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Le blog Médiassociaux.com dresse les 5 critères du Business Modèle de Meetic :

1- L’UGC: Ne pas devoir payer pour avoir du contenu sur son site.
2- Le Pay per use: Faire payer l’utilisation des services du site, qui dans le cas de Meetic est un gage de “qualité” des profils.
3- L’auto-contrôle: la modération des contenus est assuré principalement par les internautes entre eux, donc pas de surcoût non plus de ce côté là.
4- Une adaptation locale simple: Le site doit pouvoir être facilement adapté à l’international dans son concept et son contenu.
5- Faire croître l’audience chaque jour: Plus l’usage et l’audience du site croît, plus la barrière à l’entrée est difficile pour la concurrence.

A la lecture d’une analyse sur le cataclysme de l’industrie musicale il y a 10 ans à cause de Napster, je me suis demandé simplement : qui sera le bouc émissaire (l’exemple ?) sur internet pour la presse écrite ?

Beaucoup d’observateur compare les deux secteurs, et sachant que Napster a été montré du doigt à l’époque pour démontrer les maux de l’industrie musicale, nous pouvons nous demander qui sera le « Napster » de la presse écrite ?

Google ? Facebook ? Twitter ? les blogs ?

Cela c’est passé il y a quelques semaines, tous les médias ont annoncés la vente de l’équipe Honda à Carlos Slim, le milliardaire mexicain. Hors c’est un parfait exemple de journalisme d’interprétation.

Pis j’ai été le seul, le lendemain matin de l’annonce à écrire que ce n’était pas possible. Pourtant je en suis qu’un bloggeur, même si je suis un peu expert dans mon domaine (la F1), j’ai tout de même été vérifier l’information que tout le monde citait. J’ai donc fait un travail de vérification de source et j’ai trouvé un lien avec un autre article d’un autre site 4 jours plus tôt. Toutefois, par un mécanisme dont j’ignore la rumeur c’est rependue partout dans les médias, de la BBC à Infosport en France.

A partir de là j’ai peur, car ce journalisme d’interprétation, ressemble à celui de la presse people, c’est-à-dire capable, à partir d’une photo, de nous dresser un roman photo qui n’a rien à voir avec la réalité. Mais que penser de l’agence Reuters, la plus grand du monde, qui a décidé après la chasse aux scoops à tout prix, de ne plus vérifier ses sources (lire article Backchich.info).

La réflexion de Nicolas du site Windows on the media laisse aussi songeur, souvent les journalistes abordent des sujets qu’ils ne maitrisent pas, sauf que lorsque c’était en papier il n’y avait pas de souci majeur, mais les temps changent, Internet est peuplé d’expert en tout genre, de passionnés qui maitrisent parfaitement leur sujet, ce qui est une grande richesse culturelle.

Au point de se demander si un rôle de consultant de rédaction, pour ses experts, n’est pas un métier d’avenir dans la presse.

Lecteur quotidien du site Bakchich.info, le site est à la recherche d’un modèle éconmique et solicite ses lecteurs, voici donc mon avis sur la question (a prendre ou a laisser).

Je pense que le site devrait axer vos recherche de revenus autour de trois programmes, tous complémentaires.

1/ Sachant l’arrivée de InfoVox (brillante idée au demeurant), et sachant que vous disposé d’une régie pub commune avec ces mêmes sites partenaires, je propose la création d’un moteur de recherche d’information. En effet, la crise économique touchant la publicité sur site et non en recherche tente à me faire croire que cette solution complémentaire est réalisable. Yahoo a mis à disposition Yahoo Boss, via une API permettant la création de moteur de recherche., voir l’exemple de Techcunch.com

2/ Le premium, je suis un bloggeur actif dans le secteur de la Formule 1, et le site référence dans ce secteur est F1-Live.com. Ce site dispose d’une offre premium (6€/mois environs), mais avec divers avantage : le portail premium permet d’avoir accès à un site sans publicité, aux archives, un mag PDF, photo HD, vidéos en exclu etc… finalement un modèle pas si loin de Bakchich. En effet, le site peut proposer une offre payante globale avec l’idée de la non publicité (renforçant l’idéologie d’indépendance et rassurante pour le lecteur-client. Les OFF sont déjà payantes, idem pour l’Hebdo. Renforcer l’offre d’une exclu vidéo de la TV par exemple avec 24h d’avance sur diffusion gratuite.

3/ Produit dérivés, j’entends par là non pas la vente de T-shirt, mais plus globale, car tout le monde sait que ce qui faisait vivre un portail comme Yahoo c’est l’horoscope, les sites de rencontres etc… des services en partie gratuits qui sont ensuite payant. Imaginons un réseau social-rencontre payant de Bakchich, qui permettra de cultiver le « mauvais esprit » mais aussi se faire rencontrer des personnes de même idéologie, ce service peut être gratuit pour l’inscription et payant pour la participation. Ce produit peut être relié au service premium éventuellement dans un pack super prémium.

95% du site sera gratuit et doit le rester mais les 5% restant doivent être ayant et diversifier l’offre pour rendre l’histoire attractif.

La relflexion de Bakchich est toutefois intéressante et révélatrice d’un esprit pionnier toujours encourageant. Toutefois avant de savoir, il faut tester.

Lisant les commentaires de l’article de Bakchich.info sur son modèle économique et ses initiatives payantes, me vient une anecdote :

Ma mère participe à l’activité d’une association, depuis 20 ans, qui tourne autour du bricolage et des découvertes de métiers artisanaux. Tout les deux ans, son association organise sur deux jours une expo/vente des produits crées et découverts sur la période. La dernière édition, il y a 15 jours a été un succès par rapport à la dernière, car l’entrée à été gratuite.

En 2006, l’entrée était payant (2€) et les ventes pour l’association ont été ridicules, avec 55/60% d’invendu. Cette année, la décision a été prise de rendre l’entrée gratuite, mais de proposer un salon de thé, des confiseries etc… Résultat, un succès complet, 85/90% de taux de vente, et le salon était plein tout le temps.

Moralité, lorsqu’une personne paie un service elle est déjà freinée dans son élan (une contrainte de liberté), alors que rendre le service gratuit permet de retirer cette fonction contrainte de liberté. Mais en proposant un produit dérivé payant qu’elle ne sont pas obligée, la probabilité est grande qu’il fonctionne (le salon de thé).