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F1 - L’histoire des présentations sur Internet

22 janvier 2010 | Pas de commentaires
Catégorie : Réflexions Personnelles | Mots-clés: , ,

Le 29 Janvier prochain, McLaren présentera sa MP4-25 dans son quartier général de Woking en direct sur son site internet à 10h heure anglaise. Une révolution ? Non une conséquence.

Le premier constructeur à avoir présenté sur Internet sa monoplace était Jaguar en 2004. L’équipe avait réduit de manière importante ses budgets et cette présentation, au-delà de l’aspect novateur de l’offre, avait éveillée des remarques sur cette présentation low cost. Plus tard, Toyota fera de même, et encore une fois, la menace d’une réduction de budget était dans l’air.

Bref une présentation sur Internet était synonyme de rigueur budgétaire et non de bonne santé. Cette année, les mauvaises langues diront que cette présentation est due aux réductions de budgets de l’équipe et d’autres choses. Mais la réalité des faits est simple : La Formule 1 d’il y a 10 ans c’est fini !

Je me souviens aussi des remarques de certains journalistes sur la présentation de la McLaren MP4-14 en 1999, dans un coin de Barcelone avant que cette dernière ne roule directement sur la piste. Des bouches s’étaient élevées contre ce type de présentation. Depuis, une présentation sur circuit est devenue un principe de réduction de coût. Mais les temps changent.

Internet est devenu la première source d’information en 2009 dans le monde anglo-saxon, passant devant la télévision et la radio. En France ? Non ce n’est pas encore le cas. Mais d’ici 2 ans… McLaren dépasse juste le cadre des simples photos diffusées sur les sites, et présente sa machine en direct via la vidéo. Une pratique qui se généralisera.

TMZ se lance dans le sport

12 janvier 2010 | Pas de commentaires
Catégorie : Réflexions Personnelles | Mots-clés: , , ,

Souvenez-vous de ce site qui avait annoncé la mort de Michael Jackson en Juin dernier ? Le site qui avait été cité comme une source par 90% des médias du monde entier, propriété du groupe AOL du nom de TMZ ? Pour nous, fans de Formule 1 et de sport mécanique, il faudra que ce nom entre dans nos têtes, car TMZ se lance dans le sport.

Ici je pose une question : est ce que savoir que Lewis Hamilton n’est plus avec sa Pussycat Dolls est une info F1 ? Certes elle fait des statistiques, mais est-ce crédible comme info au milieu d’un descriptif technique, ou d’une rumeur d’un transfert, cela fait tache selon moi. TMZ ce sera cela.

Déjà très actif dans le domaine du people made in US, TMZ se lance maintenant cette année dans le sport. Le sport US dans un premier temps, mais la Formule 1 sera touchée d’une manière ou d’une autre par le raz de marrée. 21 millions de visiteurs par mois que cumul se site, il sera donc une source d’information parallèle qui dérange.

Donc si à l’avenir vous voyez TMZ cité en source dans une information F1, un tournant sera pris.

La communication de crise en 2 temps d’USF1

28 décembre 2009 | Pas de commentaires
Catégorie : Réflexions Personnelles | Mots-clés: , ,

Peter Windor a indiqué que le silence de son équipe en termes de communication était délibéré. Estimant qu’il était préférable de rester discret, au lieu de faire de la “com” à tout prix. Vraiment ? La réponse est non, USF1 applique une communication de crise depuis le début.

Présentée comme une équipe moderne, ayant des moyens modernes à sa disposition, USF1 a déçu. Certes durant 6 mois elle a construit une usine, par exemple et d’autres choses qui n’intéressent personne, selon Windsor, mais qui auraient dû être montrés aux fans. La déception vient de là. Les rumeurs s’alimentent dans le silence. Toutefois, USF1 n’a pas été absent du débat médiatique, mais cela a été un échec.

Solution 1 : communication web 2.0

Ce que les gourous du net lancent sur la gestion de crise sur les réseaux sociaux par exemple, est qu’il faut réagir intelligemment. Auparavant le réflexe était de dire : « je vais demander au média de retirer son article, et ensuite démentir 48, voir 1 semaines après, pour prouver que c’est faux. » Le net va plus vite, en théorie et jusqu’à présent les rumeurs autour d’USF1 provenaient du réseau. Donc le team a répondu de manière intelligente.

Je vous invite à regarder aussi les vidéo 2, vidéo 3, vidéo 4, vidéo 5, vidéo 6, vidéo 7 et Epilogue

Toutefois, aucune de ses vidéos n’a été prise au sérieux, et aucune n’a été diffusée jusqu’à présent. Signifiant que les démentis n’ont pas été entendus. Donc le discours sur les doutes autour de l’équipe américaine ont continué.

Solution 2 : les bonnes vielles méthodes

Jusqu’au jour, où Bernie Ecclestone, dans un média papier traditionnel, réaffirme ses doutes sur la présence de l’équipe USF1 sur les grilles de départs du championnat 2010 de Formule 1. Le doute s’installe encore plus,  à mesure du silence de l’équipe américaine. Sauf qu’en fin de semaine, un plan de communication « classique » a été mis en œuvre.

Plan 1 : lancer une chaine Youtube et faire diffuser une vidéo de présentation de l’usine.

Plan 2 : lancer son site internet et un communiqué dans le blog, qui sera repris par tous les sites anglo-saxons et traduit par la suite.

La communication passe mieux, et USF1 a été le sujet principal de la fin de semaine dernière.

Conclusion

USF1 a tenté une approche moderne de la communication qui a été un échec, alors qu’un bon vieux procédé événementiel, avec valeur ajoutée, fonctionne toujours. La faute à qui ? Aux médias probablement, qui n’ont pas encore compris certaines choses. Mais aussi la faute à l’Internet qui démontre ses limites. En effet, aucun site (hormis Crash.net) n’a diffusé ces clips il y a 1 mois. L’érreur d’USF1 et de n’avoir pas créé de cadre autour de ces démentis. Un mini site événementiel aurait permis de voir clair (une page Facebook ?) . Hors, dans ce cas, les vidéos ont été lâchées dans la nature de Youtube sans impact.

Infos payantes, le contre exemple Wikipedia

9 novembre 2009 | Pas de commentaires
Catégorie : Presse, Work Life | Mots-clés: , ,

Faire payer l’information ? La question est sur le bout des lèvres dans la plupart des rédactions traditionnelles concernant leurs sites web. Mais, hormis quelques exceptions (dont le Wall Street Journal), l’information reste gratuite. Car pour bon nombre de personne l’information est gratuite. La télévision (premier média d’information) est gratuite, la radio aussi. La presse a toujours eu un rôle spécifique dans le monde de l’information, car historique. Mais le web est aussi gratuit.

Faire payer l’information de force est difficile. Car internet étant très vaste, une information payante se retrouve gratuite le lendemain ou le jour même sur un autre site. Il suffit de faire une recherche Google pour s’en rendre compte assez facilement. Le système payant permet d’avoir la primeur d’une information, selon ceux qui soutiennent l’initiative du payant. Peut être qu’ils ont raison, mais l’internaute sera seul juge finalement. Mais est ce que le contenu intéresse réellement l’internaute ? Un internaute ira plus vers un site d’information plutôt qu’un autre suivant ses intérêts. La marque joue donc un rôle important tout comme le service. En cela  le modèle Wikipedia semble intéressant pour l’avenir.

Souvenez-vous de 2008, Wikimedia (maison mère de Wikipedia) fait une levée de fonds de 6.2 millions de dollars pour couvrir ses frais. Un succès. Car les internautes ont payé pour quoi ? Pas pour le contenu, mais pour permettre aux gens de continuer à lire le contenu, à savoir les serveurs, l’hébergement, bande passante et salaire) et financer le développement et les améliorations du logiciel. Ce qui est très différent. Depuis 2006, 9,7 millions de dollars ont été ainsi récolté avec cette argumentation simple.

Un exemple qui laisse à réfléchir. Les internautes ne sont pas près à donner de l’argent pour lire une information, mais le font volontiers pour permettre à un service de continuer d’émettre gratuitement, pour le développer et Wikipedia est une des marques les plus connues dans le monde. La réflexion par de là…

Web Local : Bienvenue à Regioo.fr


Un nouveau site d’information régional sur la toile, son nom : Regioo.fr, contraction de REseau reGIOnal d’infO. Lancée par l’éditeur bisontin du blog de la Boucle.

Un espace dédié à l’actualité locale/régionale dans l’hexagone, via le concept du digg-like.

Plus d’information ici et ici

Pif gadget va disparaitre

23 janvier 2009 | Pas de commentaires
Catégorie : Actualité | Mots-clés:

Vraiment pas glop pas glop !

L’hebdo de mon enfance, Pif Gadget va mourir, avec une dette de 4 millions d’euros. Je me souviens d’avoir eu quelques numéros quand j’avais 10 ans environs, je me souviens aussi de les avoir dévorés durant mes vacances à la Presqu’île de Gien à la fin des années 80. Ses gadgets, ses blagues aussi…souvenir souvenir.

Déjà mort deux fois, Pif renaîtra, j’en suis sur, car c’est un produit qui mérite de vivre pour les enfants mais il doit aussi être repensé. La base est là (600.000exemplaires par semaine), il suffit de le rendre plus moderne à tout les niveaux.

La crédibilité d’une source

13 décembre 2008 | Pas de commentaires
Catégorie : Work Life | Mots-clés: , ,

Etude intéressante sur la crédibilité d’une source. L’agence Forrester dévoile que sur un panel américain de l’étude, 16% des personnes interrogés n’ont pas confiance au blog d’entreprise.

Par contre un E mail provenant d’une personne que vous connaissez obtient 77% de votre confiance. IL est toutefois intéressant de constater la méfiance des américains sur leurs médias classiques :

Les Journaux (46%), Magazines (39%), Radios (39%), site internet de journaux nationaux (39%) et la TV (38%) n’obtienne pas la moyenne. Tandis que des portails et moteur de recherche qui utilise les donnés fournis souvent pas les médias classiques recueillent 50% de confiance.

Wikipedia souffre aussi avec 33% de crédibilité et les blogs personnels 18% (peut être une méfiance d’endoctrinement ?), alors qu’un profil sur un réseau social (ce qui est quasi la même chose qu’un blog perso) recueillent 43% de confiance et que les avis de produit de consommation (donc souvent non objectif) obtienne 60% d’intérêt.

Toutefois tout ce qui touche à une marque, une entreprise, ou si rapproche cumul les handicaps aux USA.

Journaliste : Paradigme d’un nouvel ordre subit


La tension monte entre bloggeurs et journalistes. Pire, de provocation en provocation, une guerre s’annonce dès 2009 si cela continue et va faire beaucoup de dégats.

Le Monde a publié Mardi un dossier intitulé Profession blogueur, signé Yves Eudes. Et le moins que l’on puisse dire c’est que les réactions sont virulentes. En tête Presse-citron avec Eric Dupin qui explique la face caché de cette histoire et de ce dossier. Ensuite RealWriteWeb, qui dans un dossier (assez long) dresse ce qui pourrait être la prochaine bataille média sur le net : les blogs de filles. Tout en dressant le constat du document parut dans Le Monde.

En faite, l’article du Monde était une agression, destinée à démontrer que les blogs resteront toujours marginaux et tenus par des personnages qui usent de la société et de la crédulité des gens. En gros, le journaliste dresse le portrait de sa vie et de son oeuvre de journaliste. (Noter qu’il a mis 4 mois pour faire un dossier relativement médiocre.)

Soyons clair, j’ai cotoyé des journalistes ici et là, et ce qu’il m’a toujours étonné reste cette mentalité de supériorité. Cette manière de faire sentir que vous n’être rien sans lui. Leur vision calibrée au diamètre d’une fibre optique et biaisée. Les journalistes ne sont pas dans la réalité, c’est un fait, alors qu’ils doivent rapporter la réalité. En faite la différence entre un bloggeur et un journaliste, est que le premier n’a pas besoin d’un média pour exister, il le crée de par lui même. Pïre, les journalistes tirent à boulet rouge sur les blogs, alors que les sites amateurs font plus voir autant de dégat.

En faite, ce que j’ai appris, c’est qu’un journaliste ne travaille pas gratuitement, non pas au niveau de l’argent, mais au niveau de l’intérêt qu’il peut avoir pour vous. Par exemple parler d’un site internet qui marche dans sa région ne l’intéresse pas si au contraire il peut en obtenir avantage (pour lui ou pour le média qu’il représente). De plus, tout le monde sait que la profession permet d’obtenir des facilités fiscales, de cumuler à hauteur de 50% de son salaire des petits ménages sympas etc…

De toute manière pour moi la cause est déjà entendu et je me rangerais dans le camp des bloggeurs en cas de guerre (humour). D’autant plus que de l’autre coté, j’espère avoir crée des projets médias. A suivre donc, mais comme la comparaison entre l’industrie de la musique dans notre pays et notre presse, est pertinente, regardons  bien ce qu’il advient de l’industrie de la musique 5 ans après sa vendetta.

Un media qui joue sur son mot

7 octobre 2008 | Pas de commentaires
Catégorie : Presse | Mots-clés: , ,

Suite a un premier article de Narvic, sur son très bon blog novovision, posant la question : Si les médias meurent, est-ce si grave que ça ? Je n’avais pas vraiment réagi, lisant le billet et laissant mon esprit la semaine dernière réfléchir à cela.

Sauf que la contradiction est venu d’un deuxième article : Les médias sont morts, l’information continue. Et là j’ai tiqué.

Si les médias meurent, est-ce si grave que ça ?, la réponse selon moi est oui et pour une raison simple : Ayant des vieux souvenirs d’école et surtout de Latin ; Media signifie “médiateur, et intermédiaire”, et le mot Médias a été modifié par les journalistes pour définir tout les supports de l’information. Hors nous sommes d’accords que les deux mots n’ont plus rien à voir.

Donc si nous n’avons plus de media, c’est grave. Par cela j’entends que dans l’ère numérique, un blog est un media, un réseau social est un média…en faite Internet est un media dans le sens étymologique du terme. Mais les marques sont devenues des médias (Google, Facebook, Le Monde, TF1 etc… ) Les journaliste sont les media, donc la démonstration de Narvic sur les journalistes et leurs rôles reste bancale car nous ne parlons pas de la même chose.

En faite le mot en lui-même a été changé dans sa définition par les journalistes eux mêmes. Car d’origine d’intermédiaire, le mot a évolué en moyen de diffusion.

Peut être un juste retour des choses à mon sens, et lorsque l’on joue sur les mots, ont perd de son identité.