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Un retour du payant web 2.0 ?

18 novembre 2008 | Pas de commentaires
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Le tout gratuit vs le retour du payant. La vielle bataille entre deux clans qui dure depuis plusieurs années, mais qui finalement offre un spectacle stérile. L’arrivée de nouveaux services, dit Web 2.0, ont relancés le sujet, toutefois le constat est là, le gratuit est un échec économique, mais un succès d’audience. Paradoxe, mais la théorie du plus d’audience possible et après ont monétise, n’est plus valable pour cause de crise économique et financière.

Le Web 2.0 avait dans l’idée de rendre gratuit des projets Web 1.0 obsolètes à leurs yeux et surtout payant. Le résultat est que ces marques 2.0 s’envolent en fonction du mur des lamentations financières, tandis que les marques 1.0 sont toujours là, solide. Le Web 2.0 a entretenu un doute, comme la précédente vague internet avait entretenue le doute sur l’ancienne économie (la fusion AOL-Time Warner était le symbole absolu de cette idée).

Les stars du marché Web 2.0, sont des gouffres financiers, et n’apportent rien auprès des publicités qui devaient se goinfrer de bon gentils hommes attirés par le gratuit d’un échange virtuel via des services nouveaux et parfaitement présentés par des gourous américains faisant la pluie et le beau temps.

Le constat est là, le Web 2.0 ne rapporte rien. Plein de monde, mais rien n’en sort. Hormis peut être le cas Myspace, Youtube n’arrive pas à trouver un modèle économique valable, Facebook est obligé d’emprunter 100 millions de dollars pour assurer de la liquidité, Twitter est sur le même tempo que Facebook; Netvibes, après avoir promis une révolution, en revient au classicisme de rigueur. La bulle n’a pas été spéculative, elle été moquerie. Ce n’est pas Google et son projet qui va arranger les choses, le modèle de la pub a ses limites.

L’idée de base n’était pas mauvaise, mais l’internaute oublie trop souvent que des gens travaillent derrière l’écran. Si Facebook n’est plus en mesure de payé ses 1 millions de dollars de facture d’électricité par mois, le service s’éteindra et les voix pleureront sur le net, ses mêmes qui ne font rien pour que le service fonctionne financièrement parlant. L’apogée du  moi je que beaucoup redoutait il y a encore deux ans.

Toutefois les patrons Web 2.0, à trop vouloir faire dans le différent, se heurtent à la limite de l’imagination. Tout le monde attend le modèle éco de Facebook (malgré des pistes). Netvibes a accouché d’une souris en proposant des services payants et un système de widget comme Google et ses publicités… Bref le bon vieux retour du payant. D’ailleurs je n’ai jamais compris pourquoi des centaines de milliers de gens sont près à payer pour rencontrer une fille ou un homme sur internet et qu’ils rechignent à en faire autant pour une relation professionnel ou même une page sociale.

Pour moi le modèle du gratuit est terminé, à cause de la crise, et la course à l’audience absolue abandonnée sous la pression financière de résultat. De nouvelle manière d’abonnement arriveront sur le marché. Faire payer les actifs est une solution, l’autre étant de s’inspirer de Radiohead par exemple pour son album In The Raimbow. Mais il en devient évident que faire payer les internautes est la seule solution de viabilité. Désolé.

L’image de marque et la crise économique

29 septembre 2008 | Pas de commentaires
Catégorie : Work Life | Mots-clés: , , ,

J’aime le design industriel, l’architecture aussi, et j’ai relu récemment la biographie de Raymond Loewy (cf : de Laura Cordin, aux éditions Flammarion), le plus célèbre designer industriel du siècle dernier. Dans le chapitre de la crise de 1929, le livre écrit ceci :

Loewy appartient à cette catégorie d’individus qui, loin de craindre l’adversité, l’accueillent en amie pour jouer d’elle comme d’un tremplin. Alors que les USA essuient la tempête économique la plus dévastatrice de leur histoire, le designer se jette à corps perdu dans une existence nouvelle. (…) Les analystes pour calmer le marasme indique que le Krach n’est « qu’une crise de panique de la Bourse ». (…) Mais le plongeon se confirme : 30 milliards de dollars de pertes ce 31 Décembre 1929.

Raymond Loewy n’échappe pas au naufrage : il perd tout son avoir de 125.000 dollars. (…) « La plupart de mes contrats étaient soit réduit à presque rien, soit complètement résilies. Je regardais la situation en face et décidai que c’était le moment ou jamais d’étendre mes activités. »

Un peu à la manière d’un acteur en peine de rôle, qui prend soin d’arriver à es rendez vous dans une Rolls empruntée pour quelques heures, le temps de donner à ses interlocuteurs, l’impression que « ça marche fort pour lui », le businessman loue un bureau « très élégant et meublé somptueusement » au 54ème étages du N°500 de la 5ème avenue de New York. (…) Progresser avec succès, crise ou pas crise dira Loewy : « c’est le triste privilège des ratés, des paresseux ou des imbéciles de mettre sur le dos des autres la responsabilité de leur propre échec ou d’abandonner la lutte s’ils sont, momentanément, en difficulté…»

Loewy trouvera des contrats, de consultant et de design, et sa carrière décollera réellement juste après avoir pris cette décision de faire croire des choses, juste pour une question d’image de marque.



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