Espion, contrôle de l’information et industrie

L’affaire d’espionnage autour de Renault est symptomatique de réalisme d’un état actuel. Une affaire d’escroquerie manipulée en affaire d’espionnage à grande échelle et  hors de contrôle. Il est même souhaitable que l’affaire Renault face un précédent dans nos entreprises françaises. Des sociétés très fortes pour obtenir des informations des autres, mais incapable de se protéger…

Paradoxe avec le documentaire sur ARTE mercredi soir sur les MIG de la ZONE 51, ou la voix off indiquait que le Projet Manhattan (bombe atomique) avait fait travailler 120.000 personnes dans le secret le plus contrôlé et absolu. D’après les services secrets américains. Car du coté Soviétique…

Dans ma petite carrière dans les bureaux d’études, j’ai connu deux histoires. Je me souviens d’un groupe deux hommes et une femme venant d’un pays asiatique du Matin Calme,  pour faire un échange de données. Les écrans d’alors du BE montraient les derniers projets des principaux constructeurs européens. Ce petit groupe est resté environ 48h pour partir un matin, sans prévenir,  après être resté tard la veille, seul. Sous le prétexte que personne ne voulaient rester avec eux. La rumeur disait alors que des documents ont été copie. Je ne sais pas vraiment si cela a été vrai, mais le départ rapide du groupe a étonné à l’époque.

Idem lorsque je me suis retrouvé sur le marché du travail.  J’ai été contacté par un concurrent du BE de la société ou j’ai fait mon apprentissage.  La personne de l’autre coté du téléphone m’a ouvertement demandé de venir dans sa société, sous le prétexte que j’avais eu accès (directement ou indirectement) à des projets « type brevet. »  J’avoue que j’avais été choqué. Mon indécision avait eu raison de ma carrière dans ce bureau d’étude  concurrent. L’offre était  pourtant juteuse à l’époque.

Bref, l’espionnage direct ou indirect dans l’industrie a toujours été présent dans l’histoire, même récente. Plus une société dépose de brevet et innove, plus elle s’expose à cela. Alors un conseil : si vous avez une PME de pointe, une start-up ou vous êtes chef de service dans un bureau d’étude, donner un soin particulier à deux secteurs :

  • Contrôler la valeur des sources
  • Recouper les informations

Encadrer véritablement les stagiaires, les apprenties et les intérims qui bossent pour vous. Ce sont eux les principaux concernés après un passage chez vous.

Journaliste : Paradigme d’un nouvel ordre subit

La tension monte entre bloggeurs et journalistes. Pire, de provocation en provocation, une guerre s’annonce dès 2009 si cela continue et va faire beaucoup de dégats.

Le Monde a publié Mardi un dossier intitulé Profession blogueur, signé Yves Eudes. Et le moins que l’on puisse dire c’est que les réactions sont virulentes. En tête Presse-citron avec Eric Dupin qui explique la face caché de cette histoire et de ce dossier. Ensuite RealWriteWeb, qui dans un dossier (assez long) dresse ce qui pourrait être la prochaine bataille média sur le net : les blogs de filles. Tout en dressant le constat du document parut dans Le Monde.

En faite, l’article du Monde était une agression, destinée à démontrer que les blogs resteront toujours marginaux et tenus par des personnages qui usent de la société et de la crédulité des gens. En gros, le journaliste dresse le portrait de sa vie et de son oeuvre de journaliste. (Noter qu’il a mis 4 mois pour faire un dossier relativement médiocre.)

Soyons clair, j’ai cotoyé des journalistes ici et là, et ce qu’il m’a toujours étonné reste cette mentalité de supériorité. Cette manière de faire sentir que vous n’être rien sans lui. Leur vision calibrée au diamètre d’une fibre optique et biaisée. Les journalistes ne sont pas dans la réalité, c’est un fait, alors qu’ils doivent rapporter la réalité. En faite la différence entre un bloggeur et un journaliste, est que le premier n’a pas besoin d’un média pour exister, il le crée de par lui même. Pïre, les journalistes tirent à boulet rouge sur les blogs, alors que les sites amateurs font plus voir autant de dégat.

En faite, ce que j’ai appris, c’est qu’un journaliste ne travaille pas gratuitement, non pas au niveau de l’argent, mais au niveau de l’intérêt qu’il peut avoir pour vous. Par exemple parler d’un site internet qui marche dans sa région ne l’intéresse pas si au contraire il peut en obtenir avantage (pour lui ou pour le média qu’il représente). De plus, tout le monde sait que la profession permet d’obtenir des facilités fiscales, de cumuler à hauteur de 50% de son salaire des petits ménages sympas etc…

De toute manière pour moi la cause est déjà entendu et je me rangerais dans le camp des bloggeurs en cas de guerre (humour). D’autant plus que de l’autre coté, j’espère avoir crée des projets médias. A suivre donc, mais comme la comparaison entre l’industrie de la musique dans notre pays et notre presse, est pertinente, regardons  bien ce qu’il advient de l’industrie de la musique 5 ans après sa vendetta.

La Stampa piégée, sans commentaires

IL y avait eu l’affaire du SMS de Cécilia dans le Nouvel Obs, il y a l’affaire de la Stampa maintenant. Et il faut le dire très franchement cela en devient ridicule pour le journalisme.

Le quotidien italien La Stampa consacre sa Une au choix de Sarah Palin par John McCain pour le seconder dans la campagne présidentielle américaine. Une démarche spéciale car cette Une montre la couverture du magazine Vogue qu’aurait prétendument fait Sarah Palin.

Arrêt sur Image dévoile le pot aux roses et on ne sait s’il faut en rire ou en pleurer.