Archives for posts with tag: web2.0

the_endLors d’une récente recherche sur le moteur de recherche américain que tout le monde utilise, ou presque, j’ai constaté le manque de présence de certains sites internet dans ses recherches en question. M’interrogeant aussi sur le manque de référencement des grands sites d’informations dans les résultats de recherche, la réflexion est désormais posée : il y a une évolution majeure dans les sites d’informations. L’information instantanée est désormais privilégiée.

Récemment sur ce blog, j’avais pointé un lien vers un article d’un site. Pour relire cet article, j’ai donc cliqué sur ce lien. Surprise, l’article n’existe plus et je tombe directement sur la page d’accueil du site. Pourtant le lien n’avait qu’un mois. La fin des archives ? Probablement que oui, car désormais il n’y a plus de trace d’antériorité. Même sur certains gros blogs américains. Il faut désormais vivre l’instant et oublier le passé. Soit.

Les sites d’informations privilégient désormais un référencement massif sur leur nom de domaine et ensuite une recherche interne d’articles. Ce qui signifie que Google et autre sont désormais moins pertinents pour une recherche poussée d’un document, d’un article etc…

On échange des liens, on réagit sur l’actualité et ce qui fait l’actualité, mais au profit de la home page. Cette fameuse home page que certains avaient annoncés la fin avec l’ère de Facebook et Twitter. Les sites d’informations travaillent désormais leurs marques par le biais de leur site et donc de la home page. Les réseaux sociaux ne sont que des relais de croissances d’image. D’ailleurs ses sites ne proposent absolument pas de contenus spécifiques aux réseaux sociaux…

L’instantanéité de l’information, obsolète après 24h de présence dans le tuyau médiatique, mélangé avec le branding virtuelle poussé à l’extrême, via un SEO de Home Page unique et sans intérêt pour un moteur de recherche, commence à rendre cette même information sans valeur.

Le jour ou l’information n’aura plus aucun intérêt que la nourriture de notre cerveau, pour discussions sans intérêt entre ami.  Il sera peut-être temps de revoir le modèle non ? Cela commence déjà à être le cas. La télévision recommence à devenir un média d’intérêt aujourd’hui. L’Intenet n’est plus ce qu’il était…

L’influence. Une notion assez obscure qui mélange des formes pour faire croire à un objet de valeur, qui au final n’est pas mesurable. L’influence est trop rapidement confondue à l’affluence. Un héritage de la télévision ou plus un programme est visionné, plus il est influent. Voir le journal tv de TF1 de 20h, qui est à la base de plusieurs articles médias depuis deux ans maintenant. Cette chute d’audience se mesure à une perte d’influence et de sérieux de la première chaine.

Une chose à remarquer est que Facebook et Twitter ne sont pas des outils d’influences. Croire cela est faux, ils sont utilisés comme des agregateurs, une sorte de nouveau flux RSS social par les internautes. Cette notion est d’ailleurs visible. Le principe du retweet est expliqué de la manière suivante : « plus vous avez de followers, plus vous serez retweetés ». Donc plus j’ai de monde, plus j’ai de chance que l’on parle de moi. Je n’appelle pas cela « avoir de l’influence ». Mon site de F1 est lu par toutes les équipes de Formule 1 (Sauf HRT) et une majorité de sponsors, mais aucun ne me suis sur Twitter. Paradoxe donc, pourtant suis-je influents ? Ou pas ?

Ce que je crois est que le site internet n’est pas mort, loin de là. Il est à la base du contenu, que les réseaux sociaux ont besoin. Ses outils, comme Google, ont besoin de contenus pour exister et donc de sites pour grossir. Nous pouvons dire que Google, Facebook et Twitter sont influent, mais en tant qu’outil et non par votre compte personnel.

L’influence tiens compte d’un aspect, selon moi, psychologique et économique. Vous allez plus croire une information dans un support matériel que virtuel. C’est un fait. Donc par effet, vous allez plus croire un site internet d’un support papier qu’un support 100% virtuel, n’ayant aucun modèle économique visible et ne produisant rien. Cette notion aspire aussi la notion de crédibilité.

Autre effet de l’influence, assez négligé je pense, est le temps de présence d’un internaute sur votre site. Est-ce que 3 min de présence en moyenne fait de vous un site influent ? Probablement non, car vous serez considérés comme un site de consommation courante. Toutefois, si l’internaute reste 8 ou 10 min, la donne change réellement. Récemment des questions sur Linkedin, sur sa capacité à retenir plus de 8 min ses internautes, alors que Facebook arrive à 25 min et Twitter 20 min environ, a donné une nouvelle indication. Certain analystes estiment que Linkedin n’est pas réellement influent dans la gestion sociale de nos activités virtuelles. La notion est en place sur cette base du temps de présence.

L’influence commence par petite vague pour terminer en tsunami et non le contraire. De plus, elle est invisible et liée à notre assimilation et aussi nos intérêts. Personnellement, quand je lis qu’un grand journaliste F1 reprend mes chiffres de salaire, pour illustrer un de ses billets. J’estime être un peu influent.

Comme l’an dernier, voici les 5 prédictions autour du sport pour l’année 2011 concernant les médias, sociaux ou normaux.

  • 1 – Généralisation de la 3D. Hollywood ne voit que par cette technologie pour rentabiliser son industrie, le sport sera le prochain terrain d’expérimentation.
  • 2 – Les sites de marques reviendront en force et disposeront de plus d’aspect social.
  • 3 – Une plus grande généralisation des jeux sociaux, sur mobile, Facebook ou internet.
  • 4 – Mobile, réseaux sociaux et IPad feront partie intégrante de la stratégie sportive des clubs, sportifs et ligues.
  • 5 –  Vers un sponsoring des applications, réseau sociaux ou jeux.

Sites d’informations ou divertissements ? La frontière est fine sur les sites d’informations gratuits. Un virage qu’ont récemment pris beaucoup de sites traitant du sujet de la Formule 1.

Soyons sûr qu’un site d’information est basé sur une philosophie de son créateur. Internet a changé depuis quelques temps et la personnalité du fondateur est un des moteurs du site. Une certaine personnalisation, provoquée par Facebook et les réseaux sociaux. Mais, deux dérives majeures sont apparus depuis quelques mois : l’hyper réalité sociale et l’information entertainment.

L’hyper réalité sociale

Depuis quelques mois, en France et un peu dans le monde anglo-saxon,  ce genre médiatique commence à dominer le monde des réseaux sociaux, surtout Facebook. Ces médias ne cherchent pas à comprendre le monde et de le faire découvrir au public, mais à favoriser des passions et  l’irrationalité destiné à fidéliser le public émotionnellement. L’hyper-réalité sociale.

Dans le principe de l’hyper-réalité, avoir l’information en premier et la décryptée ne sert à rien la plupart du temps. Ses médias sont en retard et jouent sur les titres et tendent à créer une réalité parallèle sur les réseaux sociaux. Dans le newsfeed (Facebook) de ses sites, les titres sont provocateurs, les remarques puériles : le principe est de présenter de façon factuel une information articulé sur une ligne « fanatique ».

Rien à voir avec l’information, fini le breaking news, place au DD (dépêche déclaration) qui montre  un format de  présentation  important (texte de  300 mots), mais qui se concentre sur la déclaration comme l’élément de l’information. Sans vérification, car sur le principe, la parole est vraie, pas de besoin de vérifier. J’ai testé la situation sur plusieurs points.

Cette semaine par exemple, j’ai testé le principe est le constat est sans appel : Les articles disposant d’une information limitée à une déclaration d’un acteur de la F1 remporte la mise. Idem sur Facebook, ou le titre résumé factuel de l’information remporte plus de commentaires que les autres. Idem, lorsque j’ai analysé une déclaration d’un pilote (Alonso par exemple), les critiques sont importantes mais l’article réalise un score moyen.

Information entertainment

Fini le temps de la rumeur comme outil « d’information » divertissante. L’ autre arme de destruction massive, la vidéo. Si le résumé d’un événement fonctionne toujours très bien et l’éditorialisation de l’information représentera l’avenir,  le principe de diffusion séquentiel de  l’image autour d’un accident,  en prenant des vidéos postées sur Youtube ou Dailymotion,  est devenu incontournable.

C’est un autre aspect des réseaux sociaux. Voir un accident dans un lecteur vidéo n’est pas une information, c’est un divertissement. Dans cette évolution des sites d’informations, cette dérive est malsaine. Surtout qu’elle ne s’accompagne jamais d’une explication.  Ces vidéos sont d’ailleurs présentées sur la base de mots clés Google,  très efficaces. Mais,  sur les réseaux sociaux, elles sont présentés de manière racoleuse afin d’être diffusés un maximum dans la plate-forme.

Ici encore, l’image est sérieuse et réelle, mais son traitement et sa présentation l’est beaucoup moins. Chacun son avis sur la question, mais lorsque la pensée unique estime que la Formule 1 n’est pas un sport mais un divertissement. Le problème est là.

Tant que ce type de site existera et progressera sur internet, la Formule 1 sera décadente. L’internaute décidera le moment venu que ses messages sont dépourvus de sens et d’intérêts. Il y a déjà eu des exemples de cette dérive aux USA et tous les médias ont finalement périclité à un moment ou un autre.

En attendant les internautes français (jeune surtout) sont plongés dans l’ignorance et l’excitation fanatique qui les passera un jour. Seule alternative : des médias indépendants et actifs et  se basant sur une information rationnelle,  qui pourront remédier à cette crise sur internet.

la-mort

C’est la fin des haricots, terminée votre ancienne vie d’avant du moyen âge ! Après la mort du PC de salon, le Web, annoncé il y a 10 ans comme l’avenir de l’humanité, une nouvelle économie qui supplantera l’ancienne, est annoncé comme mort. Au-delà de la prophétie de Jean Michel Jarre qui laisse à sourire, c’est plutôt le patron de Wired, Chris Anderson qui l’avait annoncé il y a 15 jours. Cela me rappelle Michael Arrington qui annonçait la mort du WEB 2.0 il y a quelques temps. Etonnant.

Etonnant de voir comment ses personnages scient la branche sur laquelle ils sont bien posés depuis des années. Techcrunch a fait sa réputation sur Youtube et Facebook et a bien été heureux de disposer des documents de Twitter durant l’été 2009 pour faire rebondir son audience face à Mashable de plus en plus visité. Idem pour Wired qui est une bible pour les geek du web anglophone. La réaction d’Anderson provient d’un phénomène simple : l’audience de son site provient pour majorité d’une application IPad que sur le net. Mais après étude, le cas de Wired est unique pour le moment. Une exception donc.

Mais hier, la rubrique nécrolo-technologique a eu un nouvel arrivant : le numéro de téléphone. Les start-up de téléphonie estiment que c’est la fin du numéro à 10 chiffres comme nous le connaissons et que Facebook deviendra le prochain opérateur de téléphonie sur internet. Skype a tenté, Google tente l’aventure, mais entre le monde des geek avide de changement et d’innovation et les « autres ». Il y a un monde.

Web Zéro

Pour l’exemple, je donnerais un chiffre pour résumer la situation : deux millions de Minitel encore en activité en France. Une contradiction dans le pays ou Internet est très actif. Ce qui signifie aussi que le changement n’est pas une fin en soi. La plupart de ses terminaux « by France Telecom » ont été diffusés gratuitement et la question est simple : pourquoi payer 30 euros par mois pour un service qui est gratuit sur minitel ? Une logique qui nous dépasse, car les possibilités d’internet sont incroyables (en bien et en mal) mais de là à rester conservateur sur cet argument très « Web Zéro »…

Reste une question

Toutefois, après l’annonce de tous ses futurs morts, une question me vient à l’esprit : si le web est mort, que le PC de Salon est mort, tout comme le numéro de téléphone. Comment je fais pour recevoir des appels chez moi ? Sur mon prochain IPad ? Sur mon Smartphone ? Désolé mais j’ai déjà un téléphone portable. Alors,  on annonce déjà la fin du téléphone portable ! Ridicule.

Le monde ne suffit pas

Là est le problème, car allez dire « à monsieur tout le monde » que son PC de salon n’est plus dans le coup et qu’il faut acheter une tablette à la pomme. Que son téléphone c’est tout pourri et qu’il faut avoir une application Skype ou autre, ou bien même que son téléphone portable, merveille de technologie nomade de ses dix dernières années, est déjà obsolète. IL ne vous comprendra pas vraiment. Ce qui est normal après tout. La technologie va plus vite que les consciences.Donc n’allons pas enterrer trop vite ce Web que beaucoup de monde découvre depuis quelques années pour un autre monde merveilleux mais inconnu ou l’application va fleurir sur son écran de télévision ou sur sa tablette A4. Le temps viendra pour cela. Mais pas tout de suite.