Sponsoring – Une décennie et 7 évolutions majeurs

Depuis 10 ans, le sponsoring a fortement évolué et les tendances sont nouvelles. Sportune vous présente les 7 leçons de commandites à retenir.

1 – Numériquement votre : L’émergence des réseaux sociaux, prenant une place permanente dans nos vies, est un danger pour l’ancien modèle de sponsoring (juste l’affichage en échange d’argents), car c’est désormais là que se trouve les fans et la marque doit être présente dans ce milieu pour se valoriser.

2 – Plus avec moins : Nous sommes en récession, ainsi les marques travaillent beaucoup à obtenir un plus grand impact avec moins de budget.

3 – Le complot : Les marques sont devenues intelligentes et devenir le commanditaire principal d’un évènement ne signifie pas avoir un meilleur retour d’impact médiatique. La taille du logo n’a plus de signification. C’est la relation que vous en faite qui est important.

4 – Tiger, Lance et Oscar : Le sponsoring personnel est désormais risqué dans le sport. Toutefois, l’association avec un sportif n’entame pas l’image de la marque, car désormais cette dernière annonce l’arrêt de son soutien. Reste que le modèle de base d’un sportif pour une marque ressemble à Michael Jordan (dans tous les domaines de sa vie). Un portrait robot qui date de 25 ans maintenant. David Beckham est le dernier grand représentant de ce modèle.

5 – Plus de débouchés : Avec l’émergence du Rugby, du Golf et désormais de la Voile, il y a plusieurs débouchés pour une marque afin de viser une niche et tirer un maximum de retour sur investissement. Plutôt que de devenir un sponsor dans le Football ou la Formule 1 par exemple, et changer son image sur la base des valeurs d’un nouveau sport.

6 – Plus que l’image : Il y a 10 ans, l’image était importante, c’est encore vrai, mais désormais l’échange entre la marque et le sport est plus important qu’un simple affichage. Les sponsors venaient pour capter l’image d’un sport, sans rien offrir en retour. Désormais il participe au développement du sport, dans sa promotion globale en intégrant une plus large place à la communication.

7 – Abandon du numéraire : Demander de l’argent à un sponsor commence à devenir difficile. Il faut désormais être souple et consulter pour que les deux parties trouvent des gains. Ce qui privilégie aussi le Business to Business ou l’argent investi arrive indirectement dans le sport, de manière plus utile. Plus facile à mesurer que les mesures d’impact médiatique traditionnelle.

Pourquoi devenir sponsor ?

Lorsque je suis devenu sponsor du club de Palente Orchamps Hand Ball ai-je signé le chèque pour la beauté du sport ? Non il y a toujours une raison. Un plan tellement secret qu’il est impossible d’en raconter les tenants et les aboutissants. Mais, je l’ai fait pour une raison précise (avec ce principe de Business Exchange). Pas pour entendre mon nom durant un match, ou encore de me satisfaire de voir le logo de Tomorrownewsf1 sur un panneau au bord du terrain. Non, c’est un échange, un partage. Pour être général.

D’ailleurs, pourquoi devient-on sponsor ? Il y a plusieurs raisons à cela.

Une des raisons est de motiver votre personnel. Très souvent le sponsoring est utiliser comme une promotion de marque, mais cela peut aussi être une excellente base de motivation interne. Rappelant ainsi les valeurs et succès de l’entreprise.

Une autre raison est d’exploiter votre sponsoring pour asseoir sa réputation. Mais, vous pouvez augmenter votre attractivité par une action pour, par exemple, encourager les jeunes talents ou une cible précise. Une manière subtile de promotion qui parait désintéressée, mais efficace.

Mais, si vous n’avez pas de légitimité dans le sport et que votre marque ou activité n’est pas lié directement aux sports. Vous pouvez tenter d’influencer les personnes influentes. En choisissant cette stratégie, il devient possible de faire passer son message à un large public.

Dans le cas où le sport que vous sponsoriser n’est pas ultra médiatisé, ces bases de réflexions sont intéressantes. Pour avoir une approche différente de la simple publicité.