Quand Sport rime aussi avec Culture

Le secteur culturel et le sport sont entrain de plus en plus se rapprocher, l’un apportant à l’autre cette matière consistante qui améliore l’image et la perception idéologique, à l’autre et l’autre apporte un contenu et donne du corps. La musique et le sport sont devenues très importants, tout comme le cinéma et la littérature.

D’abord la musique. Le secteur le plus riche en la matière et se prêtant le mieux au domaine sportif. Beaucoup de club, voir de sportifs, mettent en place des compilations sur Spotify ou Deezer. L’objectif est de coller à une image spécifique. Chaque type de musique à ses codes et l’image qui lui correspond: Le Rap/Hip Op est un modèle de rue et proche des gens dans sa culture. Il est destiné à rapprocher. Le Rock est désormais un produit premium, surtout ceux des années 70, car les années 80 présentent aujourd’hui un ensemble bas de gamme peu intéressant (Le Jump de Van Halen est devenu un peu dépassé, comme certaine chanson de Bon Jovi). Enfin l’Electro est proche du secteur de la technologie et présente un élan de modernité. D’ailleurs les publicitaires ne se trompent pas en associant chacun de ses 3 courants musicaux à leur produit. Une voiture tournera plus entre le Rock et l’Electro que le Hip Op par exemple.

C’est la même chose dans un stade ou un gymnase par exemple. La musique est importante durant les mi-temps ou avant et après une rencontre. Elle ne doit plus correspondre à la cible qui est présente dans votre stade, mais elle doit véhiculer l’image que vous voulez mettre en place. Jay Z avait changé la musique de son équipe des Brooklyn Nets avec plus de nouveaux talents Hip Op, lui offrant une image en décalage avec les autres clubs de la région, proche et novatrice à la fois (grâce à ses nouveaux artistes mis en avant justement).

Toutefois la musique n’est pas seulement intéressante, il y a aussi le cinéma. Ici l’idée n’est pas tellement de diffuser la bande annonce d’un film, car peu de structures disposent d’écran, mais d’associer son image à celui d’un film en établissant un deal de promotion. Complexe ? Oui bien entendu, mais cela valorise aussi le club et le fait évoluer vers d’autres niveaux.

Enfin il y a aussi la littérature. Là encore, c’est extrêmement complexe d’associer le sport et un livre. Mais c’est tout à fait possible. Un auteur peu venir dédicacer son livre, pourquoi pas, ou alors faire la promotion de son ouvrage. Tout comme exposer des tableaux d’un artiste, ou des photos. La culture permet surtout à un club de se valoriser et d’élargir un peu plus son environnement proche et sa « clientèle. » En effet, à l’avenir, le sport établira des partenariats avec le secteur culturel pour justifier un prix d’entrée, et surtout avec l’objectif de tendre de plus en plus vers le divertissement. Au delà du terrain.

Le TOP 5 des albums hard rock les plus vendus de tous les temps

Il y a eu plusieurs classements des albums les plus vendues de tout les temps, mais rarement un classement un classement des albums hard rock. Donc pour le plaisir, je vous propose le top 5 :

1 – Black in Black – ACDC (1980) – 49 millions d’albums

2 – Led Zepplin IV – Led Zepplin (1971) – 37 millions d’albums

3 – Appetite for Destruction – Guns N’Roses (1987) – 33 millions d’albums

4 – Black Album – Metallica (1991) – 30 millions d’albums

5 – Nevermind – Nirvana (1991) – 26 millions d’albums

MUSE oublie ses origines et c’est bien dommage

Dimanche, discutant avec ma sœur du dernier  album de MUSE, The 2nd Law, je lui fais part de ma déception après l’écoute de cet opus. En guise d’argument et connaissant parfaitement mes goûts musicaux, elle me refait écouter « Supremacy », un titre très James Bondien (d’ailleurs c’était une chanson qui a été proposé par le groupe pour Skyfall, avant que les producteurs ne préfèrent Adèle). Certes le titre est bien, mais je ne suis guère enthousiasmé.

MUSE c’est l’évolution musicale d’un groupe par excellence. Il y a 10 ans, ma sœur n’aimait pas du tout ce groupe, moi j’adorais. Aujourd’hui c’est le contraire.

J’ai adoré Origin of Symmetry, Showbiz et l’obscure Absolution. J’ai même le psychédélique Hullabaloo (déjà spécial à l’écoute). Puis il y a eu le fameux Black Holes and Révélation. Une déception acoustique. C’est ici que j’ai compris que MUSE allait pondre des albums avec 2 ou 3 tubes et ensuite pas mal de n’importe quoi. Franchement j’ai rigolé quand j’ai entendu Knights of Cydonia. C’était quoi ce morceau ? Un titre sorti d’une bande originale d’un manga western des années 80/90 ?

Je me suis arrêté là. L’Album The Résistance était trop imparfait à mon sens pour justifier un achat et 2nd Law est du niveau de Black Holes and Révélation. Madness fait penser à Ulysse 31 (ce fameux retour aux dessins animés des années 80/90). Mais visiblement cela marche.

Origin of Symetry c’est moins vendu que Absolution, Black Holes and Révélation et même Résistance. Alors que c’est probablement le meilleur du groupe à ce jour. Enfin selon mon avis subjectif.  MUSE fait du commercial avec des pastilles de rappel, mais cela ne marche plus. La déception grandi album après album. Aujourd’hui j’écoute Origin et Absolution, avec plaisir, mais je me demande encore si ce groupe dispose d’un réel style ou si il n’est juste qu’un modèle d’expérimentation de sons.

L’image par la musique

Subconscious Music by Poet for LifeLa musique comme outil marketing pour créer une image ? La tendance est en marche aujourd’hui. Barack Obama a chanté hier soir à la Maison Blanche lors d’un concert qui a réuni B.B King, Buddy Guy et Mick Jagger. Un rendez-vous musical, destiné à être diffusé à la télévision, rapporte le site 20minutes.fr.

Il y a 10 jours, le président américain a publié une playlist de campagne sur le site Spotify. 28 Chansons soigneusement choisis couvrant une vaste étendue du paysage de la musique pop. Beaucoup de musique Country. Objectif : séduire la classe ouvrière blanche.  Il y a quelques temps une équipe de Formule 1 a aussi mis en place une playlist plutôt pop rock. Destiné à présenter une image dynamique et jeune. La musique est désormais un outil marketing à ne pas négliger pour faire passer un message.

Par le passé, Eddie Jordan, patron de l’équipe F1 Jordan Grand Prix organisait un concert après le Grand Prix d’Angleterre à Silverstone ou des pilotes (Damon Hill et même Sébastian Vettel) jouaient sur des classiques du hard rock (Smoke and the Water par exemple) devant une foule de plusieurs milliers de personnes. Avec cette attitude, l’équipe Jordan avait une image rock’n roll et fun. Elle est toujours dans les têtes des fans de Formule 1.

Si vous allez dans un supermarché Intermarché. Ecoutez. Il y a une radio interne commune à tous les magasins de France et qui diffuse une musique jeune et pop. Le message est clair, même si la moyenne d’âge est élevée et que faire les courses n’a rien de glamour, Intermarché souhaite véhiculer une image dynamique et jeune. Sachant qu’une image jeune séduit plus les personnes d’âge mûr paradoxalement, c’est un succès. J’ai vu un quinquagénaire sifflé sur The Wall de Pink Floyd, dans les rayons des petits gâteaux…

Pour un politique, la musique de son entrée en meeting est importante. Van Halen avec Jump ou encore The Final Countdown du groupe Europe ont été largement utilisé par le passé. Surtout pour leur introduction et la mélodie. Pas vraiment pour le message à faire passer. Aujourd’hui le message est destiné à renforcer l’image de marque. Le genre musical caractérise un état d’esprit. D’autant que la musique est le bien culturel le plus consommée dans le monde…