La face cachée du net

Depuis mon retour en ligne, il y a un mois, je retrouve les joies de l’écriture d’une part, mais également la partie sombre de l’internet.

Depuis plusieurs années j’écris sous mon propre nom. Non pas que j’ai une envie soudaine de lumière sur ma personne, loin de là, mais parce que selon moi la crédibilité passe par là. Si je voulais écrire des âneries depuis 10 ans, je l’aurais fait sous un ou plusieurs pseudos. Pourtant non, je m’expose. Alors cela a aussi son revers. Mais cela a aussi des avantages.

La semaine dernière j’ai vu sur un forum Hardware un lien de mon blog et surtout des pseudos écrire que ce que je publie c’est de la merde, qui ne mérite pas d’être lu. Pourquoi tant de haines ? Je veux bien que l’on critique ou que l’on ne soit pas d’accord, mais tout de même cela vaut t’il la peine de colporter que mon blog est un nid à virus/trojans et autres spams ? Le plus inquiétant et que ma plainte auprès du propriétaire de ce forum n’a pas fait réagir. Comme nous disons dans le milieu média/internet F1 : Finalement nous avons les lecteurs/forumeurs qui sont à notre image…

Durant un mois j’ai eu un personnage gravitant autour de moi et mon activité d’écriture. Il agissait sous pseudonyme (en réalité un diminutif) et même d’un personnage virtuel construit de toute pièce. Sauf que progressivement le piège c’est refermé. Les mensonges étaient de plus en plus impressionnant et le produit de moins en moins précis. Pire, ce personnage a osé dire qu’il me donnait des informations (c’était plutôt le contraire). L’objectif étant de me discréditer. Il agit toujours sur internet, vous pouvez le lire encore. Le temps que la supercherie éclate définitivement.

Ce versant de l’internet je n’en raffole pas véritablement. Je préfère discuter avec ceux qui aiment le débat d’idée et qui sont mentalement construit. Heureusement je suis entouré de mes lecteurs qui sont de cette trempe là. Les autres, continuerons d’être dans les sous-sols de la médiocrité.

Ma vision d’une fusion – acquisition

Il y a deux ans j’avais écris sur la question des fusions en listant trois raisons. Toutefois, je dois rajouter une 4ème qui est l’exemple type de ma vision des choses.

Je reçois de temps en temps des propositions de fusion – acquisition avec d’autres sites (F1 ou Sport en général). Dernièrement j’ai eu une proposition de reprise que j’ai décliné en ses mots : « je ne suis pas dans une politique de fusion – acquisition pour le moment » C’est vrai, mais j’aimerais être clair sur cette 4ème voie qui est la mienne depuis quelques temps,  pour l’avenir de mon support.

Je ne souhaite pas reprendre pour tuer, ni reprendre pour vider et encore moins reprendre pour profiter. Je souhaite un programme en accord avec un principe : la compétence.

J’ai lu dans Business Insider,  que Facebook, depuis 2007 avait racheté environ 10 sociétés et surtout leurs fondateurs,  dans l’espoir d’améliorer sa propre plate-forme. Seesmic a fait la même chose et c’est une idée qui me plait assez.

Si j’accepterais (un jour après réflexion) de fusionner ou de racheter (ou me faire racheter) ce sera sur le principe des compétences que cela apportera à mon programme de développement.

Donc,  cela ne sert à rien de me valoriser une première page Google ou un Page Rank de 4, voir des stats de malade mentale irréaliste. Ce qui m’intéresse c’est ce que votre service peut offrir à un blog comme Tomorrownewsf1.com. Le mot est lâché : service.

C’est ainsi que j’imagine les choses. Car je me demande toujours ce qu’il pourrait bien augmenter l’intérêt de mes lecteurs.

Un rêve bizarre de fermes de contenus F1

La nuit dernière,  j’ai fait un rêve curieux. Un cauchemar je dirais même. Ce délire prémonitoire me présentait face à un site français de Formule 1 tenu par un robot.

Un site tenu par un robot donc, aspirant le contenu de Google ou des flux RSS pour faire un mix et produire un contenu exclusif pour son portail support. Un site qui aspire les exclusivités des autres pour en faire une synthèse encore plus exclusive et complète. Le rêve des internautes en soif de contenus ! Une véritable ferme de contenus automatique !

Troublé par cette « vision » j’ai fait une recherche sur internet et j’ai découvert deux choses. La première est qu’un site sportif tenu par un robot existe déjà. Mais, heureusement, il ne se contente, pour l’instant que de données bruts et rapides sur une base statistique (voir ici pour en savoir plus). Je suis donc soulagé de constater que le cerveau humain a encore un avenir. Mais, par curiosité j’ai fait une recherche sur mon moteur de recherche préféré pour savoir si un tel robot existe réellement en « open source ». Il existe bel et bien sous WordPress. Furieux, je suis allé courir pour me détendre.

J’espère vraiment qu’un super site de ce genre n’existera jamais pour la Formule. Par respect des lecteurs surtout et par notion de respect humain. Une question d’éthiques logiques…

Site F1 : la dérive de l’hyper réalité sociale et de l’info divertissante

Sites d’informations ou divertissements ? La frontière est fine sur les sites d’informations gratuits. Un virage qu’ont récemment pris beaucoup de sites traitant du sujet de la Formule 1.

Soyons sûr qu’un site d’information est basé sur une philosophie de son créateur. Internet a changé depuis quelques temps et la personnalité du fondateur est un des moteurs du site. Une certaine personnalisation, provoquée par Facebook et les réseaux sociaux. Mais, deux dérives majeures sont apparus depuis quelques mois : l’hyper réalité sociale et l’information entertainment.

L’hyper réalité sociale

Depuis quelques mois, en France et un peu dans le monde anglo-saxon,  ce genre médiatique commence à dominer le monde des réseaux sociaux, surtout Facebook. Ces médias ne cherchent pas à comprendre le monde et de le faire découvrir au public, mais à favoriser des passions et  l’irrationalité destiné à fidéliser le public émotionnellement. L’hyper-réalité sociale.

Dans le principe de l’hyper-réalité, avoir l’information en premier et la décryptée ne sert à rien la plupart du temps. Ses médias sont en retard et jouent sur les titres et tendent à créer une réalité parallèle sur les réseaux sociaux. Dans le newsfeed (Facebook) de ses sites, les titres sont provocateurs, les remarques puériles : le principe est de présenter de façon factuel une information articulé sur une ligne « fanatique ».

Rien à voir avec l’information, fini le breaking news, place au DD (dépêche déclaration) qui montre  un format de  présentation  important (texte de  300 mots), mais qui se concentre sur la déclaration comme l’élément de l’information. Sans vérification, car sur le principe, la parole est vraie, pas de besoin de vérifier. J’ai testé la situation sur plusieurs points.

Cette semaine par exemple, j’ai testé le principe est le constat est sans appel : Les articles disposant d’une information limitée à une déclaration d’un acteur de la F1 remporte la mise. Idem sur Facebook, ou le titre résumé factuel de l’information remporte plus de commentaires que les autres. Idem, lorsque j’ai analysé une déclaration d’un pilote (Alonso par exemple), les critiques sont importantes mais l’article réalise un score moyen.

Information entertainment

Fini le temps de la rumeur comme outil « d’information » divertissante. L’ autre arme de destruction massive, la vidéo. Si le résumé d’un événement fonctionne toujours très bien et l’éditorialisation de l’information représentera l’avenir,  le principe de diffusion séquentiel de  l’image autour d’un accident,  en prenant des vidéos postées sur Youtube ou Dailymotion,  est devenu incontournable.

C’est un autre aspect des réseaux sociaux. Voir un accident dans un lecteur vidéo n’est pas une information, c’est un divertissement. Dans cette évolution des sites d’informations, cette dérive est malsaine. Surtout qu’elle ne s’accompagne jamais d’une explication.  Ces vidéos sont d’ailleurs présentées sur la base de mots clés Google,  très efficaces. Mais,  sur les réseaux sociaux, elles sont présentés de manière racoleuse afin d’être diffusés un maximum dans la plate-forme.

Ici encore, l’image est sérieuse et réelle, mais son traitement et sa présentation l’est beaucoup moins. Chacun son avis sur la question, mais lorsque la pensée unique estime que la Formule 1 n’est pas un sport mais un divertissement. Le problème est là.

Tant que ce type de site existera et progressera sur internet, la Formule 1 sera décadente. L’internaute décidera le moment venu que ses messages sont dépourvus de sens et d’intérêts. Il y a déjà eu des exemples de cette dérive aux USA et tous les médias ont finalement périclité à un moment ou un autre.

En attendant les internautes français (jeune surtout) sont plongés dans l’ignorance et l’excitation fanatique qui les passera un jour. Seule alternative : des médias indépendants et actifs et  se basant sur une information rationnelle,  qui pourront remédier à cette crise sur internet.

L’été Web meutrier

la-mort

C’est la fin des haricots, terminée votre ancienne vie d’avant du moyen âge ! Après la mort du PC de salon, le Web, annoncé il y a 10 ans comme l’avenir de l’humanité, une nouvelle économie qui supplantera l’ancienne, est annoncé comme mort. Au-delà de la prophétie de Jean Michel Jarre qui laisse à sourire, c’est plutôt le patron de Wired, Chris Anderson qui l’avait annoncé il y a 15 jours. Cela me rappelle Michael Arrington qui annonçait la mort du WEB 2.0 il y a quelques temps. Etonnant.

Etonnant de voir comment ses personnages scient la branche sur laquelle ils sont bien posés depuis des années. Techcrunch a fait sa réputation sur Youtube et Facebook et a bien été heureux de disposer des documents de Twitter durant l’été 2009 pour faire rebondir son audience face à Mashable de plus en plus visité. Idem pour Wired qui est une bible pour les geek du web anglophone. La réaction d’Anderson provient d’un phénomène simple : l’audience de son site provient pour majorité d’une application IPad que sur le net. Mais après étude, le cas de Wired est unique pour le moment. Une exception donc.

Mais hier, la rubrique nécrolo-technologique a eu un nouvel arrivant : le numéro de téléphone. Les start-up de téléphonie estiment que c’est la fin du numéro à 10 chiffres comme nous le connaissons et que Facebook deviendra le prochain opérateur de téléphonie sur internet. Skype a tenté, Google tente l’aventure, mais entre le monde des geek avide de changement et d’innovation et les « autres ». Il y a un monde.

Web Zéro

Pour l’exemple, je donnerais un chiffre pour résumer la situation : deux millions de Minitel encore en activité en France. Une contradiction dans le pays ou Internet est très actif. Ce qui signifie aussi que le changement n’est pas une fin en soi. La plupart de ses terminaux « by France Telecom » ont été diffusés gratuitement et la question est simple : pourquoi payer 30 euros par mois pour un service qui est gratuit sur minitel ? Une logique qui nous dépasse, car les possibilités d’internet sont incroyables (en bien et en mal) mais de là à rester conservateur sur cet argument très « Web Zéro »…

Reste une question

Toutefois, après l’annonce de tous ses futurs morts, une question me vient à l’esprit : si le web est mort, que le PC de Salon est mort, tout comme le numéro de téléphone. Comment je fais pour recevoir des appels chez moi ? Sur mon prochain IPad ? Sur mon Smartphone ? Désolé mais j’ai déjà un téléphone portable. Alors,  on annonce déjà la fin du téléphone portable ! Ridicule.

Le monde ne suffit pas

Là est le problème, car allez dire « à monsieur tout le monde » que son PC de salon n’est plus dans le coup et qu’il faut acheter une tablette à la pomme. Que son téléphone c’est tout pourri et qu’il faut avoir une application Skype ou autre, ou bien même que son téléphone portable, merveille de technologie nomade de ses dix dernières années, est déjà obsolète. IL ne vous comprendra pas vraiment. Ce qui est normal après tout. La technologie va plus vite que les consciences.Donc n’allons pas enterrer trop vite ce Web que beaucoup de monde découvre depuis quelques années pour un autre monde merveilleux mais inconnu ou l’application va fleurir sur son écran de télévision ou sur sa tablette A4. Le temps viendra pour cela. Mais pas tout de suite.