Critique de critique : Whiteout

Pas de révolution dans Whiteout, un thriller dont les deux seuls intérêts est d’avoir une intrigue se déroulant en Antarctique et  Kate Beckinsale.

La synthèse du film basée sur une bonne idée mais qui a été bâclé et donc le niveau est aussi bas que les températures annoncées dans le film. Pourtant il y a de l’action, une bonne musique, du suspens, de l’intrigue aussi, et le film passe vite, mais nous restons sur notre faim.

Tout est si évidement, digne de Oracio des Experts, qu’on est nous même étonné de la facilité dont tout est décortiqué en moins de temps qu’il en faut. Pour vous citez un exemple, le trio qui mène la recherche dans l’avion cargo russe, va mettre plus de temps à vouloir sortir de l’avion enfoui dans al neige que d’avoir compris comment l’avion est arrivé là, et même de connaitre le type d’appareil et donc sa date. Impressionnant.

Autre invraisemblance, Kate Beckinsale, fait un défilé automne-hiver pour la Redoute dans ce film. Cette actrice est vraiment très belle, mais changer de coupe de cheveux trois scènes de suite est tout de même parodique. Pis, elle va avoir mal à une main à cause du froid, mais elle ne se protège pas le visage malgré les températures extrêmes. Enfin, la bataille avec le méchant (oui y’a un méchant vilain) au milieu d’une tempête de neige réalisé avec des effets spéciaux digne de Julie Lescaut, gâche tout.

Bref pour conclure, Whiteout est une FBI (Fausse Bonne Idée), qui aurait mérité d’être le Abyss du froid, ou un Alien, coté intrigue,  afin de devenir un classique. Mais aucune révolution en perspective pour se film alimentaire qui aurait presque dû sortir en DVD directement. A l’image de nombreux film made in USA d’action ou thriller depuis deux ans.

Note 5/10

Critique de critique : Lucky Luke

L’épisode du précédent Astérix m’avait passablement calmé sur les comédies basées librement sur des BD. Pourtant n’étant pas inspiré par les autres films et aimant Jean Dujardin, je suis allé voir Lucky Luke...une surprise.

Oublier tout de suite les histoires des albums, ici nous avons droit à une libre adaptation, axé sur le personnage de Lucky Luke et un scénario original. Un western sympathique, mais pas pour les petits. Au début du film par exemple, les scènes sont assez violentes pour les enfants de moins de 12 ans et j’ai pu voir un couple partir au bout de 2 min du film car leur fils a eu peur.

Mais le reste est drôle, parodique même. Jean Dujardin joue un Lucky Luke convaincant et fidèle au personnage. L’intrigue est intéressante, mais ne se dévoile qu’à la fin. L’essentiel de ce long métrage est tourné autour du héro :  Son enfance, sa vie amoureuse, ses cauchemars etc….

Joly Jumper est là avec la voix de Bruno Salomone. Lla scène dans l’étable est très drôle d’ailleurs. Ma critique est assez confuse, mais j’ai été tellement étonné par ce film, m’attendant à un bide total, que je ne peux que le recommander finalement.

Le film est drôle, c’est un western à l’ancienne (avec la violence qui va avec), les codes de la BD sont là, et les acteurs s’amusent et cela est palpable à l’écran (Michael Yoon est très amusant). Mauvais point, la chanson chantée (mal) en play back par Alexandra Lamy fait mal aux oreilles.

Un conseil, restez jusqu’au générique de fin et lisez bien. Une surprise vous y attend et c’est un clin d’œil sympathique.

Note 8/10

Critique de critique : La proposition

La proposition partait d’une bonne idée de départ. Originale même. D’une femme de pouvoir qui va tout perdre en étant expulsée dans son pays d’origine (Canada) et qui se marie avec son assistant pour rester à New-York.

Toutefois, cela manque un peu de fantaisie. Cette comédie est surtout visuelle. Voir l’expression des visages et les moments de blanc sont très drôle, mais un manque dans les dialogues se fait sentir. Ryan Reynolds a un potentiel important dans ce film, mais qui n’est pas exploité. On sent bien que la vanne peut partir à tout moment, mais c’est retenu.

Sandra Bullock est très intéressante aussi et se moque de son physique. Son personnage se dévoile très peu finalement, et le week end qui était destiné à découvrir la personnalité des uns et des autres, ressemble à une simple galerie photo. Dommage.

Un film qui avait un bon potentiel mais auquel il manque un petit truc pour en faire une très bonne comédie romantique. Mais c’est un bon divertissement.

Note 7/10

Critique de Critique : L’affaire Farewell

Lorsque l’on regarde l’affiche de l’Affaire Farewell, le sous titre est peut être un peu pompeux, mais presque vrai. Un film solide d’espionnage historique à voir ou à avoir dans sa DVD Tech.

Nous sommes au début des années 80, l’URSS est en crise politique car Andropov est malade et Gorbadchef n’est pas encore premier secrétaire. François Mitterrand arrive au pouvoir en France et Ronald Reagan aux USA, le monde retombe froidement dans cette guerre qui fait peur à tout le monde depuis 1945. Deux hommes, un ingénieur de chez Thomson, basée à Moscou et un colonel du KGB vont contribuer à la chute du communisme, ou du moins l’accéléré.

Ce film est un film solide, mais si la femme de Guillaume Canet dans le film dit « j’ai épousé un ingénieur par James Bond » ne vous attendez pas à voir James Bond ou Jason Bourne au coin de la rue. C’est un film l’espionnage à l’ancienne, comme ceux des années 70, filmé à l’ancienne avec beaucoup de gros plan et des scènes longues de silence pour augmenter l’intensité.

Sauf que cela ne marche pas toujours, et que certaines secondes sont un peu longue pour les yeux, alors qu’elle n’apporte rien à la suite de l’histoire. Enfin la fin est très vite bâclée et à laisser les personnes de la salle sur leur fin. Cela arrive vite, sans intensité ou si peu et voilà écran blanc et fin. Dommage.

Le film manque d’intensité, mais reste un bon film avec un réel effort d’autenticité, mais il manque un petit truc qui nous laisse sur la fin et quelques longueurs.

Note : 8/10

Critique de critique : District 9

Je viens de sortir de la séance il y a 40 min et je dois dire que Discrit 9 est très impressionnant.

Nous sommes en 1982, un vaisseau E.T s’installe en lévitation au dessus de la ville de Johannesburg (Afrique du Sud pour les nuls en géo). Les humains ont décidé d’installer les extra-terrestres dans un ghetto-camps de concentration –  bidonville,  nommé District 9. Un endroit où les Nigérians et les E.T cohabitent pour le meilleur et pour le pire. 28 ans plus tard (donc 2010 l’année ou l’action se passe), les humains décident via le MNU (Multi National United), de transférer les E.T dans un autre camp à 200km de là, le District 10.

Concernant le film en lui même, il mélange documentaire et film, ce qui est assez vif et parfois déroutant. Il y a quelques moments de longueur, mais tout est très dynamique. Pour les effets spéciaux, c’est tout simplement stupéfiant. Les « crevettes » sont très réelles, les bâtiments, armes, sont très réels. Pour un budget de 35 millions de dollars, nous ont fait Astérix…plaisanterie mise à part, ce film de science-fiction est très intéressant, mais n’apporte pas vraiment de « morale » telle qu’aime nous servir le cinéma US. C’est d’ailleurs ce qui manque dans le film.

Le film est tout de même violent et certaines scènes ne seront pas du goût de tous.

Note 8/10