Les blogs, Twitter et l’évolution de l’espèce

Sur internet, depuis quelques temps, la question soulève plusieurs billets sur la question : Est-ce la fin des Blogs au profit des réseaux sociaux ? Il n’y a pas vraiment de réponses, mais je pense que l’évolution est visible.

Pour faire simple, les blogs étaient les Facebook et Twitter de l’époque. N’importe qui pouvait ouvrir ce médias et développer son contenu. Puis les réseaux sociaux sont apparus et, la migration c’est opéré. Beaucoup de bloggeur ont hésité à partir sur Facebook et certain sont partis sur Twitter. Toutefois, cette évolution de l’espèce ne change en rien ce qui reste le fond de l’affaire : Le contenu.

Les blogs les plus influents étaient connus grâce à leurs contenus et exclusivement leurs contenus. Ces plateformes ont donc utilisé les réseaux sociaux pour développer leurs marques. Durant 2 ou 3 ans, j’ai eu cette stratégie avec mon blog Tomorrownewsf1.com. Cela a très bien fonctionné, j’étais le premier blog de France et le second en Europe, au niveau de l’audience. Une belle performance. Mes évaluations sont toujours reprise à ce jour. Synonyme d’influence.

Mais, aujourd’hui les temps changent. Je pense que ceux qui sont passés sur Twitter n’ont tout simplement rien à écrire d’intéressant et passe leur temps à faire de la curation de contenu produit par d’autre. D’ailleurs Twitter n’existe que par les contenus extérieurs. Facebook est dans une culture de partage différente. Reste que le plus inquiétant est que Twitter est en train de devenir la téléréalité de l’internet. On peut devenir influent avec le contenu des autres…

Donc non les blogs ne sont pas morts, ils ont juste quelques choses à faire lire et produiront du contenu explicatif et analytique, mais ont abandonné la ligne éditoriale de la curation. L’avenir ? Les prochaines stars de l’internet seront les Twittos : Frénétique retweeteur aux centaines, voir millier de followers, sans grand talent particulier hormis celui de fédérer. Des Loana Web 2.0.

Comme toujours dans une analyse il y a le fond et la forme. Oui les blogs ont changé de forme et ont moins d’intérêt qu’avant, mais le fond reste le même : Si vous produisez du contenu intéressant, vous trouverez toujours des gens pour lire. Les blogs aux contenus sont devenus des médias qui sont devenus des sources. Qu’utilise Twitter pour alimenter son flux. Le principe de l’évolution de l’espèce.

L’accélération sociale de l’information

Mercredi, ouvrant mon compte Facebook j’écris ceci : « Réveillé par un combat de chat à 3h16 du matin….tssss. » Quelques mots simples, sans entrer dans le détail et pourtant un constat me frappe. Cette anecdote,  qui est habituellement destinée à animer les soirées entre amis, exagérant évidemment le fond et la forme pour faire rire et détendre a été balancée en pâture. Sans âme.

Vous avez déjà remarqué autour de vous cette nouvelle expression : « oui tu l’as mis sur Facebook. » lorsqu’un de vos amis commence à expliquer une de ses aventures ou un voyage. Je constate autour de moi, presque plus personne ne parle de ses choses futiles qui font la vie, ses moments brefs, mais combien même amusant,  qui remplissent les soirées entre amis ou en famille. Tout ou presque est déjà sur Facebook. Photos, ruptures, moment de plaisir, soirée etc…Bref notre vie privée, autrefois racontée en OFF,  est exhibé sans âme sur le réseau social.

Attention, non pas que je descende de mon cocotier et vient de découvrir la vie sur Facebook, cela fait longtemps que c’est ainsi. Mais, ce que je constate est l’accélération du comportement des personnes autour du « personal offline ». Tout est livré en feeds, sans avoir le bonheur d’avoir été raconté la plupart du temps. Les histoires se perdent dans le sens de l’accélération. Il faut écrire tout de suite ce que l’on fait, pour son réseau. 5min sur son Iphone ? 2 min derrière son écran ? Chaque instant est un prétexte à l’exposition. Mais après ? Une fois que tout a été dit ? Nous n’avons plus rien à dire à ceux qui nous entoure. Car, ils le savent déjà. Alors,  ils écoutent poliment ce que vous racontez. Occupant l’espace temps de l’ennuie. Mais ils savent déjà. Certain, peu diplomate vous coupe immédiatement en vous disant la fameuse phrase après le premier paragraphe de votre histoire. « Oui je l’ai vu sur Facebook. » Comme s’il a été le privilégié de l’information avenir, le VIP de vie perso au contraire des autres qui n’ont eu le temps de vous lire.  Finalement, nous n’avons plus rien à nous dire en vrai.

Tout doit aller vite, l’information doit être donnée, mais pas le temps de l’expliquer. Une heure de retard est le maximum acceptable, sinon vous êtes laissés sur le côté de la route. Personne ne prend le temps de comprendre, le brut l’emporte sur l’esprit et la réflexion. La consommation est le nouveau mot d’ordre de nos vies. Nous devons être au courant de tout, même si c’est faux. L’affaire Patrick Sébastien invité au mariage de Kate et William est un exemple. Ecrit en grosse lettre dans TéléStar le Lundi, elle sera démentie timidement le mardi sur internet. Mais, pour la majorité des gens, Sébastien est invité au mariage. Alors que non. Le démenti est dans l’oubli, le papier gagne par son sérieux. Le digitale reste marginale, car trop rapide. Recouverte par une autre information, noyer par une autre brève buzz people sans importance, mais vitale pour nos discussions quotidiennes.

Je le constate dans mon activité. J’ai débuté lentement,  avec un billet quotidien sur mon blog, puis j’ai contribué à cette accélération de l’information en augmentant le nombre de ma production journalière, pour ma propre satisfaction ? Je ne sais pas vraiment. Mais cette information en 2009 n’est plus la même en 2011. Celui qui garde pour lui l’info est un loser désormais. Je comprends que les informations doivent être analysées, décryptées à la vitesse d’une Formule 1 à Monza. Il faut réagir vite, mais l’information brute, inutile et vide de sens reste privilégiée. Le coup du « j’ai vu sur un site l’affaire du mini-kers de Red Bull aujourd’hui », alors que je l’avais largement couvert la veille est représentatif des comportements. Les lecteurs sont perdus dans le flux de l’information. Cela va trop vite pour eux aussi et le dernier qui parle à gagner pour eux. La prime est rarement au premier dans ses conditions là. C’est bizarre.

Notre tolérance à la patience médiatique n’a plus de sens aujourd’hui. Nous voulons tout, tout de suite, comme des gamins trop gâtés. Nous voulons savoir ce que font nos amis, avant d’attendre qu’il nous le raconte. Nous voulons avoir la dernière information et l’explication qui va avec dans l’heure qui suit la publication. Nous souhaitons croire le storytelling que nous lisons, alors qu’il est faux mais inaudible. Vite vite vite mais,  le virage ? Nous sommes en ligne droite constante. Reste que lorsqu’un virage arrive à proximité, le crash n’est pas loin. Et, souvent la déception, le sentiment de trahison l’emporte. Du genre : « Téléstar m’a déçue sur ce coup là. » ou encore « je ne comprends pas ce que veux dire Marc par « âge d’or – déclin. » Ou encore le fameux « LOL » sur les réseaux sociaux,  qui ressemble de plus en plus à un « ma pauvre ou mon pauvre…tu es nul. »

Reste la grande question : que ce passera-t’il si l’on ralentit? Certain estime que le premier qui ralentit, a gagné. Mais, je pense qu’il est trop tard. Si vous ralentissez aujourd’hui vous êtes mort. Mais, pourquoi ne pas temporiser de temps en temps. Le monde a besoin de respirer, il fait beau, chaud, le printemps est déjà là. Utopie totale, car dès Lundi la semaine mythomane de certain continuera, tandis que le sifflement des balles traçantes de l’information vont continuer à siffler de plus belle. Cumulant BUZZ inutile et des story’s que tout le monde aura oubliée 24h après.

Paradoxe d’une information qui est de plus en plus rapide et qui doit être de plus en plus expliquée. Mais vite, sans tarder. Il existe une demande, marginale encore. Mais elle existe et tendra à se développer de plus en plus. Nous entrons dans une nouvelle ère. Toutefois….

Nous ne sommes pas loin d’une hernie mentale…

Des archives TWF1 dans Facebook…

facebook1Quelques changements à prévoir pour la  de TomorrowNewsF1.com. Jusqu’à présent, le support social ne diffusait que le flux, et mettait en lumière les articles spécifiques aux blogs. Une petite évolution de contenu va apparaitre dès cette semaine.

Le projet TomorrowNewsF1.com est officiellement né en Septembre 2008, mais un petit frère sous le support Blogger (voir ici), est toujours en ligne et dispose d’archives depuis fin 2005. Une somme de plusieurs centaines d’articles qui permettront de replonger dans l’histoire récente de la Formule 1 avec des histoires de transferts, des dossiers de l’époque etc…

Une archive sera mise en avant sous le nom « Archive TWF1 » dans la page, une fois par semaine. D’autres nouveautés arriveront par la suite sur la Fan Page Facebook de TomorrowNewsF1.com. A suivre donc…

Facebook, Digg pour 1.000$…

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Vous l’avez probablement lu hier, un inconnu revendique 84% de Facebook. Mais au-delà du titre racoleur, c’est l’histoire qui reste intéressante. Voici ce que raconte le site 20 minutes.fr :

Le 28 avril 2003, Mark Zuckerberg se serait engagé, en signant un contrat, à se faire rémunérer mille dollars en échange du développement, avant le 1er janvier 2004, d’un site Internet alors intitulé «The face book». Il aurait détenu 50% des parts, le reste revenant à Paul Ceglia, (un homme d’affaire un peu louche) avec 1% de pénalité par jour de retard. Facebook n’a été opérationnel que le 4 février, soit 34 jours plus tard.

Dans la légende Facebook, Mark Zuckerberg, le fondateur du réseau social a lancé avec son meilleur ami, le site en 2004 avec 1.000 dollars. Ces mêmes mille dollars qui on été financé par un tiers. Mais Facebook, n’est pas le seul site Web2.0 à être née avec 1.000 dollars.

Quelque temps plus tard, un certain Kevin Rose décide qu’il avait besoin de faire quelque chose, un site web de news contrôlés par l’utilisateur sur une base communautaire. Nous sommes à l’Automne 2004, Rose retire 1.000 dollars de son compte et travaille avec un développeur en free lance qu’il paie 12 dollars de l’heure. Le serveur coutera 99 dollars par mois. Le site Digg.com a été lancé officiellement le 5 Décembre 2004.

Chacun de ses sites a coûté seulement 1.000 dollars dans leur conception, et depuis Facebook.com et Digg.com sont des entreprises valorisés 22 milliards de dollars pour la première et 400 millions pour la seconde. Des réussites avec un autre point commun : le nom de domaine.

A l’origine du réseau social, Facebook disposait d’un « the » dans son nom de domaine initial. En 2005, la particule est abandonnée après l’achat du nom www.facebook.com pour 200.000 dollars. De son coté, Kevin Rose a déboursé 1.200 dollars pour le nom de domaine www.Digg.com

Trois idées pour unir Formule 1 et Internet

f1_photophpLe Forum Motor Sport Business à Monaco a ouvert ce mercredi sur ce message clair. La Formule 1 doit évoluer, s’adapter et faire davantage pour intégrer Internet et les nouvelles plates-formes de médias plutôt que d’essayer de se concentrer sur la protection de ses canaux de médias plus traditionnels (télé, presse, radio).

Voici trois pistes pour améliorer la visibilité de la Formule 1 sur Internet :

  • La VOD et Youtube

Depuis plusieurs années, Bernie Ecclestone et la FOA ont lutté contre Youtube qui diffusait des images détournées. Il serait intéressant de voir Youtube comme un outil de masse et non comme un ennemi. Par exemple, pourquoi ne pas diffuser un résumé de chaque GP le lendemain par exemple sur Youtube via une chaine officielle de la F1 ? Un résumé en plusieurs langues qui serait repris par beaucoup de site et réseau sociaux dans le monde et qui permettrait aussi de faire la promotion d’un service qui doit se rependre : la VOD.

Tout le monde en France n’a pas Eurosport, et la VOD dans notre pays et ailleurs maintenant commence à fonctionner à la fois en terme d’audience mais en terme aussi de Business. Faire payer par exemple dès le lendemain pour regarder, ou alors 2h après par exemple. Cela permet de voir le Grand Prix autrement qu’à l’heure historique de 14h qui ne devient plus une contrainte. De plus, cela pourrait être un nouveau modèle économique, d’inspiration de l’I-tune (répartition entre TF1 et la FOA par exemple).

  • Facebook

L’autre piste reste Facebook. Les fans pages sont de plus en plus nombreuses et permettent de faire du marketing et de la promotion. A la manière de la marque Vuitton qui a diffusé le défilé de sa collection 2009/2010 en streaming sur sa page Facebook, nous pouvons imaginer le même principe pour les essais libres 1, 2 et 3 sur une page officielle de la F1. Sans commentaires. Cela permettrait de rivaliser avec les canaux pirates de Justin TV par exemple et rassurerait Bernie Ecclestone. De plus il est possible de mesurer l’audience de sa page, ce qui pourrait être une bonne chose. Enfin quoi de plus sympathique que de savoir que la fan page de la F1 dispose de plusieurs millions de fans (un article facile en perspective et une bonne image pour la F1).

Autre application de Facebook pour la F1, est ce que j’avais écris le 17 Février dernier : Formule 1 et Facebook : un avenir commun.

  • Twitter

L’autre grande nouveauté du web de demain sera le web instantané. Twitter en reste l’illustration. Toutes les équipes disposent d’un compte Twitter (ou presque). Mais, soyons fou, imaginons que Bernie Ecclestone tweet ? L’homme pourra maitriser sa communication, faire parler de la F1, dire ce qu’il pense, l’avancement de certains projets. Bref l’outil est idéal pour lui. Voilà ce qui pourrait augmenter encore la visibilité de la F1. En plus, comme pour la Fan Page, avoir plusieurs milliers de Followers sur son compte pourrait rendre compte à l’argentier de la F1 combien son sport intéresse.