Twitter, un nouveau digg like…

Selon moi, Twitter est devenu le nouveau DIGG. Souvenir du premier aggrégateur humain d’information il y a 5 ans maintenant, visité par plus de 20 millions de personne par mois, mais qui ne génère que 10 millions de dollars de chiffre d’affaire environ. La force de DIGG était sa communauté et son pouvoir de choisir les unes via le système du vote. Mais fondamentalement le système reste le partage de liens.

Lorsque j’ai crée Newziggf1.com, premier Digg-Like sur la Formule 1 fin 2007, avec Norbert Billaud, l’idée était de faire participer les gens. Mais après quelques jours, le constat était clair : les gens sont habitués à être passif, et donc l’idée d’utiliser la technologie RSS,  pour alimenter le site,  était devenue comme une évidence. Une belle leçon pour Twitter.

L’an dernier, je voyais Twitter comme un gigantesque tabloïd, avec des anonymes, des célébrités, du sport etc… aujourd’hui, l’évolution du service me fait penser que le micro-blog évoluera comme DIGG. Un phénomène qui durera encore 2 ans environ et qui se tassera. Dépassé par une autre technologie. Cela a été le cas de DIGG avec l’émergence de Twitter.

Le principe :

  • DIGG : diffuser et partager des liens d’articles d’ailleurs vers une communauté ouverte ou non.
  • Twitter : diffuser et partager des données d’ailleurs ou personnels vers une communauté ouverte ou non.

Les utilisateurs de Twitter ont fait évoluer le service comme un digg-like moderne. L’essentiel du contenu reste le lien après un bref commentaire.

Retweet ou vote ?

Lorsque Twitter a introduit le retweet, l’analogie du vote de Digg était clair. L’évolution est notable, l’internaute ne donne plus son avis sur l’information de manière plus ou moins anonyme, il s’investit, prend partie de l’information qu’il diffuse avec le retweet. Une manière d’afficher ses opinions en partageant  une information dont il est d’accord à travers le service.

Beaucoup de spécialistes, analysent le retweet comme le futur Page Rank, mais cela ne reste qu’un outil de popularité, loin de la pertinence. Sauf que l’abondance ne signifie pas qualité dans bien des cas.

Un tassement à venir

Déjà les premiers frémissements sur Twitter se font sentir. La moindre stagnation de l’audience sur service fait l’objet d’un article dans un blog ou un site.  Pire,  selon une étude récente, 50% du contenu de Twitter serait des liens vers des sites d’informations traditionnels, 40% vers des gros blogs technos, et seulement 10% d’histoires en 140 caractères ou avec un lien. Finalement l’aspect d’expression et social mue vers 90% de diffusion de liens. Au point que Twitter risque d’évoluer comme un outil de lecture personnalisé. De plus, comme souvent, les premiers utilisateurs du service vont partir devant cette évolution passive du site et une page se tournera. D’autant plus que Twitter tue progressivement son écosystème qui  le faisait vivre depuis 2008.

Mon utilisation de Twitter

Je dispose de trois comptes (+F1Feeds), répartie en trois types d’utilisations : @TomorrowNewsF1 et @TomorrowSportMarks ont en automatique via Tweetfeed. Tandis que@F1Feeds diffuse l’information de manière classique en 140 signes. Enfin mon compte personnel (que vous pouvez voir sur le coté du blog) est à jour le plus souvent que je le peux. Mais sous forme de partage d’information. Une évolution logique après plusieurs expérimentations…

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