L’histoire de la Formule 1 connu depuis toujours, deux types de pilotes : le payant et le payé. Ces derniers étaient l’élite du sport, touchant des salaires entre 700.000 euros et 30 millions d’euros, l’année dernière. La première catégorie est différente. Apportant un budget à l’équipe, ils sont rémunérés par des primes. Bruno Senna invente, lui, le pilote bénévole. Ne touchant aucun salaire de l’équipe, mais n’apportant pas de sponsor non plus.

Lorsqu’un pilote paie son volant, les sponsors offrent leurs concours pour obtenir ce volant (prenons l’exemple de 8 millions de dollars), dans une équipe. Cette dernière généralement distribue deux types de « salaires » au pilote : Ses frais personnels (autour de 200/250.000 dollars) et un système de prime (très souvent une prime pour finir un GP hors des points, qui se chiffre à 75.000 dollars).

Dans le cas de Bruno Senna, pilote Campos Meta 1 en 2010, le besoin est différent. Ses sponsors lui offrent 225.000 dollars  (150.000 euros environ) pour ses frais de déplacements, location, préparation physique. Une première dans l’histoire à ma connaissance. L’équipe espagnole ne lui donnera même pas de prime de résultat, sauf si Senna marque un point par exemple.

Le pilote bénévole est né, l’exemple sera repris à l’avenir.

A la lecture du document du TGI de Paris dans l’affaire Briatore/FIA, une chose m’a interloqué. Je m’imaginais bien que cela pouvait servir d’argument, mais pas de manière sérieuse, dans un argumentaire judiciaire.

« Les mesures qu’il (Flavio Briatore) sollicite sont justifiées pour mettre fin à sa situation de bannissement: il a subi par ailleurs un préjudice moral et d’image considérable. L’expression  »Briatore exclu’ amenant ainsi sur le site Coogle 297.000 réponses, celle de « Briatore banned », 161 .000. »

Donc Google peut être un argument pour préjudice moral et d’image. Intéressant. Au-delà de la lecture et de l’analyse de la décision, le TGI a jugé finalement le processus d’enquête et la méthode de la FIA et de son président Max Mosley dans l’affaire du Spygate. Rien n’enlève toutefois le rôle de Flavio Briatore dans cette affaire. La FIA utilisera l’appel à chaque fois que cela sera possible et repoussera ainsi « la liberté » de l’italien.

Mais ce que la FIA ne souhaite pas, c’est d’établir une Jurisprudence Briatore. Ce qui ouvrirait la porte à toutes fraudes, en toute légalité judiciaire. La bataille n’est donc pas terminée sur ce point précis. Enfin, l’essentiel pour Briatore était de préservé 1/3 de sa fortune, à savoir ses 20% des Queens Park Rangers, car une mauvaise décision du TGI de Paris, et l’italien était obligé de vendre ses parts, et se retrouvait mis dans une liste noir des dirigeants. Ce qui n’est pas bon pour le business.

Pour résumer, Briatore a été blanchi sur la forme et non sur le fond, il sauve son business, tandis que la FIA craint une dérive future avec cette décision du TGI de Paris et fera appel, tout en renforçant son processus de sanction à terme.

Seesmic, créée par l’entrepreneur français Loïc Le Meur, aurait finalisé le rachat du service Ping.fm. Cette acquisition, dont le montant n’a pas été communiqué, vise à fusionner les deux produits directement au sein du logiciel Seesmic.

Intéressant changement que Seesmic. Lancée comme une plateforme de conversation vidéo en 2007, un virage a été négocié en 2009. Toutefois, le rachat de Twhirl en Avril 2008 était un début de stratégie étonnant que personne n’avaient vraiment compris au début. La sortie de Seesmic Desktop (environ 3 millions de téléchargement à ce jour), un client Adobe Air permettant d’avoir son compte Facebook et Twitter sur une seule page a été un succès.

Toutefois, le rachat de Ping.fm est encore plus intéressant car il vise un objectif : devenir la porte d’entrée du web social sur internet. En effet, les clients Twitter et autre ne sont que des produits de la galaxie, des étoiles de plus, qui n’apportent (à première vue) rien. J’utilise Seesmic Desk, et j’apprécie beaucoup le produit. Pour rappel, Ping.fm permet de publier un même message sur différents réseaux communautaires tels que Facebook, Twitter, LinkedIn, Flickr ou Delicious. Ping.fm est principalement réservé à un usage mobile. Le client Seesmic intégrera ces technologies à l’avenir.

Le Meur avait récemment indiqué qu’il souhaitait indexé les API de Linkedin et autre dans son client. Ce rachat permet de le faire plus vite.

Aucun chiffre de vente, mais comme pour Twhirl, un beau transfert de plateforme et de cerveaux.

Chaque début de mois, je vous propose un résumé des billets publiés sur mes autres blogs et contributions extérieurs.

L’actualité des Notes du Mardi, note de réflexion sur la Formule 1 dans son ensemble, disponible sur Fanaticf1.com :

-

L’actualité des notes et analyses sur le marketing sportif sur TomorrowSportMarks.com:

-

Top 5 de l’actualité et le décryptage de la Formule 1 sur TomorrowNewsF1.com :

-

Je contribue aussi sur voitureelectrique.net de Vincent Abry: