Innovation vs manque de résultats

Dans le sport amateur, la place à l’innovation est très faible. Pour ne pas dire ridicule. Elle est surtout ponctuelle. Présente sur le terrain, voir dans la communication, mais la sécurité prédomine dans le sport amateur, par manque de formation et surtout par manque d’un management d’expérience. Reste une constante : si les résultats sportifs ne sont pas à la hauteur, voir décevant, l’innovation n’est pas bien perçue. Il est ainsi très difficile dans ses conditions de faire des initiatives novatrices qui soient acceptés.

En effet lorsque la performance n’est pas visible, l’innovation est directement blâmé comme étant une (voir la) cause de l’échec. Le discours de la peur l’emporte, estimant que les énergies doivent être dépensées ailleurs. L’intimidation intellectuelle fait entrer les initiatives dans un cercle de raison.

Le diagnostique dans ses conditions est le plus important, tout comme le dialogue. L’innovation est un atout, un éclairage et une pensée d’ouverture qui s’enrichie par elle-même. C’est aussi un investissement sur le long terme qui sera bénéfique sur le temps long. L’erreur est d’être dans un temps court, redéployant ses énergies sur des secteurs structurels. Alors qu’il suffit de laisser l’innovation s’impliquer dans tous les secteurs de la structure pour la renforcer.

ML Report : La culture identitaire dans le sport

Il y a plusieurs mois, je vous avais parlé de la notion d’image en 5 temps.  La notion d’image est à ajouter au principe de l’identité. Complexe à comprendre, car véhiculée par des mécanismes multiples. Surtout dans le sport.

Selon le professeur Charles Fombrun, dans le Figaro, l’identité représente : «  L’ensemble des valeurs et des principes véhiculés par des employés et managers associés à une entreprise tout en tenant compte des expériences de réussite ou d’échec ». Ainsi, l’identité d’une formation sportive se construit sur l’expression de ses leaders (président, entraineur, capitaine pour le Football – team manager, directeur technique, pilote pour le sport automobile). A différencier des autres parties (Partenaire, institutions, médias, supporters…). Ces leaders ont pour mission de s’exprimer au nom de leur formation.

Sauf que cela ne suffit pas toujours. L’identité d’un club est centrée sur des symboles attachés à la culture de la formation. Un joueur est souvent mis en avant, ou un ancien leader. Souvent le capitaine d’une équipe est un historique, car il représente le pont entre le passé et l’avenir. Je me souviens que l’équipe McLaren, il y a 10 ans, mettait en avant Tyler Alexander, autrefois un dirigeant de l’équipe dans les années 60/70, alors que l’équipe construisait sa nouvelle image identitaire. Dans le football, il y a eu des remouds lorsque Mamadou Sakho a quitté le PSG pour Liverpool. Le joueur symbolisait la formation parisienne. Ainsi, le PSG est largement critiqué pour son manque d’identité club, car les joueurs qui composent l’écurie de prestige de Parc des Princes ne sont pas des produits du club. En réponse le PSG lance sur le terrain une équipe de super star (Ibrahimovic, Silva, Cavani…). C’est une astuce compensatoire qu’utilise le Real Madrid depuis 13 ans. Mais cela rend la marque du club dépendante et artificielle. En Formule 1, nous l’avons vu avec Lotus F1 team qui dépendait de Kimi Raikkonen (champion du monde 2007).

A l’opposition de cette identité de club artificiel et fragile, il existe une dimension aussi facile que risqué. Celle des Rising Stars. Cette alternative permet de renforcer l’identité de la structure a contrario. Car elle met en avant des joueurs qui ne viennent pas forcément d’un vivier, mais ils sont jeunes et ils sont l’avenir. C’est la stratégie de la plupart des PME du football (Marseille, Lille, Lyon). En Formule 1, Bernie Ecclestone avait signé Nelson Piquet en 1979 pour remplacer Niki Lauda. Ce même Piquet sera remplacé chez Benetton par Michael Schumacher en 1991. La stratégie d’investir sur un jeune qui a du talent permet de renforcer une identité. L’équipe Sauber n’a pourtant découvert que Frentzen et Raikkonen, mais elle est considérée comme telle, même 10 ou 15 ans après. Souvent cela donne l’image d’une formation sportive qui construit un projet sur trois ou cinq ans, afin d’élaborer une structure autour de ces rising stars.

Reste un point sensible.  Le lien entre l’identité et l’authenticité. C’est l’erreur commise par la plupart des formations sportives. Car si l’identité est surtout véhiculer par ses leaders, auquel il faut ajouter un lien d’image fabriquée, il ne faut pas oublier la chaine. Car si l’image fabriquée est destinée aux médias et sponsors, les leaders doivent entretenir un lien  avec les supporters. Ces derniers sont les derniers relais afin de créer une identité en phase avec les objectifs des leaders. Dans le sport le silence n’est jamais un signe d’accord.

Les liens historiques sont peu exploités.  Sauf qu’en période de crise économique, ce type de lien doit être privilégié, car c’est un reperd. Un mur porteur.  La Formule 1 nous indique que ce lien identitaire et authentique est important. Ferrari célèbre ses anniversaires pour marquer son histoire. McLaren fête ses 50 ans en 2013 et marque le coup en racontant son historique. Manchester City a construit une offre intelligente  autour de Patrick Viera. L’essentiel est de ne pas se couper de son passé mais de le cultiver pour nourrir une base qui sera ensuite épousé par les supporters. C’est la base de l’identité.

ML Report – Le mélange de culture pour progresser

Cela ne vous a pas échappé, cette semaine c’est le Festival de Canne. Je l’avoue, cela ne m’intéresse guère, toutefois d’un coup d’œil furtif je me suis rendu compte qu’il n’y a plus beaucoup de réalisation basé sur un scénario originale. Par exemple, Lawless (que j’irais probablement voir dans les salles obscures), est inspiré « d’une histoire vraie ». Comme un sésame pour justifier le manque d’imagination.

Dans le cinéma, la majorité des super productions sont basés sur un livre ou alors sur une bande dessinée. Donc des créations déjà existantes. Mais, la tendance n’est pas que dans le 7ème art. Dans le livre aussi c’est le cas. Entre les « quick book » relatant un instant de vie politique et les romans qui s’inspirent de films dans leur manière d’écrire, la frontière est désormais mince. Lire un premier Marc Levy c’est comme lire un scénario pour un téléfilm français.

De la même manière toutes les industries de créations sont touchées par le phénomène. Dans l’automobile, les succès sont les FIAT 500 et la Mini, qui sont des inspirations néo rétro d’un précédent modèle culte. Plus intéressant est le retour à certaine gamme (roadster, coupé) à la manière des marques anglaises des années 60/70. La même chose sur Internet, Facebook n’est qu’une synthèse de ce qui a été tenté (en vain) sur le réseau depuis le début des années 2000.

Il n’y a pas de mal à s’inspirer des autres. En Formule 1, domaine que je connais relativement bien, certain son devenu riche de cette manière. Le plus connu d’entre est l’italien Flavio Briatore. L’homme d’affaire n’a fait que reprendre des idées de ses concurrents à son profit. Par exemple ? Le rachat en 1994 de Ligier était basé sur la même idée que celle de Ron Dennis de l’équipe McLaren fin 1992. L’objectif était le même : le moteur V10 Renault. En ce moment, c’est le millionnaire malaisien Tony Fernandes qui entre dans cette mouvance. Il s’inspire des autres.

Le plus intéressant, je pense, est de savoir adapter pour innover. Mélanger les cultures pour le bénéfice de tout le monde. Le monde est ainsi fait, d’échange et de richesse culturelle. Dans le business aussi. Trouvez dans votre passion un lien avec votre job (si l’un et l’autre sont différents).  Inspirez-vous d’un autre domaine pour rebondir ou encore progresser. N’hésitez pas à découvrir des mondes nouveaux. Je l’avoue, je l’ai fait depuis plusieurs mois et je me sens plus créatif que jamais. Malgré mes doutes d’aujourd’hui, qui ne s’efface pas complétement. Je synthétise mes échanges pour offrir quelque chose de nouveau à terme.

ML Report : Les 4 cycles de la vie pro

Ce billet a été écrit Vendredi 11 Mai et il est probablement le dernier billet écrit sur un de mes supports pendant un bon moment. Une sorte d’épitaphe virtuelle clôturant une aventure de trois ans couronnées de succès. Pourtant…

Pourtant depuis Janvier je ressens en moi l’envie d’ailleurs. D’arrêter. Les questions se posent et tout le temps les mêmes. Le sens. Le monde change c’est ainsi, moi aussi je change. J’évolue. Mon caractère à l’anticipation me pèse, j’ai posé l’an dernier des questions qui sont aujourd’hui d’actualité et ce degré d’analyse me pèse aujourd’hui. Un peu de recul sur tout cela s’impose, pour repartir.

J’ai l’énergie, je ne l’ai pas perdu, mais j’ai le doute qui s’installe. Qui progressivement m’envahit et perturbe ma vie personnelle. Je n’ai pas à faire subir à ceux que j’aime mes ressentiments depuis 5 mois. Ce n’est pas à eu de prendre des décisions.

Dans une vie professionnelle il existe plusieurs phases d’évolution. Nous passons tous ses caps et c’est à ces moments précis que nous construisons notre personne. J’en connais quatre. La première phase est la construction. La seconde est la consolidation, ensuite l’âge d’or et enfin le déclin. Puis on relance la machine. Chaque phase représente des années. Aujourd’hui, après avoir construit mon identité, consolidé avec Tomorrownewsf1.com, j’ai le sentiment que j’arrive au bout de la logique. Je sais qu’il faut franchir la marche supplémentaire, mais je ne sais pas comment.

J’ai envie d’offrir aux fans de Formule 1 ce qu’il faut, mais aujourd’hui je me demande si ma logique est la bonne. Comprenez que je pense aussi à vous. Vous êtes 15.000 par jour en moyenne, c’est beaucoup pour un seul homme. Au début j’en étais fier, mais je me rends compte du poids que cela présente. La semaine dernière, Tomorrownewsf1.com a eu un souci de serveur. Rien de bien grave pour finir, mais pour moi cela a été un choc. J’aurais pu résoudre ce problème en 48h et être opérationnel pour le GP d’Espagne. Au contraire, j’ai quelque chose qui me retiens. Tout le week -end a été avec un sentiment bizarre, entre l’envie et le doute.

Je prends du recul. Durant ce mois de Mai ou peut être plus. Je ne sais pas encore. Vous allez me manquer, mais je crois qu’il est temps pour moi de mettre fin à une aventure pour voir si j’ai envie de continuer une autre. Revenir plus fort ou pas. Faire autre chose. Je vous tiendrais au courant sur les réseaux sociaux ou sur mon blog personnel www.marclimacher.com. Mais pas tout de suite.

Je vous souhaite à tous une belle saison 2012 de Formule 1.

A bientôt.

Promis.

Marc

ML Report – la fin du management par la peur

Fear - Traverse City State Hospital for the Insane......

Une très vieille technique de management est d’être pessimiste et dramatiser les événements,  pour avoir une vision plus positive des circonstances et en tirer avantages. Certains vous diront qu’il faut même utiliser le management de la peur pour obtenir ce qu’il faut de vos collaborateurs.

Ceci n’apporte rien de bon si cela est poussé à l’extrême. Dans les ateliers industriels, le management par la peur permet de cacher le manque de crédibilité et d’assurance d’un responsable. L’homme étant ainsi fait qu’il accepte la contrainte. Mais, avec le temps cela se retourne violement et provoque des grèves ou des débrayages qui sont souvent perçu comme « étonnant » par la direction. C’est la relation de cause à effet.

Dans l’absolu, la technique de dramatisation des faits est valable pour consolider des acquis, mais pas pour obtenir de nouveaux marchés. Menacer une personne de vous signer n’est jamais bénéfique sur le long terme. Pourtant c’est ce qu’il se passe pour certains devis. Un changement de mentalité s’impose afin de dire adieux à cette technique inutile de la peur.

C’est un changement de mentalité qu’il faut désormais épouser pour l’avenir. En réalité c’est même indispensable pour obtenir des sociétés novatrices et surtout agressives sur les marchés.