Créer l’inconfort et inventer l’avenir

« C’est dans l’inconfort que l’on grandit  »

Cette phrase est citée régulièrement comme une étape de développement du bien-être. Si vous cherchez à créer des changements positifs dans votre communauté (ou vous même), il est presque certain que vous créerez également une zone inconfortable.

Il y a quelques temps lorsque j’entrais dans un projet, mon état d’esprit était de me dire : « Il faut que cela ait du sens pour faire progresser la structure. » C’était très simple…trop simple. Finalement la réflexion que j’aurais dû avoir était : « Cela va rendre certaines personnes mal à l’aise. »

L’expérience fait que l’on évolue, progresse, mais nous ne changeons pas vraiment. Mon état d’esprit est toujours à l’innovation mais il a aussi aussi évolué et progressé. La citation de Seth Godin synthétise assez bien cette nouvelle histoire que j’écris.

La façon la plus courante de faire face au futur est d’essayer de le prédire. Être au bon endroit au bon moment avec les bonnes compétences ou les investissements.

Une approche beaucoup plus réussie et fiable consiste à inventer l’avenir. Naturellement juste une petite partie. Mais assez pour faire la différence.
Seth Godin

Valeurs perdues

Le billet sera court, car je redoute la pauvreté des mots. Chacun a ses valeurs. Le plus souvent philosophiques ou spirituelles, elles nous définissent en tant qu’individu évoluant dans la société. Ses valeurs semblent perdues aujourd’hui. Cachées par des histoires. L’histoire de nos vies, des mensonges pour arranger la réalité, afin de vivre dans un monde virtuel d’illusions. Ses histoires accentuent les comportements individualistes, personnalisant l’homme et son image au détriment des valeurs qui nous habitent.

La crise économique accentue le repli sur soi au détriment de l’ouverture et du partage des valeurs qui nous hantent, afin de ressortir lorsque les beaux jours arriveront. L’émotion est confondue avec la raison, la puissance du dialogue transformée en histoire. Les idées se transforment en crise de conscience. Le monde pense court terme. Ne prévient pas, mais tente de guérir le virus, qui se transforme en cancer.

Désormais nous n’avons plus de valeurs communes. Elles sont perdues. Jusqu’à ce que la lumière illumine de nouveau l’abysse. Un jour peut-être…

L’ère de l’info instantanée à durée limitée

the_endLors d’une récente recherche sur le moteur de recherche américain que tout le monde utilise, ou presque, j’ai constaté le manque de présence de certains sites internet dans ses recherches en question. M’interrogeant aussi sur le manque de référencement des grands sites d’informations dans les résultats de recherche, la réflexion est désormais posée : il y a une évolution majeure dans les sites d’informations. L’information instantanée est désormais privilégiée.

Récemment sur ce blog, j’avais pointé un lien vers un article d’un site. Pour relire cet article, j’ai donc cliqué sur ce lien. Surprise, l’article n’existe plus et je tombe directement sur la page d’accueil du site. Pourtant le lien n’avait qu’un mois. La fin des archives ? Probablement que oui, car désormais il n’y a plus de trace d’antériorité. Même sur certains gros blogs américains. Il faut désormais vivre l’instant et oublier le passé. Soit.

Les sites d’informations privilégient désormais un référencement massif sur leur nom de domaine et ensuite une recherche interne d’articles. Ce qui signifie que Google et autre sont désormais moins pertinents pour une recherche poussée d’un document, d’un article etc…

On échange des liens, on réagit sur l’actualité et ce qui fait l’actualité, mais au profit de la home page. Cette fameuse home page que certains avaient annoncés la fin avec l’ère de Facebook et Twitter. Les sites d’informations travaillent désormais leurs marques par le biais de leur site et donc de la home page. Les réseaux sociaux ne sont que des relais de croissances d’image. D’ailleurs ses sites ne proposent absolument pas de contenus spécifiques aux réseaux sociaux…

L’instantanéité de l’information, obsolète après 24h de présence dans le tuyau médiatique, mélangé avec le branding virtuelle poussé à l’extrême, via un SEO de Home Page unique et sans intérêt pour un moteur de recherche, commence à rendre cette même information sans valeur.

Le jour ou l’information n’aura plus aucun intérêt que la nourriture de notre cerveau, pour discussions sans intérêt entre ami.  Il sera peut-être temps de revoir le modèle non ? Cela commence déjà à être le cas. La télévision recommence à devenir un média d’intérêt aujourd’hui. L’Intenet n’est plus ce qu’il était…

Classement Forbes : une belle valorisation du sport US

Ce qui est amusant dans le classement annuel des athlètes du magazine Forbes est de voir que c’est toujours un sportif made in USA qui domine le classement depuis plus de 15 ans. De Michael Jordan à Tiger Woods, jamais un étranger n’a dominé le classement. Pourtant, longtemps Michael Schumacher a eu le même revenus (tiens donc) que Woods,  mais toujours crédité de la deuxième place.

Je me souviens d’un classement intéressant. Celui de 1993/1994. Ayrton Senna y était crédité d’un modeste 18,5 millions de dollars à l’époque. Un revenu étonnant pour le triple champion du monde qui touchait alors déjà 16 millions de dollars de salaire chez McLaren et un total de près de 10 millions de dollars d’annexe, soit un total de 26 millions de dollars et même 36 millions selon d’autres sources de l’époque. Hors cette dernière somme était l’évaluation des revenus de Michael Jordan à l’époque. Bref, depuis longtemps les sportifs hors sport US sont sous évalués.

Par exemple, sur une histoire de devise. France Football estime à 32 millions d’euros les revenus de Lionel Messi. Pour Forbes, le chiffre est le même, mais plus la devise qui passe en dollars. Mais, après calcul, alors que FF estime à 46 millions de dollars les revenus d’un Messi, Forbes les fixent à 22 millions d’euros. Un gouffre. Notons que le second du classement derrière Tiger Woods est LeBron James avec 48 millions de dollars. USA toujours…

Plus fort encore, reste Michael Schumacher. Estimé à 34,7 millions d’euros par le BusinessBookGP 2011 et à 34 millions de dollars par Forbes. Encore une fois les devises changent tout (cela fait 50 millions de dollars et 23.5 millions d’euros).

Le classement Forbes est un indicateur  qui favorise surtout les sports US, mais pas très précis pour les pilotes de Formule 1 (par exemple). Les sportifs étrangers ne servent que de faire valoir à des sportifs US touts puissants. Je me souviens encore Kimi Raikkonen modestement crédité en 2008 d’un 18 millions de dollars par Forbes, alors que son salaire était trois fois plus important en réalité chez Ferrari.