Créer l’inconfort et inventer l’avenir

« C’est dans l’inconfort que l’on grandit  »

Cette phrase est citée régulièrement comme une étape de développement du bien-être. Si vous cherchez à créer des changements positifs dans votre communauté (ou vous même), il est presque certain que vous créerez également une zone inconfortable.

Il y a quelques temps lorsque j’entrais dans un projet, mon état d’esprit était de me dire : « Il faut que cela ait du sens pour faire progresser la structure. » C’était très simple…trop simple. Finalement la réflexion que j’aurais dû avoir était : « Cela va rendre certaines personnes mal à l’aise. »

L’expérience fait que l’on évolue, progresse, mais nous ne changeons pas vraiment. Mon état d’esprit est toujours à l’innovation mais il a aussi aussi évolué et progressé. La citation de Seth Godin synthétise assez bien cette nouvelle histoire que j’écris.

La façon la plus courante de faire face au futur est d’essayer de le prédire. Être au bon endroit au bon moment avec les bonnes compétences ou les investissements.

Une approche beaucoup plus réussie et fiable consiste à inventer l’avenir. Naturellement juste une petite partie. Mais assez pour faire la différence.
Seth Godin

IBB, l’espace de la mutualisation des compétences à Besançon

La première impression une fois dans les locaux est le silence.  Complétée visuellement par une luminosité impressionnante et une ambiance scandinave, écolo, appelant étonnamment non pas à la détente, mais au travail. Ici une salle de réunion avec visioconférence, plus loin un endroit original et isolé pour une concentration accrue. Par terre une moquette herbe au contact zen et un mini golf pour le fun. Bienvenue dans un des espaces les plus originales de Besançon : I Bureau Bisontin.

Inauguré fin juin 2011, ses bureaux sont à louer sur un principe original, qui mérite que l’on s’attarde : le Coworking. Le projet est né d’une réflexion entre copain, matérialisé par un espace d’avenir qui permettra à un webdesigner d’échanger des idées avec un photographe par exemple ou d’un consultant envers un autre consultant : « L’objectif est d’avoir des coworkers sympas » me lance au téléphone Nicolas Peycru, l’un des fondateurs du programme. IBB est un endroit avec un esprit nouveau d’ouverture sur le travail. L’esprit d’équipe, voilà ce que proposent ses murs à ses futurs locataires. « Ce n’est pas le bâtiment qui fait l’ambiance, c’est les personnes dedans » lance le père du fondateur.

C’est ce qui est impressionnant chez IBB, c’est l’esprit qui y règne. La passion transpire et passer quelques heures dans cet îlot bisontin passe tellement vite…Loin des espaces de travail sans âme, limité à l’apport en pourcentage annuels du chiffre d’affaire et d’un bureau dans un coin d’une pépinière. Ici, l’esprit et de mutualiser « une équipe » de multiples compétences, souhaitant s’enrichir l’une envers l’autre.

Lors de ma visite, cela m’a rappelé des souvenirs de bureaux d’études et les modifications que l’on m’avait demandés de faire à l’époque. Un espace open space pour qu’une personne souhaite parler à une autre, juste en se déplaçant dans l’espace et pas franchir des endroits sous la forme de conclave.

L’endroit appel les métiers de conceptions,  ayant besoin de locaux pour leur développement. Une ambassade des métiers d’avenir dans la capitale bisontine qui deviendra, à terme, un endroit hype où il faudra être et rencontrer des gens pour faire évoluer son activité.

Espion, contrôle de l’information et industrie

L’affaire d’espionnage autour de Renault est symptomatique de réalisme d’un état actuel. Une affaire d’escroquerie manipulée en affaire d’espionnage à grande échelle et  hors de contrôle. Il est même souhaitable que l’affaire Renault face un précédent dans nos entreprises françaises. Des sociétés très fortes pour obtenir des informations des autres, mais incapable de se protéger…

Paradoxe avec le documentaire sur ARTE mercredi soir sur les MIG de la ZONE 51, ou la voix off indiquait que le Projet Manhattan (bombe atomique) avait fait travailler 120.000 personnes dans le secret le plus contrôlé et absolu. D’après les services secrets américains. Car du coté Soviétique…

Dans ma petite carrière dans les bureaux d’études, j’ai connu deux histoires. Je me souviens d’un groupe deux hommes et une femme venant d’un pays asiatique du Matin Calme,  pour faire un échange de données. Les écrans d’alors du BE montraient les derniers projets des principaux constructeurs européens. Ce petit groupe est resté environ 48h pour partir un matin, sans prévenir,  après être resté tard la veille, seul. Sous le prétexte que personne ne voulaient rester avec eux. La rumeur disait alors que des documents ont été copie. Je ne sais pas vraiment si cela a été vrai, mais le départ rapide du groupe a étonné à l’époque.

Idem lorsque je me suis retrouvé sur le marché du travail.  J’ai été contacté par un concurrent du BE de la société ou j’ai fait mon apprentissage.  La personne de l’autre coté du téléphone m’a ouvertement demandé de venir dans sa société, sous le prétexte que j’avais eu accès (directement ou indirectement) à des projets « type brevet. »  J’avoue que j’avais été choqué. Mon indécision avait eu raison de ma carrière dans ce bureau d’étude  concurrent. L’offre était  pourtant juteuse à l’époque.

Bref, l’espionnage direct ou indirect dans l’industrie a toujours été présent dans l’histoire, même récente. Plus une société dépose de brevet et innove, plus elle s’expose à cela. Alors un conseil : si vous avez une PME de pointe, une start-up ou vous êtes chef de service dans un bureau d’étude, donner un soin particulier à deux secteurs :

  • Contrôler la valeur des sources
  • Recouper les informations

Encadrer véritablement les stagiaires, les apprenties et les intérims qui bossent pour vous. Ce sont eux les principaux concernés après un passage chez vous.

Comment construire une marque ?

Construire une marque est très difficile de nos jours. Du slogan, des années 70/80, du Logo, en passant par l’Histoire d’une marque, le marketing évolue par décennie pour imposer un nouveau concept permettant l’identification. Toutefois, il faut bien comprendre qu’une marque passe par trois grandes phases de sa vie. Enfin nous verrons comment atteindre la première des trois grandes phases.

Voici les trois phases de la vie d’une marque :

  • 1 – L’héroïsme, ou la marque impose sa différence
  • 2 – La Sagesse, ou la marque obtient la confiance
  • 3 – Le mythe, ou la marque acquiert une conscience

Aujourd’hui, il faut savoir décliner pour se reconstruire. Nike l’a fait dans les années 90 pour passer au rang de Mythe par exemple. Google aussi. Cette dernière a mis moins de 10 ans a s’imposer. Facebook, par exemple, est dans la deuxième phase, celle de la Sagesse, car la marque obtient confiance par effet boule de neige avec 300 millions de membres dans le monde.

Reste à savoir comment construire une marque. Trois idées de base pour établir la première phase de la vie d’une marque : L’histoire. Si la marque a déjà une histoire, utilisez là, cela permettra d’avoir une confiance plus rapide. Toutefois si vous n’avez pas de passé à vanter, l’autre solution est de s’appuyé sur une forte personnalité. A savoir vous-même, ou un tiers. Alice par exemple est très connue grâce à sa blonde. Richard Branson de Virgin incarne sa marque.

Dernière possibilité, raconter une belle histoire. Une histoire doit se construire autour de la marque, cela permet de créer une identité. Les « valeurs » restent toujours un bon filon, mais attention à ne pas tomber dans le slogan publicitaire qui tue la marque. De même faite aussi attention à ne pas faire de mensonges. Rien de tel pour ne pas être pris au sérieux et donc de donner une mauvaise réputation à une marque.

Business model Internet, l’illusion du gratuit

Très bon billet sur le blog Mashable France sur l’illusion d’un projet internet gratuit et sa viabilité.

Je voudrais évoquer avec vous le mirage économique engendré par le Diktat des Grands, ce que j’appellerai « La Victoire évidente des Goliaths sur les Davids ». Vous l’aurez compris, je parle de Google, Yahoo & Co… Ces entreprises que je salue et remercie pour leur services de qualité détruisent à leur manière l’économie du Web petit à petit. Non pas que le Web sera voué à disparaître, disons plutôt qu’elles biaisent l’approche que les entrepreneurs ont de cette économie virtuelle. Si nous prenons Google par exemple, 90% du CA est réalisé par la Pub. Vous savez la régie AdSense et AdWords… Ces revenus conséquents permettent à Google de développer des services de qualité totalement gratuits. Et logiquement, nous tous en tant que très rationnel « Homo Oeconomicus », nous ne pouvons pas résister à l’association de mots Qualité/Gratuité. Je ne vous en veux pas, je participe au carnage. Et nous avons tous contribué à créer le Business du Gratuit.

Lire la suite du billet « La victoire évidente des Goliaths sur les Davids«