HuffPost France, le choc des valeurs et du marketing

Il y a quelques minutes, la version française du Huffington Post a pris vie avec un éditorial fondateur d’Anne Sinclair. Jamais un média « pure player » dans notre pays n’a eu un buzz médiatique aussi fort. Au point d’inquiéter radicalement la Société des Rédateurs (SRM) du groupe Le Monde. Le choc entre un média traditionnel avec ses valeurs et un média marketing.

« J’attends de voir le côté éditorial. Il n’y a pas de procès d’intention. Mais Le Monde a une bonne image éditoriale et on a peur de l’abîmer. » Explique Adrien de Tricornot, président de la SRM sur 20minutes.fr. Mais c’est surtout la présence d’Anne Sinclair, épouse à la ville de DSK qui inquiète : « C’est au nom du Monde que l’ex journaliste a pris contact avec de nombreuses personnalités pour quelle apportent leur contribution au site. Sans doute parce qu’auprès des blogeurs et du public français Le Monde est plus vendeur car plus connu que le Huffington Post. » Conclu le président de la Société des Rédacteurs.

Le Monde à une image essentiellement créée avec des enquêtes et révélations dans les années 80/90 (l’affaire du Rainbow Warrior par exemple) et reste considéré comme un média sérieux depuis son arrivée dans le paysage français après la Libération. Essentiellement dû à la valeur d’une équipe de journalistes ne souhaitant pas être partisan et visant à faire une information objective. L’ADN du Monde est ainsi fait. Mais, depuis environ 10 ans, le média est devenu un Média de validation. Sans relief.

De l’autre côté Le Huffington Post est un média jeune, né aux USA en 2005, il repose essentiellement, comme souvent dans un média en ligne, sur l’image de son fondateur. Ariana Huffington a un profil similaire à celui d’Anne Sinclair. C’est une personnalité qui a un carnet d’adresse pour faire progresser son média. Madame DSK est une image et cela reste du marketing. Le contenu du site tout le monde le connait : entre people, semi-révélations, opinions et liens d’ailleurs sur le web.

Anne Sinclair est la figure matérialisée du Huffington Post, rien de plus, et elle n’influencera pas la ligne éditorial qui sera assez large dans les opinions. Le succès d’un média sur internet repose sur la personnalité de ses créateurs (voir Rue89 et Slate.fr par exemple).

La (Dé)digitalisation de l’économie (E-book)

Publicités et le E-commerce ne sont pas les seules solutions pour un modèle économique. Une troisième voie est possible et a déjà démontrée son succès depuis plusieurs années. Après dix années de digitalisation économique, gommant toutes notions de valeur, un retour à la matière pour quantifier un produit est désormais visible. Cette troisième voie est une envie de contribuer à cette nouvelle étape du développement économique. C’est l’objectif de la (Dé)digitalisation, l’essai que j’ai écrit et qui a pour premier but d’accompagner cette idée.

Sous la forme d’un E-book d’environ 70 pages, la (Dé)digitalisation de l’économie présente des exemples de modèle économique autour du Business to Business, Business to Business to Consomers et Business to Consomers. Ensuite, il offre un petit manuel du management de la matérialisation économique.

Une première pierre vers une plus large application à l’avenir.

Découvrez la disponibilité de l’E-book en regardant ici

La (dé)digitalisation de l’économie numérique

Lors de la présentation de la tablette Kindle Fire, Jeff Bezos, le PDG d’Amazon a parlé de « service » complémentaire à tout l’écosystème du premier libraire du monde. Imitant ainsi Apple dans la démarche.

Premier effet de la (DE)digitalisation de l’économie numérique, qui devrait toucher son plein potentiel d’ici 4 ou 5 ans. Un modèle alternatif s’ajoutant au modèle de la publicité et du E-Commerce (direct et indirect), ayant compris qu’Internet et son contenu gratuit était un outil marketing devant permettre de faire un vrai business matériel. Car aujourd’hui, seul ce qui est matériel a de la valeur, au détriment de ce qui a été digitalisé,  qui a une valeur proche de zéro.

Déjà entrevue durant la dernière décennie, ce concept a été critiqué par les médias et les gourous du web, alors que de nombreux exemples démontrent sa réussite. De Bloomberg, en passant par LaFraise, Rue89, Apple et donc Amazon, ses sociétés n’ont pas suivi les tendances et ont imaginé un modèle similaire. (De) digitalisé.