En me procurant le dernier album des Gun’s N Roses, je me projette 15 ans en arrière dans mon adolescence fofolle, comme si je ne voulais pas grandir, et garder cette période à jamais en marche. Et je dois dire que Chinese Democracy est un bon album. Pas le meilleur du monde, ni de l’année, mais un grand best of du Rock depuis la chute du groupe en 96.
Moi j’ai connu les Gun’s par deux films sur Canal + au début des années 90. Le premier était le dernier inspecteur Harry de Clint Eastwood, ou une scène d’un clip d’horreur est réalisé dans une pièce réfrigéré et on entend Welome to the Jungle. Ma première claque. Ensuite, dans un chef d’œuvre du Karaté (je déconne), Le Ninja Blanc (Americain Ninja 2 bis pour les puristes), avec le très californien Move to the City résonnant durant quelques secondes. Les clips de November Rain, Don’t Cry et You Could be mine ont définitivement envahis mon univers. Je suis devenu fan au point de jouer de la guitare. Bref j’ai appris avec déchirure la séparation du groupe aux milieux des années 90. Alors que j’attendais 1997 avec enthousiasme pour écouter Chinese Démocracy. En vain.
Entre temps je me suis reporté vers Slash qui a sorti un album solo, avec Slash’s Snakepit, son nouveau groupe. En 1997, j’avais lu dans un MAX de l’époque (celui avec le calendrier dedans lol) une ITW de Slash disant que son départ des Gun’s était du à une divergence entre lui et Axl, car ce dernier voulait mettre du rap dans le Chinese Democracy, prévu pour 97. Lui (Slash) après avoir vu les refus de toute ses chansons, il en a fait un album. Mais il y avait un mot d’ordre pour l’ultime album : Revenir à Appetite for Destruction. Un cahier des charges imposé par Slash à l’époque, qu’il a appliqué à lui-même pour les Velvet Revolver en 2004, les Gun’s sans Axl toutefois. L’esprit est là mais il manque l’âme.
Alors après avoir su que, enfin Chineses Democracy allait sortir, j’ai hésité longtemps. Et finalement je l’ai acheté, par curiosité et par souvenir. Et des souvenirs il y en a eu, mais que des bons. C.D. est un bon best of des 15 dernières années du rock.
Franchement hormis Chinese Democracy, la première chanson de l’album, qui est un retour au Welcome to the Jungle par la puissance, le reste est un mixe de Hoobastank, Bon Jovi, Jenifer (si si par certain son du premier album de la belle). Linkin Park aussi, y’a des solos à la Rage again the machine (pour la 9) et Sorry a un son très années 80 dans son solo et son rythme globale, This i love est comme si November Rain pouvait continuer. Scraped, est un You could be mine remixer, bref c’est un grand remixe de ce qui a marché depuis 15 ans mais à la sauce Axl Roses qui cristallise de par sa voix l’ambiance de l’album.
Un album pour ceux qui ne connaisse pas trop les Gun’s mais qui veulent connaitre le mythe. Pour les fans, c’est une déception notable car il n’y a pas de nouveauté entendue. On a juste l’impression d’entendre Slash ici et là, l’imaginant rodant dans l’album, mais pour la plupart des chansons, on l’imagine mal faire cela avec sa guitare.
Nota : Chinese Democracy, Street of dreams, Scraped et This i love sont dans l’esprit Gun’s d’avant.