ML Report – la fin du management par la peur

Fear - Traverse City State Hospital for the Insane......

Une très vieille technique de management est d’être pessimiste et dramatiser les événements,  pour avoir une vision plus positive des circonstances et en tirer avantages. Certains vous diront qu’il faut même utiliser le management de la peur pour obtenir ce qu’il faut de vos collaborateurs.

Ceci n’apporte rien de bon si cela est poussé à l’extrême. Dans les ateliers industriels, le management par la peur permet de cacher le manque de crédibilité et d’assurance d’un responsable. L’homme étant ainsi fait qu’il accepte la contrainte. Mais, avec le temps cela se retourne violement et provoque des grèves ou des débrayages qui sont souvent perçu comme « étonnant » par la direction. C’est la relation de cause à effet.

Dans l’absolu, la technique de dramatisation des faits est valable pour consolider des acquis, mais pas pour obtenir de nouveaux marchés. Menacer une personne de vous signer n’est jamais bénéfique sur le long terme. Pourtant c’est ce qu’il se passe pour certains devis. Un changement de mentalité s’impose afin de dire adieux à cette technique inutile de la peur.

C’est un changement de mentalité qu’il faut désormais épouser pour l’avenir. En réalité c’est même indispensable pour obtenir des sociétés novatrices et surtout agressives sur les marchés.

ML Report – Développer son réseau professionnel

Désormais la tendance pour construire son offre professionnelle, voir son avenir professionnel est d’établir un réseau. Depuis environ 10 ans, le contexte évolue dans cette direction et il est désormais presque impossible de progresser sans ce coup de pouce relationnel. Surtout si vous êtes entrepreneur.

Comme souvent, avant de vous lancer, il faudra vous demander ce que vous souhaitez avant tout. Savoir ce que vous apportez dans votre activité et vous trouverez la bonne route pour votre réseau futur. L’autre point qu’il ne faut pas négligez et qu’un réseau = des réseaux. En effet, chacun dispose de contact plus ou moins important et cela permettra de vous ouvrir des portes d’une manière ou d’une autre. Visez des clubs, espace de coworking, coopérative d’entreprise, ou simplement votre famille pour établir votre première clientèle.

Ensuite le plus difficile pour certain est d’établir le contact subtile et de tisser le lien de la relation. Cela pourra prendre un peu de temps ou alors l’opération séduction sera immédiate. N’oubliez pas qu’il faut investir avant de recueillir les fruits de son investissement et surtout qu’il faut être désintéressé et non brut de pomme dans votre démarche. C’est valable partout aujourd’hui et surtout avec un réseau. C’est aussi pour cela qu’il faut régulièrement entretenir ses liens et cultivé son réseau de relation.

L’ère est à l’expert et au personal branding. Le réseau permet d’entretenir l’image que vous voulez mettre en avant, mais faite attention à ne pas faire deux erreurs qui sont classiques dans les relations professionnelles :

  • Ne pas prendre et ne jamais donner en retour. Faite celui qui a besoin tout le temps d’aide et vous n’aurez rien en retour.
  • Ne pas faire le réseautage kleenex. D’accord vous avez le droit de vous tromper, mais ne manipuler pas les gens. Il en résultera toujours un problème à terme.

Merci à l’Usine de Belfort pour sa conférence sur le réseau il y a 15 jours, qui m’a inspiré ce billet.

Valeurs perdues

Le billet sera court, car je redoute la pauvreté des mots. Chacun a ses valeurs. Le plus souvent philosophiques ou spirituelles, elles nous définissent en tant qu’individu évoluant dans la société. Ses valeurs semblent perdues aujourd’hui. Cachées par des histoires. L’histoire de nos vies, des mensonges pour arranger la réalité, afin de vivre dans un monde virtuel d’illusions. Ses histoires accentuent les comportements individualistes, personnalisant l’homme et son image au détriment des valeurs qui nous habitent.

La crise économique accentue le repli sur soi au détriment de l’ouverture et du partage des valeurs qui nous hantent, afin de ressortir lorsque les beaux jours arriveront. L’émotion est confondue avec la raison, la puissance du dialogue transformée en histoire. Les idées se transforment en crise de conscience. Le monde pense court terme. Ne prévient pas, mais tente de guérir le virus, qui se transforme en cancer.

Désormais nous n’avons plus de valeurs communes. Elles sont perdues. Jusqu’à ce que la lumière illumine de nouveau l’abysse. Un jour peut-être…

IBB, l’espace de la mutualisation des compétences à Besançon

La première impression une fois dans les locaux est le silence.  Complétée visuellement par une luminosité impressionnante et une ambiance scandinave, écolo, appelant étonnamment non pas à la détente, mais au travail. Ici une salle de réunion avec visioconférence, plus loin un endroit original et isolé pour une concentration accrue. Par terre une moquette herbe au contact zen et un mini golf pour le fun. Bienvenue dans un des espaces les plus originales de Besançon : I Bureau Bisontin.

Inauguré fin juin 2011, ses bureaux sont à louer sur un principe original, qui mérite que l’on s’attarde : le Coworking. Le projet est né d’une réflexion entre copain, matérialisé par un espace d’avenir qui permettra à un webdesigner d’échanger des idées avec un photographe par exemple ou d’un consultant envers un autre consultant : « L’objectif est d’avoir des coworkers sympas » me lance au téléphone Nicolas Peycru, l’un des fondateurs du programme. IBB est un endroit avec un esprit nouveau d’ouverture sur le travail. L’esprit d’équipe, voilà ce que proposent ses murs à ses futurs locataires. « Ce n’est pas le bâtiment qui fait l’ambiance, c’est les personnes dedans » lance le père du fondateur.

C’est ce qui est impressionnant chez IBB, c’est l’esprit qui y règne. La passion transpire et passer quelques heures dans cet îlot bisontin passe tellement vite…Loin des espaces de travail sans âme, limité à l’apport en pourcentage annuels du chiffre d’affaire et d’un bureau dans un coin d’une pépinière. Ici, l’esprit et de mutualiser « une équipe » de multiples compétences, souhaitant s’enrichir l’une envers l’autre.

Lors de ma visite, cela m’a rappelé des souvenirs de bureaux d’études et les modifications que l’on m’avait demandés de faire à l’époque. Un espace open space pour qu’une personne souhaite parler à une autre, juste en se déplaçant dans l’espace et pas franchir des endroits sous la forme de conclave.

L’endroit appel les métiers de conceptions,  ayant besoin de locaux pour leur développement. Une ambassade des métiers d’avenir dans la capitale bisontine qui deviendra, à terme, un endroit hype où il faudra être et rencontrer des gens pour faire évoluer son activité.

Formule 1, transfert et langue de bois

Langue de bois

La langue de bois est courante dans l’espace médiatique qui nous entoure. La politique est l’endroit ou la pratique est la plus courante. Mais c’est aussi le cas dans le sport et surtout en Formule 1, depuis quelques temps.

Observons l’épisode de Nico Hulkenberg et Williams. Ce matin, l’équipe anglaise a limogé son jeune pilote allemand,  après une année correcte et courageuse (pôle position du pilote lors du Grand Prix du Brésil). Toutefois, rien n’y a fait. Mais, Hulkenberg avait indiqué samedi ceci : « J’ai quelques options, mais Williams est ma priorité pour l’an prochain ».

Cette phrase est souvent synonyme d’adieu en Formule 1, mais lorsqu’elle est lue dans un premier temps, tout va bien : Le pilote discute, certes, avec d’autres équipes, mais Williams est sa priorité, donc pas de panique.

Une pure langue de bois.

Dans les faits, la lecture est plutôt celle-ci : « Je dispose de plusieurs options alternatives car je ne suis pas d’accord avec Williams pour mon contrat, toutefois,  je reste ouvert. ».

Autre exemple : Adrian Sutil,  qui a indiqué lors du Grand Prix d’Italie ceci : « J’ai plusieurs options pour 2011, mais aujourd’hui, je veux me concentrer sur cette saison et ne pas parler de l’an prochain.»

Ici encore, la première lecture est que le pilote cherche à évaluer les options pour l’année suivante, mais cela n’est pas sa priorité. Ou alors, qu’il regardera ses options après la fin de saison.

Mais la vraie définition est : « j’ai des options pour faire réagir Force India, mais celle-ci ne sont pas vraiment sérieuses et j’aimerais rester dans l’équipe indienne mais je veux leur faire comprendre que j’ai de la valeur. »

L’idée de la langue de bois est de noyer les journalistes et les lecteurs pour indiquer tout et son contraire : Eluder une question délicate est l’objectif.