Créer l’inconfort et inventer l’avenir

« C’est dans l’inconfort que l’on grandit  »

Cette phrase est citée régulièrement comme une étape de développement du bien-être. Si vous cherchez à créer des changements positifs dans votre communauté (ou vous même), il est presque certain que vous créerez également une zone inconfortable.

Il y a quelques temps lorsque j’entrais dans un projet, mon état d’esprit était de me dire : « Il faut que cela ait du sens pour faire progresser la structure. » C’était très simple…trop simple. Finalement la réflexion que j’aurais dû avoir était : « Cela va rendre certaines personnes mal à l’aise. »

L’expérience fait que l’on évolue, progresse, mais nous ne changeons pas vraiment. Mon état d’esprit est toujours à l’innovation mais il a aussi aussi évolué et progressé. La citation de Seth Godin synthétise assez bien cette nouvelle histoire que j’écris.

La façon la plus courante de faire face au futur est d’essayer de le prédire. Être au bon endroit au bon moment avec les bonnes compétences ou les investissements.

Une approche beaucoup plus réussie et fiable consiste à inventer l’avenir. Naturellement juste une petite partie. Mais assez pour faire la différence.
Seth Godin

L’influence et ses notions

L’influence. Une notion assez obscure qui mélange des formes pour faire croire à un objet de valeur, qui au final n’est pas mesurable. L’influence est trop rapidement confondue à l’affluence. Un héritage de la télévision ou plus un programme est visionné, plus il est influent. Voir le journal tv de TF1 de 20h, qui est à la base de plusieurs articles médias depuis deux ans maintenant. Cette chute d’audience se mesure à une perte d’influence et de sérieux de la première chaine.

Une chose à remarquer est que Facebook et Twitter ne sont pas des outils d’influences. Croire cela est faux, ils sont utilisés comme des agregateurs, une sorte de nouveau flux RSS social par les internautes. Cette notion est d’ailleurs visible. Le principe du retweet est expliqué de la manière suivante : « plus vous avez de followers, plus vous serez retweetés ». Donc plus j’ai de monde, plus j’ai de chance que l’on parle de moi. Je n’appelle pas cela « avoir de l’influence ». Mon site de F1 est lu par toutes les équipes de Formule 1 (Sauf HRT) et une majorité de sponsors, mais aucun ne me suis sur Twitter. Paradoxe donc, pourtant suis-je influents ? Ou pas ?

Ce que je crois est que le site internet n’est pas mort, loin de là. Il est à la base du contenu, que les réseaux sociaux ont besoin. Ses outils, comme Google, ont besoin de contenus pour exister et donc de sites pour grossir. Nous pouvons dire que Google, Facebook et Twitter sont influent, mais en tant qu’outil et non par votre compte personnel.

L’influence tiens compte d’un aspect, selon moi, psychologique et économique. Vous allez plus croire une information dans un support matériel que virtuel. C’est un fait. Donc par effet, vous allez plus croire un site internet d’un support papier qu’un support 100% virtuel, n’ayant aucun modèle économique visible et ne produisant rien. Cette notion aspire aussi la notion de crédibilité.

Autre effet de l’influence, assez négligé je pense, est le temps de présence d’un internaute sur votre site. Est-ce que 3 min de présence en moyenne fait de vous un site influent ? Probablement non, car vous serez considérés comme un site de consommation courante. Toutefois, si l’internaute reste 8 ou 10 min, la donne change réellement. Récemment des questions sur Linkedin, sur sa capacité à retenir plus de 8 min ses internautes, alors que Facebook arrive à 25 min et Twitter 20 min environ, a donné une nouvelle indication. Certain analystes estiment que Linkedin n’est pas réellement influent dans la gestion sociale de nos activités virtuelles. La notion est en place sur cette base du temps de présence.

L’influence commence par petite vague pour terminer en tsunami et non le contraire. De plus, elle est invisible et liée à notre assimilation et aussi nos intérêts. Personnellement, quand je lis qu’un grand journaliste F1 reprend mes chiffres de salaire, pour illustrer un de ses billets. J’estime être un peu influent.

Spin Off du Dr House sur Iphone

drhouseLe Spin OFF est une série dérivée d’un programme original. Par exemple, Les Experts Miami et Manhattan sont les spins offs des Expert Las Vegas. Idem pour NCIS et NCIS Los Angeles (moins bon d’ailleurs). Mais ces programmes étaient diffusés à la télévision. Tous ?  Non pas le prochain spin OFF de Dr House.

La FOX lancera une déclinaison de son programme sur IPhone ! Nurse Jeffrey est une minisérie qui sera disponible à la fin du mois de Mai sur votre terminal favori. Une initiative originale.

Sachant que le marché des applications payantes Iphone (et IPad à l’avenir) explose aux Etats-Unis, il ne serait pas impossible de voir un nouveau business model pour beaucoup de produit médias (émission de télévision, minisérie par exemple).

Infos payantes, le contre exemple Wikipedia

Faire payer l’information ? La question est sur le bout des lèvres dans la plupart des rédactions traditionnelles concernant leurs sites web. Mais, hormis quelques exceptions (dont le Wall Street Journal), l’information reste gratuite. Car pour bon nombre de personne l’information est gratuite. La télévision (premier média d’information) est gratuite, la radio aussi. La presse a toujours eu un rôle spécifique dans le monde de l’information, car historique. Mais le web est aussi gratuit.

Faire payer l’information de force est difficile. Car internet étant très vaste, une information payante se retrouve gratuite le lendemain ou le jour même sur un autre site. Il suffit de faire une recherche Google pour s’en rendre compte assez facilement. Le système payant permet d’avoir la primeur d’une information, selon ceux qui soutiennent l’initiative du payant. Peut être qu’ils ont raison, mais l’internaute sera seul juge finalement. Mais est ce que le contenu intéresse réellement l’internaute ? Un internaute ira plus vers un site d’information plutôt qu’un autre suivant ses intérêts. La marque joue donc un rôle important tout comme le service. En cela  le modèle Wikipedia semble intéressant pour l’avenir.

Souvenez-vous de 2008, Wikimedia (maison mère de Wikipedia) fait une levée de fonds de 6.2 millions de dollars pour couvrir ses frais. Un succès. Car les internautes ont payé pour quoi ? Pas pour le contenu, mais pour permettre aux gens de continuer à lire le contenu, à savoir les serveurs, l’hébergement, bande passante et salaire) et financer le développement et les améliorations du logiciel. Ce qui est très différent. Depuis 2006, 9,7 millions de dollars ont été ainsi récolté avec cette argumentation simple.

Un exemple qui laisse à réfléchir. Les internautes ne sont pas près à donner de l’argent pour lire une information, mais le font volontiers pour permettre à un service de continuer d’émettre gratuitement, pour le développer et Wikipedia est une des marques les plus connues dans le monde. La réflexion par de là…

Comment construire une marque ?

Construire une marque est très difficile de nos jours. Du slogan, des années 70/80, du Logo, en passant par l’Histoire d’une marque, le marketing évolue par décennie pour imposer un nouveau concept permettant l’identification. Toutefois, il faut bien comprendre qu’une marque passe par trois grandes phases de sa vie. Enfin nous verrons comment atteindre la première des trois grandes phases.

Voici les trois phases de la vie d’une marque :

  • 1 – L’héroïsme, ou la marque impose sa différence
  • 2 – La Sagesse, ou la marque obtient la confiance
  • 3 – Le mythe, ou la marque acquiert une conscience

Aujourd’hui, il faut savoir décliner pour se reconstruire. Nike l’a fait dans les années 90 pour passer au rang de Mythe par exemple. Google aussi. Cette dernière a mis moins de 10 ans a s’imposer. Facebook, par exemple, est dans la deuxième phase, celle de la Sagesse, car la marque obtient confiance par effet boule de neige avec 300 millions de membres dans le monde.

Reste à savoir comment construire une marque. Trois idées de base pour établir la première phase de la vie d’une marque : L’histoire. Si la marque a déjà une histoire, utilisez là, cela permettra d’avoir une confiance plus rapide. Toutefois si vous n’avez pas de passé à vanter, l’autre solution est de s’appuyé sur une forte personnalité. A savoir vous-même, ou un tiers. Alice par exemple est très connue grâce à sa blonde. Richard Branson de Virgin incarne sa marque.

Dernière possibilité, raconter une belle histoire. Une histoire doit se construire autour de la marque, cela permet de créer une identité. Les « valeurs » restent toujours un bon filon, mais attention à ne pas tomber dans le slogan publicitaire qui tue la marque. De même faite aussi attention à ne pas faire de mensonges. Rien de tel pour ne pas être pris au sérieux et donc de donner une mauvaise réputation à une marque.