fameux Black Holes and Révélation. Une déception acoustique. C’est ici que j’ai compris que MUSE allait pondre des albums avec 2 ou 3 tubes et ensuite pas mal de n’importe quoi. Franchement j’ai rigolé quand j’ai entendu Knights of Cydonia. C’était quoi ce morceau ? Un titre sorti d’une bande originale d’un manga western des années 80/90 ?

Je me suis arrêté là. L’Album The Résistance était trop imparfait à mon sens pour justifier un achat et 2nd Law est du niveau de Black Holes and Révélation. Madness fait penser à Ulysse 31 (ce fameux retour aux dessins animés des années 80/90). Mais visiblement cela marche.

Origin of Symetry c’est moins vendu que Absolution, Black Holes and Révélation et même Résistance. Alors que c’est probablement le meilleur du groupe à ce jour. Enfin selon mon avis subjectif.  MUSE fait du commercial avec des pastilles de rappel, mais cela ne marche plus. La déception grandi album après album. Aujourd’hui j’écoute Origin et Absolution, avec plaisir, mais je me demande encore si ce groupe dispose d’un réel style ou si il n’est juste qu’un modèle d’expérimentation de sons.

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