Classement Forbes : une belle valorisation du sport US

Ce qui est amusant dans le classement annuel des athlètes du magazine Forbes est de voir que c’est toujours un sportif made in USA qui domine le classement depuis plus de 15 ans. De Michael Jordan à Tiger Woods, jamais un étranger n’a dominé le classement. Pourtant, longtemps Michael Schumacher a eu le même revenus (tiens donc) que Woods,  mais toujours crédité de la deuxième place.

Je me souviens d’un classement intéressant. Celui de 1993/1994. Ayrton Senna y était crédité d’un modeste 18,5 millions de dollars à l’époque. Un revenu étonnant pour le triple champion du monde qui touchait alors déjà 16 millions de dollars de salaire chez McLaren et un total de près de 10 millions de dollars d’annexe, soit un total de 26 millions de dollars et même 36 millions selon d’autres sources de l’époque. Hors cette dernière somme était l’évaluation des revenus de Michael Jordan à l’époque. Bref, depuis longtemps les sportifs hors sport US sont sous évalués.

Par exemple, sur une histoire de devise. France Football estime à 32 millions d’euros les revenus de Lionel Messi. Pour Forbes, le chiffre est le même, mais plus la devise qui passe en dollars. Mais, après calcul, alors que FF estime à 46 millions de dollars les revenus d’un Messi, Forbes les fixent à 22 millions d’euros. Un gouffre. Notons que le second du classement derrière Tiger Woods est LeBron James avec 48 millions de dollars. USA toujours…

Plus fort encore, reste Michael Schumacher. Estimé à 34,7 millions d’euros par le BusinessBookGP 2011 et à 34 millions de dollars par Forbes. Encore une fois les devises changent tout (cela fait 50 millions de dollars et 23.5 millions d’euros).

Le classement Forbes est un indicateur  qui favorise surtout les sports US, mais pas très précis pour les pilotes de Formule 1 (par exemple). Les sportifs étrangers ne servent que de faire valoir à des sportifs US touts puissants. Je me souviens encore Kimi Raikkonen modestement crédité en 2008 d’un 18 millions de dollars par Forbes, alors que son salaire était trois fois plus important en réalité chez Ferrari.