Ma vision d’une fusion – acquisition

Il y a deux ans j’avais écris sur la question des fusions en listant trois raisons. Toutefois, je dois rajouter une 4ème qui est l’exemple type de ma vision des choses.

Je reçois de temps en temps des propositions de fusion – acquisition avec d’autres sites (F1 ou Sport en général). Dernièrement j’ai eu une proposition de reprise que j’ai décliné en ses mots : « je ne suis pas dans une politique de fusion – acquisition pour le moment » C’est vrai, mais j’aimerais être clair sur cette 4ème voie qui est la mienne depuis quelques temps,  pour l’avenir de mon support.

Je ne souhaite pas reprendre pour tuer, ni reprendre pour vider et encore moins reprendre pour profiter. Je souhaite un programme en accord avec un principe : la compétence.

J’ai lu dans Business Insider,  que Facebook, depuis 2007 avait racheté environ 10 sociétés et surtout leurs fondateurs,  dans l’espoir d’améliorer sa propre plate-forme. Seesmic a fait la même chose et c’est une idée qui me plait assez.

Si j’accepterais (un jour après réflexion) de fusionner ou de racheter (ou me faire racheter) ce sera sur le principe des compétences que cela apportera à mon programme de développement.

Donc,  cela ne sert à rien de me valoriser une première page Google ou un Page Rank de 4, voir des stats de malade mentale irréaliste. Ce qui m’intéresse c’est ce que votre service peut offrir à un blog comme Tomorrownewsf1.com. Le mot est lâché : service.

C’est ainsi que j’imagine les choses. Car je me demande toujours ce qu’il pourrait bien augmenter l’intérêt de mes lecteurs.

Un rêve bizarre de fermes de contenus F1

La nuit dernière,  j’ai fait un rêve curieux. Un cauchemar je dirais même. Ce délire prémonitoire me présentait face à un site français de Formule 1 tenu par un robot.

Un site tenu par un robot donc, aspirant le contenu de Google ou des flux RSS pour faire un mix et produire un contenu exclusif pour son portail support. Un site qui aspire les exclusivités des autres pour en faire une synthèse encore plus exclusive et complète. Le rêve des internautes en soif de contenus ! Une véritable ferme de contenus automatique !

Troublé par cette « vision » j’ai fait une recherche sur internet et j’ai découvert deux choses. La première est qu’un site sportif tenu par un robot existe déjà. Mais, heureusement, il ne se contente, pour l’instant que de données bruts et rapides sur une base statistique (voir ici pour en savoir plus). Je suis donc soulagé de constater que le cerveau humain a encore un avenir. Mais, par curiosité j’ai fait une recherche sur mon moteur de recherche préféré pour savoir si un tel robot existe réellement en « open source ». Il existe bel et bien sous WordPress. Furieux, je suis allé courir pour me détendre.

J’espère vraiment qu’un super site de ce genre n’existera jamais pour la Formule. Par respect des lecteurs surtout et par notion de respect humain. Une question d’éthiques logiques…

L’accélération sociale de l’information

Mercredi, ouvrant mon compte Facebook j’écris ceci : « Réveillé par un combat de chat à 3h16 du matin….tssss. » Quelques mots simples, sans entrer dans le détail et pourtant un constat me frappe. Cette anecdote,  qui est habituellement destinée à animer les soirées entre amis, exagérant évidemment le fond et la forme pour faire rire et détendre a été balancée en pâture. Sans âme.

Vous avez déjà remarqué autour de vous cette nouvelle expression : « oui tu l’as mis sur Facebook. » lorsqu’un de vos amis commence à expliquer une de ses aventures ou un voyage. Je constate autour de moi, presque plus personne ne parle de ses choses futiles qui font la vie, ses moments brefs, mais combien même amusant,  qui remplissent les soirées entre amis ou en famille. Tout ou presque est déjà sur Facebook. Photos, ruptures, moment de plaisir, soirée etc…Bref notre vie privée, autrefois racontée en OFF,  est exhibé sans âme sur le réseau social.

Attention, non pas que je descende de mon cocotier et vient de découvrir la vie sur Facebook, cela fait longtemps que c’est ainsi. Mais, ce que je constate est l’accélération du comportement des personnes autour du « personal offline ». Tout est livré en feeds, sans avoir le bonheur d’avoir été raconté la plupart du temps. Les histoires se perdent dans le sens de l’accélération. Il faut écrire tout de suite ce que l’on fait, pour son réseau. 5min sur son Iphone ? 2 min derrière son écran ? Chaque instant est un prétexte à l’exposition. Mais après ? Une fois que tout a été dit ? Nous n’avons plus rien à dire à ceux qui nous entoure. Car, ils le savent déjà. Alors,  ils écoutent poliment ce que vous racontez. Occupant l’espace temps de l’ennuie. Mais ils savent déjà. Certain, peu diplomate vous coupe immédiatement en vous disant la fameuse phrase après le premier paragraphe de votre histoire. « Oui je l’ai vu sur Facebook. » Comme s’il a été le privilégié de l’information avenir, le VIP de vie perso au contraire des autres qui n’ont eu le temps de vous lire.  Finalement, nous n’avons plus rien à nous dire en vrai.

Tout doit aller vite, l’information doit être donnée, mais pas le temps de l’expliquer. Une heure de retard est le maximum acceptable, sinon vous êtes laissés sur le côté de la route. Personne ne prend le temps de comprendre, le brut l’emporte sur l’esprit et la réflexion. La consommation est le nouveau mot d’ordre de nos vies. Nous devons être au courant de tout, même si c’est faux. L’affaire Patrick Sébastien invité au mariage de Kate et William est un exemple. Ecrit en grosse lettre dans TéléStar le Lundi, elle sera démentie timidement le mardi sur internet. Mais, pour la majorité des gens, Sébastien est invité au mariage. Alors que non. Le démenti est dans l’oubli, le papier gagne par son sérieux. Le digitale reste marginale, car trop rapide. Recouverte par une autre information, noyer par une autre brève buzz people sans importance, mais vitale pour nos discussions quotidiennes.

Je le constate dans mon activité. J’ai débuté lentement,  avec un billet quotidien sur mon blog, puis j’ai contribué à cette accélération de l’information en augmentant le nombre de ma production journalière, pour ma propre satisfaction ? Je ne sais pas vraiment. Mais cette information en 2009 n’est plus la même en 2011. Celui qui garde pour lui l’info est un loser désormais. Je comprends que les informations doivent être analysées, décryptées à la vitesse d’une Formule 1 à Monza. Il faut réagir vite, mais l’information brute, inutile et vide de sens reste privilégiée. Le coup du « j’ai vu sur un site l’affaire du mini-kers de Red Bull aujourd’hui », alors que je l’avais largement couvert la veille est représentatif des comportements. Les lecteurs sont perdus dans le flux de l’information. Cela va trop vite pour eux aussi et le dernier qui parle à gagner pour eux. La prime est rarement au premier dans ses conditions là. C’est bizarre.

Notre tolérance à la patience médiatique n’a plus de sens aujourd’hui. Nous voulons tout, tout de suite, comme des gamins trop gâtés. Nous voulons savoir ce que font nos amis, avant d’attendre qu’il nous le raconte. Nous voulons avoir la dernière information et l’explication qui va avec dans l’heure qui suit la publication. Nous souhaitons croire le storytelling que nous lisons, alors qu’il est faux mais inaudible. Vite vite vite mais,  le virage ? Nous sommes en ligne droite constante. Reste que lorsqu’un virage arrive à proximité, le crash n’est pas loin. Et, souvent la déception, le sentiment de trahison l’emporte. Du genre : « Téléstar m’a déçue sur ce coup là. » ou encore « je ne comprends pas ce que veux dire Marc par « âge d’or – déclin. » Ou encore le fameux « LOL » sur les réseaux sociaux,  qui ressemble de plus en plus à un « ma pauvre ou mon pauvre…tu es nul. »

Reste la grande question : que ce passera-t’il si l’on ralentit? Certain estime que le premier qui ralentit, a gagné. Mais, je pense qu’il est trop tard. Si vous ralentissez aujourd’hui vous êtes mort. Mais, pourquoi ne pas temporiser de temps en temps. Le monde a besoin de respirer, il fait beau, chaud, le printemps est déjà là. Utopie totale, car dès Lundi la semaine mythomane de certain continuera, tandis que le sifflement des balles traçantes de l’information vont continuer à siffler de plus belle. Cumulant BUZZ inutile et des story’s que tout le monde aura oubliée 24h après.

Paradoxe d’une information qui est de plus en plus rapide et qui doit être de plus en plus expliquée. Mais vite, sans tarder. Il existe une demande, marginale encore. Mais elle existe et tendra à se développer de plus en plus. Nous entrons dans une nouvelle ère. Toutefois….

Nous ne sommes pas loin d’une hernie mentale…

Site F1 : la dérive de l’hyper réalité sociale et de l’info divertissante

Sites d’informations ou divertissements ? La frontière est fine sur les sites d’informations gratuits. Un virage qu’ont récemment pris beaucoup de sites traitant du sujet de la Formule 1.

Soyons sûr qu’un site d’information est basé sur une philosophie de son créateur. Internet a changé depuis quelques temps et la personnalité du fondateur est un des moteurs du site. Une certaine personnalisation, provoquée par Facebook et les réseaux sociaux. Mais, deux dérives majeures sont apparus depuis quelques mois : l’hyper réalité sociale et l’information entertainment.

L’hyper réalité sociale

Depuis quelques mois, en France et un peu dans le monde anglo-saxon,  ce genre médiatique commence à dominer le monde des réseaux sociaux, surtout Facebook. Ces médias ne cherchent pas à comprendre le monde et de le faire découvrir au public, mais à favoriser des passions et  l’irrationalité destiné à fidéliser le public émotionnellement. L’hyper-réalité sociale.

Dans le principe de l’hyper-réalité, avoir l’information en premier et la décryptée ne sert à rien la plupart du temps. Ses médias sont en retard et jouent sur les titres et tendent à créer une réalité parallèle sur les réseaux sociaux. Dans le newsfeed (Facebook) de ses sites, les titres sont provocateurs, les remarques puériles : le principe est de présenter de façon factuel une information articulé sur une ligne « fanatique ».

Rien à voir avec l’information, fini le breaking news, place au DD (dépêche déclaration) qui montre  un format de  présentation  important (texte de  300 mots), mais qui se concentre sur la déclaration comme l’élément de l’information. Sans vérification, car sur le principe, la parole est vraie, pas de besoin de vérifier. J’ai testé la situation sur plusieurs points.

Cette semaine par exemple, j’ai testé le principe est le constat est sans appel : Les articles disposant d’une information limitée à une déclaration d’un acteur de la F1 remporte la mise. Idem sur Facebook, ou le titre résumé factuel de l’information remporte plus de commentaires que les autres. Idem, lorsque j’ai analysé une déclaration d’un pilote (Alonso par exemple), les critiques sont importantes mais l’article réalise un score moyen.

Information entertainment

Fini le temps de la rumeur comme outil « d’information » divertissante. L’ autre arme de destruction massive, la vidéo. Si le résumé d’un événement fonctionne toujours très bien et l’éditorialisation de l’information représentera l’avenir,  le principe de diffusion séquentiel de  l’image autour d’un accident,  en prenant des vidéos postées sur Youtube ou Dailymotion,  est devenu incontournable.

C’est un autre aspect des réseaux sociaux. Voir un accident dans un lecteur vidéo n’est pas une information, c’est un divertissement. Dans cette évolution des sites d’informations, cette dérive est malsaine. Surtout qu’elle ne s’accompagne jamais d’une explication.  Ces vidéos sont d’ailleurs présentées sur la base de mots clés Google,  très efficaces. Mais,  sur les réseaux sociaux, elles sont présentés de manière racoleuse afin d’être diffusés un maximum dans la plate-forme.

Ici encore, l’image est sérieuse et réelle, mais son traitement et sa présentation l’est beaucoup moins. Chacun son avis sur la question, mais lorsque la pensée unique estime que la Formule 1 n’est pas un sport mais un divertissement. Le problème est là.

Tant que ce type de site existera et progressera sur internet, la Formule 1 sera décadente. L’internaute décidera le moment venu que ses messages sont dépourvus de sens et d’intérêts. Il y a déjà eu des exemples de cette dérive aux USA et tous les médias ont finalement périclité à un moment ou un autre.

En attendant les internautes français (jeune surtout) sont plongés dans l’ignorance et l’excitation fanatique qui les passera un jour. Seule alternative : des médias indépendants et actifs et  se basant sur une information rationnelle,  qui pourront remédier à cette crise sur internet.

2012, la conspiration de l’apocalypse

Le film catastrophe événement 2012 sort aujourd’hui et hier soir, sur France 4, un documentaire 2012 la conspiration de l’apocalypse a dressé un bilan des possibilités de fin du monde.

Une enquête à travers l’Histoire et ses zones d’ombre qui conduira le comédien Eric Laugérias plus loin qu’il ne le pensait. Entre croyance et réalité scientifique, ce programme éclairera le téléspectateur sur ce mystère qui intrigue et passionne depuis la nuit des temps.

Donc selon l’enquête nous allons mourir en 2012 à cause de la monté des eaux, dû à une explosion solaire qui augmentera la température de la planète de plusieurs degré, ce qui fera fondre les glaces et provoquera par la même occasion des cyclones et Tsunami sans précédent. Selon les prophéties, la fin du monde est annoncée 1335 jours avant le 21/12/2012, par des maladies, soit le 25 Mars 2009, le jour de l’arrivée de la Grippe A.

Finalement nous finirons à 500.000 sur une planète qui en comptera 6,5 milliards environ en 2012.

Voici la première partie du reportage :

Pour le reste je vous laisse seul juge, mais le reportage de France 4 était très intéressant…Enfin voici le lien pour voir le reportage en entier (cliquez ici)