Les trois règles de base de la communication

Communiquer est un art et il faut se conformer à trois règles précises pour diffuser votre message.

1. Faite une annonce le Lundi.

Si vous avez un message à faire passer, il est toujours recommander de le faire en début de semaine. Maximum jusqu’au mercredi. La raison est simple : Nous sommes plus réceptifs à entendre de bonnes nouvelles durant ces 72 premières heures de la semaine. Les médias (que ce soit un communiqué de presse ou une déclaration sur Facebook ou Twitter) sont plus réceptifs. Vous pouvez penser que dévoiler quelques choses le dimanche soir vous permettra d’être visible le lundi. Vous vous trompez car il est plus intéressant d’être au centre de l’attention durant la journée du lundi et ensuite du mardi, pour exemple.

2. Ne faite jamais d’annonce le vendredi

Sachez qu’il existe une journée dans la semaine ou il ne faut rien dévoiler. La journée du vendredi est celle des mauvaises nouvelles. Ce jour de la semaine est considéré comme un trou noir pour la simple et unique raison que notre attention est limitée en début de week-end. Toutefois si vous avez une mauvaise nouvelle à annoncer, vous connaissez désormais le jour pour le faire. Ce sera vite oublier…

3. Evitez les semaines à jour férié

Lorsqu’un jour férié est en semaine, il est inutile de communiquer quoi que ce soit, car l’audience ne sera absolument pas réceptive à votre message. Les esprits sont ailleurs. Lorsque le jour férié est en début de semaine, comme cette semaine du 14 Juillet, cela a moins d’impact.

La vie est une histoire…Non ?

Après avoir écouté mon interlocuteur, suite à une conversation récente avec un dirigeant, j’ai lancé la phrase suivante: « En crise, comme aujourd’hui, l’objectif est d’augmenter l’affectif de vos partenaires afin de les garder le plus longtemps possibles. » L’impression d’enfoncer une porte ouverte ? Oui naturellement, mais le raisonnement était ailleurs.

Une année auparavant, un dirigeant me lance avec le plus sérieux du monde : « Marc, nous sommes en crise économique tu sais… » La réalité a frappée enfin la personne qui était en face de moi. Lui qui entretenait depuis plusieurs années un monde qui n’existait pas, se retrouvait confronté à ses propres limites psychologiques. Il avait été vaincu par la réalité. Une autre réalité. A ce moment précis j’ai définitivement compris qu’il m’avait fait venir pour entretenir le schéma qu’il avait mis en place  et pas pour en construire un nouveau.

Vous avez tous entendu parler du Storytelling. Cela existe depuis une douzaine d’année et nous sommes « les clients » tous les jours de cette tendance. Cela consiste à adapter un message positif destinée à rendre meilleur l’apparence de ces cibles. L’objectif est de vous raconter une histoire autour d’un fait ou d’une marque. La tendance s’applique à la fois dans le marketing, et dans le management. L’intrigue et la manipulation sont au centre du processus. C’est brut à lire, mais c’est la vérité. De la même manière qu’en politique les Spin Doctors ont été remplacé par des Story Spinners, le Storytelling laisse place progressivement à une nouvelle évolution. Plus virtuelle encore. Irréelle même.

Le storyspinning consiste à fabriquer une réalité (une histoire) pour rendre l’apparence meilleure à ses cibles.

Aujourd’hui les vieux modèles sont remplacés par de nouveaux qui sont ensuite remplacés et le cycle devient de plus en plus rapide. Nous n’avons plus le temps de nous adapter au changement. Cette suite ne rend pas le nouveaux modèle meilleur que l’ancien, il en donne simplement l’illusion par sa rapidité et sa résignation. De même, le principe de transparence rend le monde plus opaque à cause du désir d’en savoir plus tous les jours. Sauf que ce désir est parasité par un voile virtuelle qui agit sur nos émotions et l’influence que nous subissons chaque jour. C’est une bataille sans fin. Il n’y a plus de vérité, juste une logique ou chacun organise ses actions en fonction de SA vérité, basée sur sa logique et ses convictions. Elle-même influencée par la réalité qui nous convient.

Certains ont anticipé le fait que l’après storytelling était une société du rêve, dominée par les histoires. En réalité nous sommes en plein storyspinning. Un niveau intermédiaire qui risque de durée un long cycle.

Soyons clair notre culture est désormais fondée sur l’affirmation plutôt que la vérité. Le débat est guidé par l’opinion et non sur les faits. Mediapart et Wikileaks sont de beaux projets utopistes dans les faits, si l’on regarde cyniquement la situation. J’ai lu dans le dernier numéro de Vanity Fair que Mediapart était le relais des femmes mariées flouées. C’est Closer/Voici/Youpala à la sauce sérieuse, mais le fond est le même. Souvenons nous que  le pseudonyme « Gorge Profonde », qui a permis le scandale du Watergate (1972) et lancer définitivement cette nouvelle forme de journalisme d’étique, était un surnom tiré d’un film pornographique de la même époque. Ceci ne fait pas très sérieux avec un peu de recul. Mais à l’époque on pensait que le fond avait plus d’importance que la forme. Ce n’est plus le cas aujourd’hui. L’impression d’être un dinosaure en écrivant cela, mais il faut aussi vivre avec son temps. D’ailleurs, Mediapart lance des révélations mais cela reste de l’information brute le plus souvent et l’histoire est difficile à raconter et synthétiser pour les autres médias, pressés par le temps. Le contexte n’est plus une donnée, seul le présent compte et le buzz fait le reste. Toutes ces histoires sont de mauvais scénarios finalement. Des séries Z oubliées aussi vite qu’on les a consommées au pays de Nanarland. En bref nous sommes présentés comme une société plus informée et intelligente, sauf que c’est bien différent dans les faits. Nous sommes dans un brouillard et nous suivons les lignes sur la route à vitesse modérée. Tout en espérant qu’une biche ne vienne pas perturber notre concentration en s’installant au milieu de la route qui est humide et glissante.

Nous sommes samedi et je me demande si tout ceci à un sens. Pourtant je fais partie de ce mouvement, mais la vie n’est pas un jeu vidéo, ou une émission, ou un film. (Finalement les seuls repères que nous avons). Ces influences culturelles et la peur guident les décisions que nous prenons tous les jours. Ce n’est pas vraiment une notion positive. Gérer ses émotions c’est continuer d’être dans un rêve éveillé. C’est plaisant, mais irréelle. Un seul sentiment prédomine : la tristesse.

Le but dans la vie c’est d’avoir une belle histoire non ? Pour être moins triste…

ML Report – Ce que nous apprend la Corée du Nord et l’Iran sur la gestion de la communication/image

Aujourd’hui, le monde occidental se réveil en apprenant que la Corée du Nord a procédé à un essai nucléaire. Mais, la prouesse de ce pays n’est pas que là, elle est aussi dans la rumeur. En effet, cette bombe serait suffisamment petite pour être fixée sur une ogive et donc un missile et d’une puissance bien supérieure aux deux précédentes. Sans toutefois en avoir la preuve. C’est l’effet d’un pays fermé sur lui-même, qui en réalité maitrise sa communication via son organe de presse nationale. Alimentant le fantasme des experts occidentaux et biaisant les premières analyses.

Début Février, l’Iran présentait un avion de combat moderne. Cet appareil montré à la télévision d’Etat a été présenté comme le plus moderne du monde, avec une signature radar très faible, construit avec des matériaux modernes et une avionique avancée. Les phrases du régime se déroulent avec fierté devant une maquette en bois d’un avion aux designs sortit d’une bande dessinée. Une belle avancée pour un pays qui a lancé en 2007 son premier avions de casse basée sur un F5 américain datant des années 50.

Cette présentation fait suite toute une série d’annonce du régime Iranien : Envoi d’un singe dans l’espace, capacité accrue d’enrichissement d’uranium, projets de satellites, logiciel espion de réseaux sociaux. Malgré les sanctions Téhéran multiplie les démonstrations de force pour faire parler d’elle et contrôler son image. Qui n’a pas remarqué que le singe envoyé dans le espace, n’était pas le même que celui qui a été présenté à la presse après le voyage ? Personne naturellement. L’avion est une maquette qui n’est même pas à l’échelle humaine ? Peut importe. Qui a vu une bombe nucléaire iranienne en réalité ? Personne non plus. Bref, le pays cultive le fantasme américain, un peu comme la Chine l’avait fait il y a quelques années.

L’Empire du milieu est passé expert pour faire croire les choses, alors que ce n’est pas vrai en réalité. Un héritage du communisme soviétique qui n’a visiblement pas servi de leçon aux occidentaux.

Ce que nous apprends la Corée du Nord, l’Iran et la Chine dans une moindre mesure, est que lorsque l’on contrôle sa communication de A à Z, les voix des contradictions ne seront jamais aussi fortes que ce que l’on veut montrer en réalité. Une illusion de puissance et de pouvoir. Toutefois, dans le monde médiatique d’aujourd’hui, cela marche. Il faut plusieurs jours pour réagir et analyser (c’est donc trop tard), alors que le travail marketing a été travaillé à l’avance et anticipé, pour maximiser l’effet voulu et influencé les premières analyses médiatiques pour les orientés dans le sens de l’effet voulu. Tirer le premier c’est être vainqueur à tous les coups, même si le temps dira le contraire.

Faire passer un message

presse et le message

Il y a toujours plusieurs choses à apprendre sur le principe du management. Une des premières est la communication. Reste à savoir comment faire passer un message auprès d’une personne visée particulièrement. A ce petit jeu, le monde du sport est très astucieux. Voici quelques clés pour s’en inspirer.

1 – l’importance du média

Dans le sport, la communication médiatique est importante. Il est conseillé dans les 100 jours d’un job de faire savoir que l’on existe en interne. Dans le sport, la série d’interview de Florentino Perez, président du Real Madrid,  au quotidien sportif espagnol AS n’avait pour but que de communiquer avec les fans du Real Madrid. Lors que, quand Perez parle sur MARCA, il s’adresse aux dirigeants et supporters du FC Barcelone. Aujourd’hui, Martin Whitmarsh, patron de l’équipe F1 McLaren,  a indiqué dans le journal populaire Bild qu’il était intéressé par le pilote allemand, Sébastian Vettel. Dans le même ordre d’idée, un politique fera une tribune dans Le Monde pour s’adresser aux français, et au Figaro ou Libération pour ses électeurs.

2 – Le choix des mots

L’important et de ne pas dévoiler l’intégralité de ses intentions mais, de le faire sous-entendre. Le plus souvent, pour déstabiliser il faut savoir viser juste un maillon faible de l’édifice adverse. Un président de club de football, par exemple, va annoncer son intérêt pour un joueur d’une équipe adverse par le célèbre « peut-être ». Mais, même si le sportif n’a aucun intérêt, l’influence médiatique fera son effet à terme. Le plus souvent une annonce ouverte d’intention représente 90% d’intérêts. Autrement c’est un bluff pour toucher une autre personne en coulisse. Ici encore, il faut observer l’origine du média qui diffuse l’information.

3 – La rumeur

Plus ravageuse et toujours efficace la rumeur est une excellente méthode de communication pour adresser un message. Souvenir des rumeurs autour de Christiano Ronaldo avant son transfert au Real Madrid, surtout destiné à déstabiliser le joueur et son équipe d’alors, Manchester United. Très souvent, un président ou un haut responsable touche un mot à un journaliste et la rumeur débute. Encore une fois, l’origine du média a son importance.