Le Spin OFF est une série dérivée d’un programme original. Par exemple, Les Experts Miami et Manhattan sont les spins offs des Expert Las Vegas. Idem pour NCIS et NCIS Los Angeles (moins bon d’ailleurs). Mais ces programmes étaient diffusés à la télévision. Tous ? Non pas le prochain spin OFF de Dr House.
La FOX lancera une déclinaison de son programme sur IPhone ! Nurse Jeffrey est une minisérie qui sera disponible à la fin du mois de Mai sur votre terminal favori. Une initiative originale.
Sachant que le marché des applications payantes Iphone (et IPad à l’avenir) explose aux Etats-Unis, il ne serait pas impossible de voir un nouveau business model pour beaucoup de produit médias (émission de télévision, minisérie par exemple).
Le 29 Janvier prochain, McLaren présentera sa MP4-25 dans son quartier général de Woking en direct sur son site internet à 10h heure anglaise. Une révolution ? Non une conséquence.
Le premier constructeur à avoir présenté sur Internet sa monoplace était Jaguar en 2004. L’équipe avait réduit de manière importante ses budgets et cette présentation, au-delà de l’aspect novateur de l’offre, avait éveillée des remarques sur cette présentation low cost. Plus tard, Toyota fera de même, et encore une fois, la menace d’une réduction de budget était dans l’air.
Bref une présentation sur Internet était synonyme de rigueur budgétaire et non de bonne santé. Cette année, les mauvaises langues diront que cette présentation est due aux réductions de budgets de l’équipe et d’autres choses. Mais la réalité des faits est simple : La Formule 1 d’il y a 10 ans c’est fini !
Je me souviens aussi des remarques de certains journalistes sur la présentation de la McLaren MP4-14 en 1999, dans un coin de Barcelone avant que cette dernière ne roule directement sur la piste. Des bouches s’étaient élevées contre ce type de présentation. Depuis, une présentation sur circuit est devenue un principe de réduction de coût. Mais les temps changent.
Internet est devenu la première source d’information en 2009 dans le monde anglo-saxon, passant devant la télévision et la radio. En France ? Non ce n’est pas encore le cas. Mais d’ici 2 ans… McLaren dépasse juste le cadre des simples photos diffusées sur les sites, et présente sa machine en direct via la vidéo. Une pratique qui se généralisera.
Souvenez-vous de ce site qui avait annoncé la mort de Michael Jackson en Juin dernier ? Le site qui avait été cité comme une source par 90% des médias du monde entier, propriété du groupe AOL du nom de TMZ ? Pour nous, fans de Formule 1 et de sport mécanique, il faudra que ce nom entre dans nos têtes, car TMZ se lance dans le sport.
Ici je pose une question : est ce que savoir que Lewis Hamilton n’est plus avec sa Pussycat Dolls est une info F1 ? Certes elle fait des statistiques, mais est-ce crédible comme info au milieu d’un descriptif technique, ou d’une rumeur d’un transfert, cela fait tache selon moi. TMZ ce sera cela.
Déjà très actif dans le domaine du people made in US, TMZ se lance maintenant cette année dans le sport. Le sport US dans un premier temps, mais la Formule 1 sera touchée d’une manière ou d’une autre par le raz de marrée. 21 millions de visiteurs par mois que cumul se site, il sera donc une source d’information parallèle qui dérange.
Donc si à l’avenir vous voyez TMZ cité en source dans une information F1, un tournant sera pris.
Peter Windor a indiqué que le silence de son équipe en termes de communication était délibéré. Estimant qu’il était préférable de rester discret, au lieu de faire de la « com » à tout prix. Vraiment ? La réponse est non, USF1 applique une communication de crise depuis le début.
Présentée comme une équipe moderne, ayant des moyens modernes à sa disposition, USF1 a déçu. Certes durant 6 mois elle a construit une usine, par exemple et d’autres choses qui n’intéressent personne, selon Windsor, mais qui auraient dû être montrés aux fans. La déception vient de là. Les rumeurs s’alimentent dans le silence. Toutefois, USF1 n’a pas été absent du débat médiatique, mais cela a été un échec.
Solution 1 : communication web 2.0
Ce que les gourous du net lancent sur la gestion de crise sur les réseaux sociaux par exemple, est qu’il faut réagir intelligemment. Auparavant le réflexe était de dire : « je vais demander au média de retirer son article, et ensuite démentir 48, voir 1 semaines après, pour prouver que c’est faux. » Le net va plus vite, en théorie et jusqu’à présent les rumeurs autour d’USF1 provenaient du réseau. Donc le team a répondu de manière intelligente.
Toutefois, aucune de ses vidéos n’a été prise au sérieux, et aucune n’a été diffusée jusqu’à présent. Signifiant que les démentis n’ont pas été entendus. Donc le discours sur les doutes autour de l’équipe américaine ont continué.
Solution 2 : les bonnes vielles méthodes
Jusqu’au jour, où Bernie Ecclestone, dans un média papier traditionnel, réaffirme ses doutes sur la présence de l’équipe USF1 sur les grilles de départs du championnat 2010 de Formule 1. Le doute s’installe encore plus, à mesure du silence de l’équipe américaine. Sauf qu’en fin de semaine, un plan de communication « classique » a été mis en œuvre.
Plan 1 : lancer unechaine Youtubeet faire diffuser une vidéo de présentation de l’usine.
Plan 2 : lancer son site internetet un communiqué dans le blog, qui sera repris par tous les sites anglo-saxons et traduit par la suite.
La communication passe mieux, et USF1 a été le sujet principal de la fin de semaine dernière.
Conclusion
USF1 a tenté une approche moderne de la communication qui a été un échec, alors qu’un bon vieux procédé événementiel, avec valeur ajoutée, fonctionne toujours. La faute à qui ? Aux médias probablement, qui n’ont pas encore compris certaines choses. Mais aussi la faute à l’Internet qui démontre ses limites. En effet, aucun site (hormis Crash.net) n’a diffusé ces clips il y a 1 mois. L’érreur d’USF1 et de n’avoir pas créé de cadre autour de ces démentis. Un mini site événementiel aurait permis de voir clair (une page Facebook ?) . Hors, dans ce cas, les vidéos ont été lâchées dans la nature de Youtube sans impact.
Faire payer l’information ? La question est sur le bout des lèvres dans la plupart des rédactions traditionnelles concernant leurs sites web. Mais, hormis quelques exceptions (dont le Wall Street Journal), l’information reste gratuite. Car pour bon nombre de personne l’information est gratuite. La télévision (premier média d’information) est gratuite, la radio aussi. La presse a toujours eu un rôle spécifique dans le monde de l’information, car historique. Mais le web est aussi gratuit.
Faire payer l’information de force est difficile. Car internet étant très vaste, une information payante se retrouve gratuite le lendemain ou le jour même sur un autre site. Il suffit de faire une recherche Google pour s’en rendre compte assez facilement. Le système payant permet d’avoir la primeur d’une information, selon ceux qui soutiennent l’initiative du payant. Peut être qu’ils ont raison, mais l’internaute sera seul juge finalement. Mais est ce que le contenu intéresse réellement l’internaute ? Un internaute ira plus vers un site d’information plutôt qu’un autre suivant ses intérêts. La marque joue donc un rôle important tout comme le service. En cela le modèle Wikipedia semble intéressant pour l’avenir.
Souvenez-vous de 2008, Wikimedia (maison mère de Wikipedia) fait une levée de fonds de 6.2 millions de dollars pour couvrir ses frais. Un succès. Car les internautes ont payé pour quoi ? Pas pour le contenu, mais pour permettre aux gens de continuer à lire le contenu, à savoir les serveurs, l’hébergement, bande passante et salaire) et financer le développement et les améliorations du logiciel. Ce qui est très différent. Depuis 2006, 9,7 millions de dollars ont été ainsi récolté avec cette argumentation simple.
Un exemple qui laisse à réfléchir. Les internautes ne sont pas près à donner de l’argent pour lire une information, mais le font volontiers pour permettre à un service de continuer d’émettre gratuitement, pour le développer et Wikipedia est une des marques les plus connues dans le monde. La réflexion par de là…